22 avr. 2008

I Love Italian Shoes

En feuilletant les magazines de mode, vous avez forcement vu ces publicités de l'A.N.C.I (l'association nationale des chausseurs italiens) qui à chaque fois m'interpellent. Certes l'accroche et les codes sont simples et efficaces, mais c'est surtout ce que la démarche dévoile qui m'intéresse et dont on ne trouve pas d'équivalent en France. Cette association regroupe près de 1000 entreprises dont le chiffre d'affaire représente à peu près 70% de l'ensemble de la production italienne de chaussures. Avec cette force de frappe, le prochain marché en ligne de mire pour les industriels italiens est la Russie, avec l'organisation par BolognaFiere et l'A.N.C.I du salon Obuv Mir Kozhi de Moscou qui ouvre ses portes aujourd'hui. 270 exposants sur 350 sont italiens, l'objectif étant de dépasser en 2008 les 18% d'exportation de produits de maroquinerie et de souliers enregistrés en 2007.

Pourquoi je vous parle de tout ça? Parce qu'en France, nous avons une Fédération Française de la Chaussure qui regroupe 112 adhérents, que son site n'est qu'en français, que les dernières informations datent de septembre 2006, que lorsque l'on clique sur les différentes rubriques telles que "l'activité de la fédération" ou "l'univers de la chaussure", il n'y a rien! (je sens que je vais me faire des amis...). Je vous invite à cliquer et à comparer avec celui de l'A.N.C.I, c'est étonnant. Certes, nous avons moins d'industriels et d'entreprises dans ce secteur que l'Italie, mais quand même! ou alors qu'il supprime ce site. Je ne vais pas revenir sur le dernier MIDEC, ni sur le fait qu'en septembre 2007, la société organisatrice du salon (la Sepic) a été vendue par la Fédération de la chaussure au groupe anglais Tarsus qui s'empressa trois mois plus tard de céder l'organisation de ce salon à la Fédération française de la maroquinerie. Drôle de deal... Je souhaite juste que la fusion du salon de la maroquinerie et de celui de la chaussure soient bénéfiques à ce dernier et que des marques françaises un peu prestigieuses y exposent de nouveau. Quant aux activités de cette Fédération, j'avoue que cela reste un mystère.

Et pub ou non, je note que depuis quelques temps, j'ai très envie d'aller faire un tour à Milan.

Everytime I see those ads of the A.N.C.I (The National Association of Italian Footwear Manufacturers) in fashion magazines it strikes me that there is no similar campaign in France. About 1,000 industrial enterprises belong to the Association and the turnover produced by the member companies represents more or less 70% of the overall Italian footwear production. The next target and market for those industries is Russia with the opening today of the Obuv Mir Kozhi Fair in Moscow organised by BolognaFiere and the A.N.C.I. 270 of the 350 exhibitors are Italian and the aim is to exceed the 18% of exports of Italian leather products registered in 2007.

Why am I talking about that. Just because in France there is also a
Fédération Française de la Chaussure (Association of French Footwear Manufacturers) with 112 members, but the website is written only in French, the last updates have been done in September 2006, and when you try the different headings there is nothing to read!!! Truly there is less industrials and enterprises in this area in France than in Italy but they could do better than that. I've already talked about the MIDEC Fair which was really uneventful. Now that this fair will be part of the Fine Leather Goods Trade Show I just hope that prestigious and interesting French brands will exhibit again. And about the activities of the Association I must admit that it remains a mystery.

I don't think the ads have something to do with it but I feel like taking some days off in Milan.

2 commentaires:

Jean Pierre a dit…

Pitoyables fédérations françaises, maroquinerie ou chaussure, aux mains de vieux parasites ineptes...

MISS GLITZY a dit…

@ jean pierre: vous confirmez ce que je pensais depuis un bon moment. C'est dingue quand même que ça perdure ainsi, en même temps déloger de vieux parasites ineptes ça n'a jamais été facile, en France et certainement ailleurs.