28 janv. 2015

LA STAN SMITH VERSUS LA ARTHUR ASHE

Crédit Brain Magazine : scène de la vie quotidienne à Paris...


C'était la semaine dernière, je voulais rebondir sur l'article de Mathilde Toulot aka Dr Shooooes qui se penchait sur le cas de la Stan Smith d'Adidas et puis une infection m'a prise par surprise et me soigner est devenu plus important que des histoires de baskets. Pfffff, on a de ces priorités parfois. 


Mais j'y reviens car je partage tout à fait son point de vue concernant l'entourloupe marketing d'Adidas qui, on doit bien le reconnaître, à parfaitement fonctionner à repositionner ce modèle en accessoire de mode incontournable.

Ayant la liberté de ne pas adhérer à cette tendance de masse, je resterai sur le souvenir de ma dernière paire de Stan Smith, revisitée par Fafi et dégottée en soldes dans une boutique de Toulouse en juillet 2010. Je les ai tellement portées qu'elles sont effectivement de l'ordre du souvenir...

Quelle alternative me direz-vous ? Si je vous disais Le Coq Sportif et son modèle Arthur Ashe, tout aussi emblématique. Déjà, de ces deux joueurs de tennis américains qui ont donné leur nom à un modèle de chaussures de sport et qui ont usé les leurs sur le circuit ATP dans les années 70, je ne me souviens que d'Arthur Ashe. Stan Smith, il a fallu que j'aille voir sa tête sur Wikipedia. Et pourtant dans ces années là, on m'avait déjà mis une raquette de tennis entre les mains, j'avais des entrainements et mes loisirs tournaient autour de ce sport.


On ne va pas se leurrer, là aussi nous avons affaire au même type d'opé marketing pour repositionner la Arthur Ashe sur le terrain de la mode.

Mais bon, déjà ça me plait que Le Coq Sportif ait décidé de fabriquer cette version Arthur Ashe Full White en édition limitée (136 paires), à Romans-sur-Isère. Je milite assez pour la fabrication française et le maintient d'une production locale. Faut être logique avec soi-même. Et il en aura fallu des décennies à cette entreprise française, rachetée en 1974 par - tiens donc Adidas - pour redevenir française, reproduire localement (pas tout quand même) et revenir sur le devant de la scène.


Le premier modèle a été conçu par Arthur Ashe en 1964 et a trouvé sa forme définitive au début des années 80. Au milieu des années 80, ce type de chaussures de sport, fin et plutôt élégant, se voit supplanté par la tendance "running" et les designs colorés, voire bariolés. Direction les archives de la marque dont il ne sortira qu'au début des années 2010.

Côté Stan Smith, c'est en 1974 que le joueur signe son contrat avec Adidas. Et son nom éclipse celui du joueur de tennis français Robert Haillet qui avait conçu le modèle en 1963 et qui depuis est tombé dans l'oubli. Faut avouer que "j'adore tes Stan Smith" sonne mieux que "tes Robert Haillet". Mais ça en fait des liens dites donc dans cette histoire entre ces deux modèles.




Autre version, celle de la collaboration avec Colette, hyper chic et en édition ultra limitée (55 paires). Ça donne peu de chances de se retrouver pied à pied avec la même paire.

Si vous n'avez pas 220 boules à lâcher dans ces éditions limitées "made in France", ce que je comprends parfaitement mais la fabrication française a un coût, pas de panique, on trouve un peu partout des Arthur Ashe en soldes, à commencer sur le site du Coq Sportif.

Je me suis amusée à taper "Stan Smith" et "Arthur Ashe" sur Google. Si pour le premier, ce qui apparait dans les 3 premières pages (je n'ai pas été plus loin parce que je n'ai pas que ça à faire) ce sont les pompes. Pour ce qui est d'Arthur Ashe, c'est encore le tennisman qui apparait (et la collab avec Colette en 3ème page). Rendez-vous dans quelques temps pour voir si la tendance s'inverse...

