31 janv. 2008

Valentine's Pump for Valentine's Day

Si vous ne savez pas quoi porter le soir de la Saint-Valentin, j'ai trouvé ce qu'il vous faut. Petit détail qui a son importance, le coeur phosphore dans la nuit, de quoi la rendre câline et délurée. Vous les trouverez chez Cindy Glass, dans le haut-marais.

© 2008 Miss Glitzy
Laya Rahman, jeune femme entreprenante d'origine libanaise, a lancé sa marque en 2005 et ouvert sa première boutique parisienne en novembre dernier, qui propose sa collection d'hiver Back to School, référence au style Preppy dont on parle beaucoup ces temps-ci. C'est en passant par hasard rue Charlot, que je suis tombée sur sa boutique dans laquelle je ne pouvais pas ne pas entrer. Le nom de sa marque est bien entendu un clin d'oeil à la pantoufle de Cendrillon, ses modèles sont fabriqués au Liban, et elle a un parcours assez étonnant de photographe, cinéaste et designer. Allez faire un tour sur son site, il y a un diaporama très amusant de ses photographies dans lesquelles chacune d'entre nous se reconnaît forcement un petit peu. Je ne l'ai pas encore rencontré ni vu sa collection printemps/été, mais cela ne serait tarder. En attendant, profitez des soldes pour aller faire un tour.

Cindy Glass, 47 rue Charlot 75003 Paris
tel. +33 (0)1 42 77 60 66

If you don't know what kind of shoes you are going to wear on Valentine's day I find what you need, with this special detail: the heart is phosphorescent in the night, quite a kinky way to celebrate this lover's night.
Laya Rahman, a young woman from Lebanon, launched his brand Cindy Glass in the Summer 2005 and opened her first parisian boutique last November with her Winter collection, Back to School, allusion to the Preppy style. The name of the brand is obviously inspired by Cinderella's fairy pump, the shoes are produced in Lebanon and she has an unusual background for a shoe designer as she's also a photographer, film director and designer. You should take a look at her website and her funny pictures in which every woman should recognize herself. I don't meet her yet and see her Spring/Summer's collection but I should do it soon. For those who are in Paris, the sales are still going on otherwise there is a list of stockists on the website.

30 janv. 2008

Icons

Station Barbès-Rochechouart
Parce qu'aujourd'hui, quand je suis sortie il pleuvait, que j'en ai un peu assez de ne photographier que des bottes, et que je ne résiste pas à un beau pochoir ou graff, que je poste habituellement sur Tag*Art.

Why this picture of Jane B and Serge Gainsbourg, well when I went out today it was raining and I'm a little fed up with pictures of boots but I can't resist beautiful drawings or graffiti on walls I usually post on Tag*Art.

29 janv. 2008

Perse et Police

© 2008 Miss Glitzy
En lisant Chausser Magazine, mensuel peu glitz mais plein d'informations sur le marché de la chaussure, je suis tombée sur une brève annonçant que le gouvernement iranien avait publié une directive déclarant les bottes portées par les femmes, même sous le tchador, comme des "produits sensuels et provocateurs, portant atteinte à la morale islamique." Après une petite enquête sur internet, c'est en fait la police iranienne qui en novembre dernier a publié une liste des "vices" qu'elle combattra dans le cadre de sa campagne "contre les comportements portant atteinte à la sécurité de la société", et qui comprend notamment des violations du code vestimentaire islamique. D'où l'interdiction du port des bottes si elles ne sont pas recouvertes d'un pantalon. Des députés religieux se sont élevés contre cette interdiction jugeant que le port des bottes n'était pas "tabarroj", terme qui s'applique aux femmes qui révèlent leurs formes au regard des hommes, et qu'il ne fallait pas confondre la religion et les émotions.

