21 sept. 2008

Les Parisiennes de Kiraz


"C'est la première fois que je les mets, et il va falloir que je trouve un pansement ", petite phrase entendue à la sortie de l'exposition consacrée à Kiraz et ses Parisiennes, qui jamais n'auraient pu dire cela tant elles sont aériennes sur leurs talons aiguilles. C'était le dernier jour, journée du patrimoine, entrée gratuite, et j'aurais regretté de ne pas l'avoir vue.

"It's the first time I wear them and I have to find a sticking plaster", a line I heard in the street when I left the exhibition dedicated to Kiraz and his Parisian whom couldn't have said such thing as they walk so lightly on their high heels. It was the last day, entrance free, and I couldn't miss it. 

© Kiraz. Jour de France, octobre 1970
"J'ai trouvé un grand cheveu blond sur son veston mais je n'ose pas lui dire. C'est peut-être celui d'un copain" / "I found a long blonde hair on his jacket, but I didn't say anything in case it belonged to a friend."
Une vraie madeleine ces dessins. Et en lisant les différents témoignages dans le catalogue, je me suis rendue compte que leurs parutions dans Jour de France avaient durablement marqué plusieurs générations. Si j'ai choisi celui-ci qui date de 1970, c'est parce qu'il me fait penser à ma mère. Elle était habillée comme ça, les mêmes foulards, une longue jupe et pull moulant ceinturé, avec des bottes. Alors voir pour la première fois ces gouaches, avec leurs couleurs vives, et relire ces légendes si piquantes et légères comme une bulle de champagne, m'a procuré un grand plaisir. Et je me rends compte aussi que les dessins de Kiraz ont inconsciemment inspiré la manière dont je photographie les jambes et les souliers des parisiennes. D'une certaine manière, je cherche la même élégance, la même légèreté et ce style indéfinissable qui m'a tant fait rêver. 

Such memories in those drawings! I loved them when I was a teenager. And if I chose this one drawn in 1970 it's because it reminds me of my mother. She dressed like that in the seventies, the same scarfs, a long skirt and tight sweater with large belt and boots. It was the first time I could see those gouaches with their vivid colors and it was such a pleasure to read the lines so witty and light like champagne. And it occured to me that Kiraz's drawings unconsciously inspired the way I shoot legs and shoes of the Parisian women. In a kind of way, I'm looking for the same elegance, the same ligthness and this indefinable style I used so much to dream of. 

7 commentaires:

gerri ward a dit…

I luv them too! Where can I buy them? They are tres chic.

Mario chez Eugénie a dit…

Merci pour cette visite, je ne savais pas que Kiraz dessinait déjà dans les années 70, tant de modernité dans son trait

Isa a dit…

Je regrette de ne pouvoir voir cette expo.. Comme toi, les parisiennes me rememore pas mal de souvenirs d'enfance. Je me souviens parcourir les journaux de ma mére uniquement pour découvrir les derniers dessins parus ..

MISS GLITZY a dit…

@ gerri ward : buying a gouache might be quite expensive but go to his website, books have been published and his drawings are still published in Playboy!
@ mario chez eugénie : il a commencé en 1959 dans Jour de France jusqu'en 1987! Et son style es vraiment unique.
@ isa : ce qui était vraiment bien c'est de pouvoir admirer ses gouaches et aussi ses tableaux. C'est fou comme on a tous des souvenirs liés à ses dessins.

M1 a dit…

i-n-i-m-i-t-a-b-l-e-s !

isabelle a dit…

Tu publies tant que je n'avais pas vu Kiraz, ni les sublimes chaussures de l'avenue Montaigne. Pour Kiraz, je recopiais ses dessins étant gosse. Je trouvais un intérêt à Jours de France que pour Kiraz. Quel regret de ne pas pouvoir aller à l'expo !

MISS GLITZY a dit…

@ m1 : a-b-s-o-l-u-m-e-n-t!
@ isabelle : je sais, il faut que je me calme! Pour Jour de France, c'est pareil, je ne me souviens que de Kiraz.