Ces éditions limitées sont en vente chez Colette et dans une sélection de boutiques en France et à l'international. A vous de trouver, ça fait partie du jeu !

Tschüss les ami(es).

Suivez-moi sur Facebook, sur Instagram, sur Twitter.

22 janv. 2015

EXPO FASHION STADIUM AU WHO'S NEXT / PREMIERE CLASSE

C'est reparti pour les salons de prêt-à-porter et d'accessoires et cette période un peu schizo où pendant que l'on lorgne sur les soldes, la presse prépare ses sujets sur les tendances P/E 15 et les marques et créateurs présentent leur prochaine collection A/H 15-16 aux acheteurs...

Je n'ai pas l'intention de courir les différents salons mais plutôt de faire escale au Who's Next qui fête avec Première Classe ses 20 ans à la porte de Versailles. Pourquoi le Who's Next ? Parce que j'ai des amis qui y présentent leur collection, d'autres qui travaillent à l'organisation et qu'avec 1600 exposants, il y a déjà de quoi faire. Sans parler des conférences, forums de tendances, expositions et autres surprises concoctées pour ces 20 ans !


Donc parlons expo.

Difficile d'échapper depuis quelques saisons à l'alliance entre les codes issus du sport et la mode. Un néo sportswear est né qui répond aux exigences de nos modes de vie citadins. Après l'exposition La Main dans le Sac, Who's Next et Première Classe ont renouvelé leur partenariat avec La Fédération Française de la Maroquinerie et nous propose un nouveau projet collaboratif, le bien nommé "Fashion Stadium".

Huit créateurs de mode et un maroquinier ont eu carte blanche pour réinterpréter les codes du sport et explorer les perspectives créatives de la culture néo sportswear, en binôme avec une sélection d'ateliers et de grands noms de la maroquinerie française. Le résultat, au vu des visuels suivants, prouve une fois encore que l’expertise et les compétences de la fabrication française de maroquinerie sont à même de répondre aux attentes et exigences plurielles du marché. Et c'est toujours bon de le rappeler.

A travers ces huit créateurs, les différents univers du salon sont représentés : MONTAGUT, NATHALIE CHAIZE et PRET-POUR PARTIR pour le prêt-à-porter, MAURICE MANUFACTURE et PAIRS IN PARIS pour la chaussure, JULIE DUBOIS pour le chapeau, ARISTIDE pour le gant, EMMANUELLE KHANH PARIS pour les lunettes, associés aux ateliers et maroquiniers suivants : ANGELLES BY INDUSTRIES DU CUIR, ATELIER JULIEN H, CREATIONS PERRIN, GROOM, KAEM, LAURIGE, LE TANNEUR, MAROQUINERIE BARRETEAU, MANUFACTURE DES RIGOLES.

Petit tour d'horizon avec sept des neuf projets.

Manufacture des Rigoles x Les Bécanes d'Antoine

Manufacture des Rigoles, en partenariat avec Les Bécanes d'Antoine, propose d’élégants cartables que les cyclistes urbains en quête d'accessoires originaux et raffinés pourront fixer sur le cadre ou le porte-bagage de leur vélo. Pratique et malin !

Aristide x Le Tanneur

La jeune maison de gant Aristide s’est quant à elle prêtée au jeu de la maroquinerie, en réinterprétant les codes du sac de sport via une belle association de cuir et PVC translucide, en collaboration avec La Maison Le Tanneur.

Emmanuelle Khahn Paris x Angelles by Industries du Cuir
Emmanuelle Khanh Paris a imaginé un micro sac "de taille" destiné à être porté à la taille ou sur les hanches pour une allure élégante et un brin décalée. Fabriqué par Angelles by Industries du Cuir, il est en cuir de buffle et je le trouve tout à fait à mon goût. 

