19 févr. 2008

Charles Jourdan : Suite du Feuilleton

Comme annoncé, Hervé Novelli, secrétaire d'état aux entreprises, s'est mobilisé pour trouver des solutions industrielles suite à la liquidation de Charles Jourdan. Six projets de reprise ont déjà été déposés auprès du tribunal de commerce mais ce n'est pas gagné. Premièrement parce que la marque est toujours détenue par un holding dont les actifs sont sous main de la justice suisse. L'instruction est en cours mais est loin d'être terminée. Deuxièmement, le liquidateur judiciaire a annoncé la couleur, en déclarant que le choix du juge Lionel Faure dépendrait du montant proposé par les repreneurs pour racheter les actifs de la société et non des projets industriels et sociaux. Verdict le 29 février.

Ce qui me surprend toujours lorsque je lis des articles sur l'industrie de la chaussure de luxe, c'est la sempiternelle rengaine du "savoir-faire et de la qualité française". Si tel était le cas, les maisons de luxe françaises n'auraient pas, à l'instar de Chanel il y a quelques années, renoncé à faire fabriquer leurs collections en France. Je ne parle même pas des coûts de fabrication qui empêchent n'importe quel jeune créateur qui lance sa marque d'envisager un seul instant un "made in France". Sans compter que la réponse des entreprises françaises à quelqu'un qui débute ou qui a dessiné une collection un peu particulière est "non, ce n'est pas possible". Comment dans ces conditions voulez-vous que ça fonctionne? Bon voilà, c'était mon coup de gueule du mardi.


Je râle, je râle, et pourtant, lors d'un week-end fin janvier sur les bords du lac Léman, j'ai été surprise de tomber sur une boutique Charles Jourdan. En France, elles ont toutes fermé au moment de la liquidation, mais là, à Genève, il y avait encore des souliers Jourdan en vitrine, soldés qui plus est. Il est possible que cette boutique disparaisse comme les autres, la vendeuse, charmante, n'en savait rien, mais moi ce qui m'importait c'était ces sandales en daim noir et cuir argenté.

© 2008 Miss Glitzy

Je les ai vu, je les voulais, malgré les talons de 12 cm et la cambrure vertigineuse pour mes petons sensibles. Elles m'ont fait penser aux années 20, elles m'ont fait de l'oeil, du pied, comment leur résister... Sandales de tapis rouge, je ne sais vraiment pas à quelle occasion je pourrais les porter, mais qu'importe. Si la marque disparaît, j'aurais au moins une paire de la dernière collection.

Summary in English about Charles Jourdan

As I've already told you, Herve Novelli, State Secretary for enterprises and foreign commerce, is trying to find industrial solutions to save the French luxury footwear Charles Jourdan after its bankruptcy last December. The several propositions will be examined by the judge in charge of the case. Verdict February 29.
In France, all the boutiques closed when Charles Jourdan was declared bankrupt. So I was very surprised to find one left in Geneva while I was spending some time there the last week-end of January. And when I saw these sandals in black suede and silver leather on sales in the window I walked in to try them on. But I already knew that I wanted them desperately despite the high heels and the vertiginous arch. They remains me of the twenties, I found them so beautiful that I couldn't resist to buy them. Anyway, if the brand actually disappeared I now have a pair of the last collection and I'm proud of it.

3 commentaires:

material girl a dit…

T'as eu bien raison, elles sont magnifiques!

Eric Maillard a dit…

Un vrai blog de Mode !

C'est Kamel qui vient de donner ton adresse.

Ecoutes, enchanté Miss Glitzy.
Moi c'est Eric, j'ai moi aussi un blog de Mode. J'espère qu'on va sympathiser.

Je viendrais suivre ici la suite des aventures de Charles Jourdan.

Je t'embrasse
Eric

MISS GLITZY a dit…

@ material girl, tu trouves aussi. Pour l'instant, je les porte chez moi, histoire de m'habituer à la hauteur.

@ eric maillard, merci. Je vais aller visiter ton blog et sûrement, on finira bien par se rencontrer.