29 mars 2008

Traveler Chic By Cindy Glass

Après de nombreux échanges d'emails, j'ai finalement rencontré Laya Rahman, créatrice de la marque Cindy Glass, dans sa boutique de la rue Charlot. Je vous en avais déjà un peu parlé au moment de la Saint-Valentin, avec l'escarpin orné d'un petit coeur phosphorescent, et j'étais impatiente d'en savoir plus sur la miss et son parcours. Ou comment on en vient à créer des souliers après avoir exposé des photographies à Paris et Beyrouth et réalisé deux courts-métrages. Tout part du design étudié à la Parsons School à NY, de l'envie à nouveau de créer des objets, du souvenir des chaussures qu'elle imaginait plus jeune et faisait fabriquer par un cordonnier beyrouthin. Bref, du désir d'habiller les pieds des femmes après avoir photographier leurs corps. Toutes ses expériences nourrissent ses créations, dans lesquelles on trouve un esprit très rock&roll, beaucoup d'humour et d'impertinence, cocktail séduisant qu'il me fallait tester. S'il y a bien une chose que j'adore, c'est l'essayage de chaussures dans une boutique. Les boites avec leurs papiers de soie, une paire, puis une autre, déambuler, observer l'effet dans le miroir. Jamais l'essayage d'un vêtement ne m'a offert le même plaisir, quant à l'achat par correspondance, il est totalement exclu. Comme les créatrices portent quotidiennement leurs propres créations, le confort est une des premières sensations que l'on ressent en essayant leurs souliers. Deux millimètres de mousse sous la semelle protectrice et vous avez envie de gambader même sur talons hauts. Mais trêve de bavardages, voici quelques modèles qui m'allaient bien aux pieds et dans lesquels je me sentais une Betty Boop, prête à conquérir bitume et dance floor.

Rainbow © 2008 Cindy Glass

Blondie © 2008 Cindy Glass
La petite pointe qui remonte le long du talon et de la cheville allonge la jambe dans un effet très sexy. En même temps quand on s'appelle Blondie...

Papillon © 2008 Cindy Glass

Lucie © 2008 Cindy Glass
J'avoue qu'après l'avoir essayée, je pourrais porter cette bottine tous les jours.

Une des choses qui me plaît, c'est que toutes les modèles sont fabriquées à Beyrouth par un fabricant arménien, ça change de l'Espagne et du Portugal. D'ailleurs, ma première paire s'appelle Beirut, sandale rouge orangé, dernière paire d'une précédente collection, et qu'il me tarde de porter.

Beirut © 2008 Miss Glitzy
Et enfin pour terminer ce petit tour d'horizon, cette ballerine plutôt gonflée. Seul un pied est marqué de cette accroche pour le moins surprenante... pour la Lolita qui sommeille en nous.

Nice Girl © 2008 Cindy Glass

Cindy Glass
47, rue Charlot 75003 Paris
+33 (0)1 42 77 60 66

After several emails I finally met Laya Rahman, designer of Cindy Glass, in her shop in Paris. I've already told you about her brand at Valentine's day when I shown you a black pump with a phosphorescent heart and I was eager to know a little bit more about her and why she decided to design shoes after several exhibitions of her photographs in Paris and Beirut and the directions of two short movies. In fact she attended the Parsons School in NYC years ago and she felt the desire to design objects again. Furthermore she used to create shoes when she was younger with a cobbler in Beirut. All her experiences stimulate her creations in which I found a rock&roll spirit, a lot of humor and sassiness, attractive enough to make me want to try them on. If there is one thing I really like is to spend some times in a boutique trying several pairs of shoes. I love the opening of the boxes with their silky papers and then putting the shoes on, walking in the boutique, looking at them in the mirror. I've never felt that with clothes and as far as I'm concerned I could never buy shoes online. As the women designers wear their creations daily, comfort is the first thing I felt when I put them on. Two millimeters of foam under the insole gave me a smooth sensation even on high heels and I found myself like a Betty Boop ready to walk the streets or dance all night long. Above are all the pairs I tried.

One thing I appreciate with Cindy Glass is that the shoes are made in Beirut by Armenian craftsmen. Maybe that's why the first pair I bought is a pair of red sandals named Beirut from a previous collection that I'm really longing to wear.

And last but not least I wanted to show you this cheeky flat ballerina ("salope" means "bitch"), just written on one foot, for the Lolita inside you.

She will soon open an online shop on her website.

4 commentaires:

Fred The Mole a dit…

Salut
Franchement les ballerines, j'accroche pas du tout.
J'aime bien la provocation, mais là ... Je vois pas.
Tes sandales rouges sont chouettes. J'adore le Liban (j'ai été à Beyrouth une fois) et en plus ça donne du travail à un pays ravagé par la guerre et ça c'est bien.
Les autres chaussures sont bien. J'aime bien les bottines et les chaussures à bride. Les bi-colores sont plutôt pour le soir non ?
Les rainbow sont très colorées, c'est bien, c'est rare autant de couleurs sur une chaussure.
Pas mal et un bon point pour le Liban.
@+

Fred the Mole

MISS GLITZY a dit…

Je comprends pour les ballerines. Faut assumer comme on dit mais ça peut-être amusant. J'ai aussi été plusieurs fois à Beyrouth qui est une ville très attachante et elle tient effectivement à fabriquer là-bas malgré les difficultés. Les bicolores sont plutôt pour le soir c'est vrai et les Rainbow sont très chouettes portées. Bien vu mister Fred.

shoes mend hearts a dit…

gorgeous

domino a dit…

j'adore. j'adore.
je trépigne d'impatience d'aller essayer tout ça.