Nathalie Chaize x Kaem

Voici le sac Coco par la créatrice de prêt-à-porter Nathalie Chaize. On le porte en bandoulière pour faire du shopping, pour marcher vite voire courir, pour faire du vélo. Avec ces détails fonctionnels, il offre une liberté de mouvements parfaitement adaptée à la vie urbaine. Et c'est La Maison Kaem qui a donné vie à ce projet.

Maurice Manufacture x Maroquinerie Barreteau

Vue de dos, la banane revisitée par le chausseur Maurice Manufacture et Maroquinerie Barreteau. Les inspirations de ce projet sont le monde du Fixie et le savoir-faire spécifique du mocassin lacé main spécifique à Maurice Manufacture. Je suis assez curieuse de voir de près cette banane et la sacoche développées pour Fashion Stadium et notamment les matières, cuir à poil et finition specchio

Montagut x Groom

Spécialiste de la maille fine, La Maison Montagut a imaginé, en collaboration avec La Maison Groom, ce cabas aux lignes pures et élégantes. Là aussi, je suis curieuse de voir de plus près la matière. Cuir perforé et fil lumière, effet de maille brillante et colorée que l'on a envie de toucher. 

Julie Dubois x Atelier Julien H

Après toutes ces propositions de sacs, place au couvre-chef avec cette chouette et ingénieuse réinterprétation de la visière et la casquette de base-ball proposée par la créatrice de chapeaux Julie Dubois. Sur une visière en cuir conçue avec Atelier Julien H et faite d'une seule pièce de cuir moulée, s'adapte, selon le temps et les saisons, une calotte en coton ou bien en feutre. Il n'y avait pas encore de visuels à disposition, donc la suite après salon !

Il me restera à découvrir les collaborations entre Pairs in Paris et La Maison Laurige et Prêt Pour Partir et Créations Perrin. C'est bon aussi de se ménager des surprises.

Réalisée avec le soutien de CTC (Comité Professionnel de Développement Economique Cuir Chaussure Maroquinerie Ganterie), cette exposition "Fashion Stadium" est une belle manière de promouvoir la filière cuir française. Et pourquoi pas de voir un jour commercialisé ce qui n'est encore qu'un projet collaboratif. 

Pour tout ceux qui emprunteront le chemin de la Porte de Versailles à partir de vendredi, rendez-vous  donc à l'espace maroquinerie du Hall 7.1.

Suivez-moi sur Facebook, sur Instagram, sur Twitter.

20 janv. 2015

SOLDES ET SELECTION SHOES : PART 2 MASCULIN/FEMININ

Sans avoir une collection de dingue (enfin par rapport à certaines), mes placards regorgent quand même de boites et de paires de chaussures. Certaines sont réellement des chaussures de collection et d'autres sont en passe de le devenir car il m'est difficile à présent de les porter. Mais en même temps, je n'arrive pas à m'en séparer. Bref.

Et puis il y celles qui manquent à l'appel. Des marques dont j'admire le savoir-faire, un modèle de créateur que j'aime depuis ses débuts... Je ne vais pas en faire le listing là maintenant. Mais j'aimerais un jour avoir une paire de Sartore, voilà. Ou les bottines Lily de Philippe Zorzetto.

Des lignes indémodables, des matières nobles, des détails subtils qui font toute la différence, le soin apporté à la fabrication, des histoires de famille, un esprit masculin / féminin et dandy... tout ce que j'aime. 

Sartore - Collection Sixties Couture
Sartore - Collection New Biker
Sartore - Collection Classic

Avec ce modèle à droite pourrait s'achever ma quête de la bottine sangle en cuir. Si tous les modèles ne sont pas disponibles sur l'e-shop, il y a les corners des Galeries Lafayette et du Bon Marché, ainsi que la boutique Sartore.

Boutique : 3 rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris.