Cette histoire m'a fait penser à cette séquence du film Persepolis, où Marjane en retard, court dans la rue et se fait arrêter par des policiers qui lui demande de cesser de courir parce que cela provoque un mouvement de son postérieur trop provoquant. A cela, elle leur répond énervée qu'ils n'ont qu'à pas regarder son cul! A croire que dans les tests de recrutement des policiers est pris en compte leur degré de frustration sexuelle. Je n'ose imaginer leur réaction face à ses bottes vernies rouges à talons aiguilles. Enfin, je fais confiance aux iraniennes pour braver ce nouvel interdit comme elles le font déjà pour le port du foulard.

Sinon aujourd'hui, j'ai passé un excellent moment à visiter l'exposition, Pas à Pas, l'art de la chaussure, au musée de Saint-Maur-des-Fossés, je vous en reparle très bientôt.

While I was reading Chausser Magazine, a French professional monthly full of informations about the shoe market but quite unglitzy, I found a news announcing that the Iranian government declared that the boots worn by women are too sensual and provocative and against Islamic morality. I googled it and in fact it was the Tehran police chief who issued a decree against boots and outfits that don't respect the Islamic dress code. He said that women who wear high boots with their trousers tucked-in would be targeted by the moral police and that it was a necessity to improve security in society. But several clerics sitting as MP's in the Iranian parliament have criticized him for showing excessive zeal. They said that wearing boots is not "Tabarroj", an Islamic term which means revealing one's beauty and bodily contours to unrelated men and that "no officials have the right to mix religion with emotions."
For those who have seen, Persepolis, this story reminds me a scene in this movie. The main character, Marjane Satrapi, is running in the street because she's late for a lecture at the university, two policemen arrest her and order her to stop running because the moves of her body and bottom are too provocative. Furious, she calls them perv for looking at her ass. So I'm wondering if the Iranian police department do rate the sexual frustration while recruiting new policemen. And I can't imagine their reactions in front of this varnished red high heels boots. Anyway, I'm quite sure that Iranian women will keep on wearing boots just like they want as they do with headscarves.

Today, I spent a delicious moment visiting the exhibition, Step by Step, a shoe history, at the Museum of Saint-Maur-des-Fossés. I'll talk about it pretty soon.

28 janv. 2008

Le Journal d'une Femme de Chambre



Je ne pouvais pas ne pas le revoir, pour ces plans sur les souliers de Celestine et les séquences de fétichisme autour des bottines à lacets.

I couldn't miss on TV yesterday The Diary of a Chamber Maid, especially for the scenes of fetishism with the laced boots wore by Celestine, the main character.

26 janv. 2008

Salon du Prêt à Porter Paris (A/H 08-09) & The Box

Donc hier, j'ai pris la ligne 12, directe de chez moi, pour la porte de Versailles. Le parc des expositions ressemble à un aéroport, des halls en lieu et place des terminaux, des tapis roulants et escalators pour atteindre les différents niveaux, j'ai pris ça comme une invitation au voyage. Niveau 3, comptoir "Presse". Muni d'un petit mot de l'attachée de presse du salon, j'ai obtenu mon accréditation sans problème même si la fonction de rédactrice de blog n'entre pas vraiment dans les cases du formulaire. "Ce n'est pas encore entré dans leur schéma" me dit la jeune fille au béret rose, mais ça viendra. Mon sésame à code barre autour du cou, je suis redescendu au niveau 1, direction The Box. A l'entrée, impossible de rater le stand de Gaspard Yurkievich. Je sais que cet argentin a conquis le coeur et les pieds des shoes addicts, et ce n'est pas notre chère Vendredi 13 qui me contredira, mais il en est des souliers comme des individus, ils vous attirent sans que vous sachiez vraiment pourquoi ou ils vous laissent de marbre. Bon j'exagère un peu. Ses modèles d'escarpins en cuir noir verni à effet miroir, aux talons recouverts d'un cuir bleu nuit et de métal, ainsi que les détails de ganse sur l'empeigne, qui m'ont fait penser à un pétale de fleur, raviront les amoureuses de ce style "glamour urbain" développé avec succès à chaque collection. Et nul doute que nous les reverrons dans les magazines de mode.