Bottines Lily - Philippe Zorzetto

Ces Lily de Philippe Zorzetto m'avaient déjà tapées dans l'oeil en mai 2009, lorsque j'avais rencontré ce créateur dans sa boutique du Marais. Elles sont depuis devenues un classique de la marque, comme quoi mon oeil n'est pas si mauvais. Il y a aussi le modèle Kate en python... Ce modèle de bottines est unisexe, comme d'autres d'ailleurs, que vous pouvez découvrir sur l'e-store ou en boutiques.

Boutique Marais : 106 rue Vieille du Temple 75003 Paris.

Atelier-Boutique Saint Honoré : 257 rue Saint-Honoré 75001 Paris.

Modèle Lars - Pete Sorensen

De l'unisexe passons à la marque de souliers qui serait mienne si j'étais un homme, j'ai nommé Pete Sorensen. Dire que je suis fan est presque un euphémisme et il faudra que j'y revienne un jour plus longuement ! 

Modèle Phantom - Pete Sorensen

Modèle Detroit - Pete Sorensen

Elles sont belles, élégantes. J'aime le traitement des cuirs et des formes. Il s'en dégage tout un tas d'histoires, faites de références musicales, cinématographiques, photographiques ou littéraires. J'imagine sans peine les silhouettes et dégaines. En un mot, j'adore. 

Cliquez sur le lien de l'e-shop ou rendez vous au showroom qui est exceptionnellement ouvert les lundis pendant les soldes de 12h à 17h.

Showroom Pete Sorensen : 5 rue de Charonne 75011 Paris (cours J. Viguès).

Suivez-moi sur Facebook, sur Instagram, sur Twitter.

19 janv. 2015

SOLDES ET SELECTION SHOES : PART 1

Dans le grand bazar qu'est devenu le commerce, avec les promotions, ventes dites "privées", soldes flottants and co, on peut se demander si cette longue période de soldes rime encore à quelque chose... Mais cela reste quand même le moment de s'offrir des pièces et accessoires de créateurs. 

C'est d'ailleurs en général les seuls achats que je fais en soldes, avec les sous-vêtements. Et pour ne pas déroger à l'esprit de ce blog, cette première sélection féminine porte essentiellement sur des créateurs et chausseurs que j'affectionne particulièrement. 

Escarpin Belle, bottine noire Enoch, bottine bleue Ernest - Gordana Dimitrijevic

Comme je suis une fille fidèle - genre quand je suis bien dans une paire de pompes, je suis capable de racheter la même paire - je commence donc par la créatrice Gordana Dimitrijevic. Je porte toujours et avec tout mes Angel boots et s'il me fallait les remplacer, et bien les modèles Enoch et Ernest feraient parfaitement l'affaire. Ces bottines sont des chaussons ! 

Richelieu Edy glitter - Gordana Dimitrijevic

Ou encore pour être dès maintenant dans la tendance "Look Sharp" décryptée par le Docteur Shoooooes, ce richelieu Edy (existe aussi en noir pour celles qui ne sont pas adèptes du glitter). Disponible sur l'e-shop et en boutique.

Boutique : 76 rue de Seine 75006 Paris.


C'est aussi le moment de pousser la porte de celle du créateur Fred Marzo pour enfin faire partie du club de celles qui arborent fièrement sa signature, la ligne rouge couture.

Boutique : 11 rue de Thorigny 75003 Paris.

Escarpin Titine - Fred Marzo

Et de faire entrer dans votre dressing son incontournable escarpin Titine fabriqué en France comme toute la collection.

Collection A/H 14-15 Thomas Lieuvin

J'ai déjà dit tout le bien que je pensais de Thomas Lieuvin. Perso, j'attends la collection P/E 15 pour ses modèles de sandales plates mais il y a des merveilles dans sa collection A/H 14-15.

Collection Apologie Paris - crédit photo : Martin Vallin

Si j'étais vous, j'irais aussi faire un tour chez Apologie Paris.


Ou chez la créatrice Sandie Jancovek. Souvenez-vous de mes mocassins Ninou.

Boutique : 77 rue du Cherche Midi 75006 Paris.

Bottines Guerin -  Annabel Winship

Les soldes c'est aussi l'occasion de s'offrir des modèles qu'on n'oserait pas forcement acheter en temps normal. De ceux dont on se dit, j'adore ces étoiles rouges qui en jettent mais je ne vais pas porter ça tout les jours. C'est faux, vous le pouvez si vous le voulez !

J'ai toujours aimé la ligne Twilight d'Annabel Winship mais vous trouverez plus sage sur son site et en boutique si le rouge et les étoiles vous font peur.

Boutique : 29 rue du Dragon 75006 Paris.

Bottine Nancy - Amélie Pichard

Et pourquoi pas aussi cette bottine Nancy d'Amélie Pichard ? Made for walking et un brin dancing queen ! 



Plus classiques dans ses formes mais avec des détails qui font mouchent, vous devriez trouvez chaussures à votre pied chez Ellips ou dans sa ligne Bichette by Ellips aux prix forts intéressants.

Boutique : Ellips Chaussures - 4 rue Malher 75004 Paris

Escarpins - Atelier Mercadal Vintage

Lancée il y a déjà quatre ans, par Inès Olympe Mercadal, cette ligne d'escarpins, qui reprend un modèle iconique des années 80 de son grand-père, est ma foi toujours d'actualité. N'hésitez pas non plus à jeter un coup d'oeil au reste de la collection Atelier Mercadal, le mieux si vous le pouvez étant de vous rendre dans la boutique.

Boutique : 4 rue du Cherche Midi 75006 Paris.

J'ai regardé par-ci par-là si ne trouvais pas cette paire d'escarpin coup de coeur, les Oh Roy! de Pierre Hardy. Je n'ai pas poussé l'investigation trop loin car je pourrais craquer et me retrouver à manger des pâtes tout le mois de février. Sur ce bon shopping !!!

Suivez-moi sur Facebook, sur Instagram, sur Twitter.

14 janv. 2015

AUX ARMES, DE LA PENSEE, DU DOUTE ET DU RIRE !

On ne peut la voir, on ne peut la sentir, 
On ne peut l'entendre, on ne peut la respirer. 
Elle s'étend derrière les étoiles et sous les collines, 
Elle remplit les trous vides. 
Elle vient d'abord et suit après. 
Elle termine la vie, tue le rire. 

 L'OBSCURITE.

(J.R.R Tolkien, The Hobbit)

Une du quotidien belge Le Soir par Kroll

Une semaine s'est écoulée sans retour en arrière possible. La colère, la rage, la tristesse, l'émotion face aux manifestations de soutien dans le monde, les heures passées à lire, à écouter, à partager, à commenter. Le besoin de silence aussi pour réfléchir. 

Je ne vais pas vous faire de grands discours mais partager des liens avec des articles ou vidéos qui ont parfaitement exprimés et développés ce que j'ai pu penser confusément ces derniers jours. Et qui permettent d'éviter confusions et amalgames. Et puis après promis, on reviendra à des choses plus futiles, plus légères. 

Sur les questions de la religion, notamment musulmane, sur ce mot de "communautés" employé à tout va, sur la liberté d'expression et le combat dans lequel nous sommes engagé maintenant, je vous conseille de lire les articles de ces philosophes et chercheurs : 

Je pense donc #jesuisCharlie de François de Smet.

La peur d'une communauté qui n'existe pas d'Olivier Roy.

La lettre ouverte au monde musulman d'Abdennour Bidar.

Cette interview de Boris Cyrulnik.

Et ce texte de Kery James qui a tout a fait raison en disant "qu'il ne suffit même pas de vouloir vivre ensemble pour y arriver, il faut être déterminer pour y parvenir."