Mais mes coups de coeur sur ce salon ont été féminins. Que voulez vous, j'ai un faible pour les créatrices de souliers. Sandie Jancovek, dont les modèles m'ont attirés comme un aimant, exposait sa deuxième collection qui reprend le concept de "Mecanicocket" développé dans sa collection Printemps/Eté. Soit douze modèles qui mixent harmonieusement l'utilisation de matières douces et soyeuses comme le satin et l'univers industriel avec des boulons ou des écrous. Cela vous intrigue, allez faire un tour sur son site. J'aime l'idée et la féminité des formes des escarpins, sandales ou bottines, que ces objets en acier rehaussent, sans oublier une hauteur de talon parfaite. Un des modèles de l'hiver prochain m'a fait penser à Chaplin, je me suis imaginée en lady des Temps Modernes et ça m'a plu. Diplômée du cours Berçot, Sandie Yancovek a été pendant trois ans assistante à la création des accessoires chez Chanel, puis a approfondi sa connaissance et maîtrise du soulier chez Sonia Rikyel, en collaboration étroite avec le chausseur italien Ernesto Esposito. Retenez bien ce nom, Jancovek, c'est moi qui vous le dis.

Autre style, mais tout aussi attirant, celui d'Annabel Winship. J'ai déjà dit tout le bien que je pensais de ses bottines rouges, ce qui fait que la miss connaissait mon blog, et ma foi, ça fait plaisir. Ses collections lui ressemblent, gaies, pleines de peps, girly et rock à la fois. Je ne me lasse pas de ses daims métallisés, aux couleurs franches qui se mixent dans un style glam / glitz (pléonasme pour les puristes), et l'arrondi de ses souliers qui respectent la forme du pied. Pour l'hiver prochain, elle a troqué le talon louis XV de ses bottines et bottes, pour une forme plus effilée, mais toujours à bonne hauteur, pour que l'on puisse marcher sans souffrir inutilement. Nouveau modèle aussi, le Derby, parce qu'elle avait envie d'une paire de blue suede shoes. Quand je vous dis que cette fille est rock&roll. J'espère que les acheteuses et acheteurs auront le même désir, parce que moi aussi je veux mes blue suede shoes, entre autres modèles... Sa marque fêtera bientôt sa première année d'existence, j'y reviendrai. J'ai laissé la miss en compagnie de l'une des propriétaires de la boutique pointue des Abbesses, la bien nommée Séries Limitées. Annabel bientôt dans le 18ème, affaire à suivre.

Enfin, comme les souliers ont aussi besoin d'accessoires, les plus fun dans ce domaine sont quand même les minisocks de Delphine Murat, qui s'enfilent comme une soquette et se nouent autour du pied ou de la cheville comme un chausson de danse.

Je n'étais pas censée avoir accès aux salons Première Classe et Who's Next, mais dans la cohue de la queue pour entrer, j'ai dit "presse" et ça a marché. Devant les stands à perte de vue, mon enthousiasme s'est un peu émoussé, mais j'ai quand même repéré quelques marques japonaises, sud-coréennes ou danoises, dont je vous reparlerai après avoir enquêter un peu plus à leur sujet. De même pour la marque Stéphane Kélian, qui exposait sa deuxième collection depuis son rachat par le Groupe Royer.

© 2008 Miss Glitzy
Sur ce, je vous souhaite un excellent week-end à toutes et à tous.

So yesterday I took the subway line 12, straight from my home to the Porte de Versailles. The exhibition park looks like an airport with halls instead of terminals, escalators to reach the different levels, I took it as an invitation to a journey in the fashion world. Level 3, "Press" desk, I shown the email which allowed me to get my pass even if there is no room on the form for a blog writer. I went back to level 1 to The Box area. There was no way I could miss Gaspard Yurkievich's collection, the first one you see when you get in. I know that this Argentinian designer based in Paris counts an increasing numbers of shoes addicts, but in matter of shoes as with people, some appealed you even if you don't know why and others don't. In fact I found it too black for me but I'm pretty sure that his varnished black pumps with an interesting mirror effect, the heels covered with dark blue leather and metal, and the details on the top of the foot that make me think of a petal will give the fans of his "urban glam" style some kind of bliss. And I'm ready to see them in the fashion magazines.