Parce que mon Capitaine a des enfants adolescents, parce que je connais des enseignants qui se demandaient comment ils allaient en parler à leurs élèves, je vous invite à lire ce très beau texte d'une enseignante en Seine Saint-Denis, en colère et blessée que les élèves du 93 aient été pointés du doigt dans certains journaux au lendemain des attentats. Et surtout comment elle a su dialoguer avec eux.


Le dessin de Plantu en Une du Monde qui reprend celle de Charlie Hebdo. Décrypter, continuer à rire et à rêver. Plantu, qui a fondé en 2006, l'association Cartooning for Peace qui réunit des dessinateurs du monde entier pour "désapprendre l'intolérance" et qui organise des rencontres, des conférences, des expositions et intervient dans les écoles, pour là encore favoriser les échanges autour de la liberté d'expression et le dialogue.

Comme Marie, cette enseignante dans le 93, j'ai eu la chance de grandir au milieu des livres, des bandes dessinées, dans un milieu familial où la culture tenait une place importante. Le rire et la discussion aussi. On était libre de piocher dans les bibliothèques, on nous emmenait voir des expos, des films. Cette ouverture au monde à travers la culture a stimulé mon intelligence, a enrichi mes réflexions, a répondu à des questions et des doutes. C'est grâce à cet environnement que je me suis forgée, c'est ainsi que je me suis ouverte et que je continue à m'ouvrir à d'autres cultures, d'autres pensées.

C'est aussi pour cela que la mort des ces dessinateurs et journalistes m'a autant bouleversée. Je suis infiniment reconnaissante à tous les artistes, penseurs, chercheurs, enseignants dont les oeuvres, actes et pensées ont pour seul objectif de nous éveiller, voire de nous réveiller, de nous bousculer dans nos certitudes et de nous faire rêver aussi à un monde meilleur, possible...

Je ne saurais dire mieux que François de Smet dans la conclusion de son article : "Cette guerre, nous ne la gagnerons pas avec les armes des terroristes. Nous la gagnerons avec celles de leurs victimes : des stylos pour dessiner ou pour écrire, des écoles pour forcer le mélange des origines et des idées, des journaux et des livres pour défendre ce libre marché des idées qui est notre dernière certitude."

Au vu de tous les dessins, du monde entier, de dessinateurs de presse ou d'inconnus, qui ont été publiés sur les sites des journaux et les réseaux sociaux, je me sens moins seule et j'ai bon espoir en ce combat contre l'obscurité et l'ignorance. Mon soutien sera indéfectible tant que je serais libre de penser, de douter et de rire. Et de grosses conneries parfois !


Suivez-moi sur Facebook, sur Instagram, sur Twitter.

8 janv. 2015

NOUS SOMMES CHARLIE

Hier j'avais prévu de rédiger une carte de voeux, de préparer un billet sur les soldes en rentrant du marché, sous le soleil et le ciel sans nuages de Gap. Et puis les premières infos sur mon fil d'actualité Facebook sont apparues, et tout a semblé si dérisoire. J'était là, sidérée face à mon écran, actualisant sans fin les infos... 12 morts et les noms sont apparus et la tristesse et le froid m'ont submergés.

Jean Julien

Nous sommes tous Charlie. Nous sommes atteint en plein coeur mais nous sommes vivants et pour eux, pour nous, on va continuer de rire, d'écrire, de dessiner. Ce sont nos armes contre la barbarie, l'ignorance, la connerie, la terreur dans laquelle ils voudraient nous faire vivre.


Pour ne jamais oublier leur nom. Pour ces familles meurtries dans leur chair. Pour notre innocence perdue. 


Deux générations de dessinateurs ont été assassinée. J'ai grandi avec l'une, j'ai découvert et aimé les autres en lisant Charlie Hebdo, pas régulièrement, parfois juste parce que ces unes accrochaient le regard. Ou parce qu'elles provoquaient une polémique. Mais c'était rassurant de savoir qu'ils étaient là, que l'on pouvait publier ça. 

Comment peut-on être aussi cons et obtus pour ne pas comprendre que ces artistes du trait étaient avant tout des humanistes. Des hommes dont l'intelligence, l'empathie, la joie de vivre étaient des remparts contre la bêtise humaine, quelque qu'elle soit. Des vigies menacées qui continuaient toute les semaines à nous faire rire, à nous interpeller, à nous mettre en garde. Qui aurait pu penser que des hommes seraient déterminés à les faire taire par des balles. 


Hier soir, on s'est rassemblé à Gap comme partout en France. On ne pouvait pas rester seul. On a été boire un verre, on a parlé d'autres choses, on a dit des conneries et ri pour ne pas pleurer. 


Je pense aussi aux musulmans, en France et ailleurs dans le monde, qui sont tout autant visés par ces mercenaires dévoyés. Et qui pour certains vivent au quotidien dans la terreur instaurée par des groupes d'hommes armés qui se réclament de dieu...

A nos crayons, nos mots pour que jamais ne disparaisse la liberté de dire, de rire, de vivre en paix !

Suivez-moi sur Facebook, sur Instagram, sur Twitter.

2 janv. 2015

HAPPY NEW YEAR!!!

Ça y est, je ne suis pas fâchée de démarrer une nouvelle année. De laisser dernière moi les moments difficiles de l'année précédente, d'en conserver le meilleur et de le faire fructifier. Il va y avoir du changement aussi, forcement. Mais pas de résolutions car à quoi bon se coller des obligations. 

Quelques soient vos voeux et rêves pour cette nouvelle année, je vous souhaite de les accomplir. 


Je ne vais pas vous raconter ma vie mais pour ceux qui me suivent, il ne vous aura pas échapper que depuis plus de trois ans, je suis un peu nomade. Je me suis partagée entre trois maisons sans y perdre la raison, ce qui est plutôt pas mal. Mais la fatigue des déplacements aidant, j'aspire à ce que 2015 soit plus calme. Ce changement de vie modifiera forcement la teneur de ce blog. Je ne sais pas encore quelle forme cela prendra mais il sera aussi forcement question de ma vie à Gap.

Mon rapport à la mode a aussi évolué. Je pourrais reprendre à mon compte le titre de cet article - La mode ne m'excite plus... - tant il est vrai que le rythme des collections, les tendances qui n'en sont plus, ces infos que l'on retrouve partout, au même moment, ont provoqué en moi une certaine lassitude. Le drame du Raza Plana, les mobilisations et légitimes revendications des ouvriers du textile au Bangladesh, au Cambodge, au Vietnam et ailleurs, ont aussi fait évoluer mon mode de consommation. 

Mon intérêt pour la création et le design est toujours là et je continuerai à m'en faire l'écho, mais avec une nette tendance à valoriser les projets qui portent en eux une réflexion sur l'écologie, le développement durable, le recyclage et qui offrent de nouvelles perspectives et la possibilité de consommer différemment.

L'art faisant aussi partie de ma vie, il sera aussi sans doute question d'expositions, de lectures ou de films. 


Une de mes soupapes, entre deux allers et retours, a été de m'occuper du potager familial avec mon Capitaine. Labourer, semer, planter, désherber, voir fleurir puis pousser les fruits et les légumes, les récolter, les cuisiner et les conserver. C'est une activité dont je ne me lasse pas et qui, mis à part le plaisir de déguster ce qu'on a planté et semé, permet de décompresser, de faire le vide tout en procurant une saine fatigue. 

Il en sera peut-être question ici aussi... Vivement le printemps ! 

Je vais encore profiter de ces quelques jours de vacances avant de m'y remettre vraiment. Je vais aussi continuer à vous souhaiter avec des fleurs une belle journée sur mon compte Instagram. J'y ai pris goût et cela me met de bonne humeur le matin !

Très belle et heureuse année 2015 !!! A très vite et bon week-end !

Suivez-moi sur Facebook, sur Instagram, sur Twitter.

24 déc. 2014

JOYEUX NOËL ET BELLES FÊTES DE FIN D'ANNEE !


Pas de bilan de fin d'année, enfin pas tout de suite. Place aux vacances et à Noël. Pour le reste, on verra plus tard... 

La seule chose que je peux dire, c'est que 2014 a été une année de transition et que 2015 devrait apporter pas mal de changements et certainement ici aussi.

En attendant, je vous souhaite, à vous qui me faites le plaisir de me lire de temps en temps, de très belles fêtes de fin d'année. De beaux et bons moments en famille, du plaisir et faire plaisir, de bons repas, puis du repos ! Les vacances sont faites pour ça.

A très bientôt, des bises !!! 

Suivez-moi sur Facebook, sur Instagram, sur Twitter.

19 déc. 2014

SHOPPING DE NOEL: DERNIERES IDEES CADEAUX


Comme vous le savez, j'aime les chaussette et tout autant en offrir. Cette année, j'ai opté pour celles de la collection Fil rêve de Chaussettes de la créatrice brésilienne Marcia de Carvalho, dont je suis le travail de recyclage des chaussettes orphelines depuis un bon moment. Made in France avec 50% de laine et 50% de chaussettes recyclées, elles sont douces et chaudes et ont ce côté chaussettes de montagne qui sied parfaitement au lieu où je me trouve, même si la neige se fait attendre...


Néanmoins, je suis aussi adepte de la collection de chaussettes Pas Chassé. C'est pourquoi je ne peux que mentionner cette vente, en collaboration avec la très jolie marque de lingerie Ysé, pendant laquelle vous pourrez faire broder vos chaussettes ou celles que vous offrirez par Agathe de Cheeky Boom

L'atelier broderie aura lieu samedi 20 et dimanche 21 de 14h à 19h, au 123 rue Vieille du Temple 75003 Paris.


Je ne sais pas si la tradition des souliers devant le sapin perdure (j'aimais cela quand j'étais petite). Néanmoins, il y a fort à parier que vous n'allez pas porter des charentaises pendant le réveillon. Si celui de Noël est peu enclin à la danse, celui du jour de l'An peut l'être. C'est pourquoi je vous conseille vivement d'acquérir et d'offrir des semelles Red Carpet Paris.

De fabrication française, elles sont idéales pour chouchouter les pieds pendant ces festivités. Les packs Spécial Fêtes vous offrent le nécessaire à des prix sympas. Il ne vous reste que quelques jours pour les commander...

Et comme la personnalisation d'un cadeau apporte un supplément d'attention particulière, voici deux évènements qui auront lieu à l'espace Homme du Bon Marché ce week-end.

Crédit photo Maison Boinet

Je vous ai déjà parlé du travail de dorure à l'or fin de Lucie Monin. Ce dimanche 21, elle sera donc au Bon Marché, à l'espace Homme, pour personnaliser en direct des produits de la Maison Boinet. S'il vous reste des cadeaux à faire pour la gente masculine de votre famille, vous savez où aller. 

Nicolas Ouchenir pour LE GRAMME
Mais si vous préférez opter pour un bijou, le calligraphe parisien Nicolas Ouchenir troquera ce week-end plumes et encrier pour graver les rubans d'argent Le Gramme, dont j'aime l'élégante finesse et la sobriété. Un mot, une date, des initiales... ou le plaisir d'une pièce unique.

Samedi 20 et dimanche 21 décembre
11h/13h - 15h/18h

Espace Homme - Niveau -1
Le Bon Marché
24 rue de Sèvres 75007 Paris

Bon shopping et bon week-end !

Suivez-moi sur Facebook, sur Instagram, sur Twitter.