I found much more interesting the collections of two young female designers. The first one was a discovery because I had never heard her name before but her models attracted me like a magnet. Sandie Jancovek shown her second collection with the same concept developed in her Summer one, the "Mecanicocket", which means an harmonious mix between soft and silky fabrics like satin and the mechanical world by using nuts and bolts. If you're wondering how it looks like, do visit her website. I really loved the idea and the fact that those iron like objects gave a special touch of femininity to the pumps, sandals and boots. Moreover the heels height is just perfect. One of the next Winter model reminded me of Charlie Chaplin and I saw myself as the new lady of the Modern Times. Sandie Jancovek spent three years working as an accessories assistant for Chanel, then she had the opportunity to improve her knowledge of the shoe design in collaboration with the Italian shoemaker Ernesto Esposito for Sonia Rikyel. Jancovek, just remember her name.

Another designer I'm pretty fond of is Annabel Winship. I've already told you how much I love her red boots and I was pleased to finally meet her. Her collection just look like her, cheerful, girly and rock&roll. I love the brightly colors and the metallic finish of the suedes which give a glitzy style to the round shapes of her shoes. For the next Winter she gave up the Louis heel of the boots for a slender one but kept the perfect height to let us walk without pain. She also designed a Derby just because she wanted to wear blue suede shoes. Rock as I told you and I hope that the buyers would share the same desire as I want my blue suede shoes as much as she does. Her brand will soon celebrate its first anniversary, I'll talk about it.
Finally as shoes also need accessories, the funniest are the minisocks designed by Delphine Murat that you wrap around the foot or the ankle like a ballerina pump.

With my pass I didn't have access to the Première Classe and Who's Next shows but I said "Press" to the guy and he let me in. There were so many brands exposed that I found myself a little bit lost. I took a look around and I noticed Japanese, South Korean and Danish brands that I might talk about after some research about them. As for the French brand Stéphane Kélian which shown its second collection since it have been bought by Royer, a French company.

25 janv. 2008

Esprit de Paris par Anne-Valérie Hash

Ce matin, j'ai pris la direction de la porte de Versailles et de son parc des expositions pour une première visite au salon du Prêt à Porter (A/H 08-09) et The Box, l'espace des accessoires "high fantasy". Vous vous dites, on n'ai pas encore sorti de l'hiver 07-08 et elle va nous parler du prochain. On fait pas vraiment, les billets à venir seront consacrés aux collections printemps/été, mais la mode fonctionne comme ça, et d'après ce que j'ai pu lire dans le Fashion Daily News, il y a des chances pour qu'en 2009, la session d'été des salons de prêt-à-porter ait lieu en juillet plutôt qu'en septembre.
En attendant le compte-rendu de mon expédition, voici la sandale "Eiffel" de la collection S/S 08 de Anne-Valérie Hash, repérée sur le blog de Susie Bubble.

© 2008 Anne-Valérie Hash
J'aime la découpe parfaite, belle hommage à notre dame de fer, la bride sur le coup de pied et autour de la cheville, la cambrure, le talon. L'esprit de Paris à vos pieds, que demander de plus.

This morning I went to the Porte de Versailles, my first visit to the Ready to Wear (F/W 08-09) Paris fashion show, and more specifically to The Box, the area of the "high fantasy" accessories. You may think that we are still in the F/W 07-08, longing for S/S 08 collections, and that it's too soon to talk about next Winter. And you're right. My next posts will talk about Summer style but it's how the fashion industry goes and as I read in the Fashion Daily News, the French Summer session of the show might be in July 2009 instead of September. Everything goes faster. My post about this fashion journey will come soon and as you talk about Spring, here is the "Eiffel" sandal designed by Anne-Valérie Hash I first saw on Susie Bubble's blog. I love it's design, a perfect homage to our iron Lady, the straps on the foot and around the ankle, the heel... well, the spirit of Paris at your feet.

20 janv. 2008

De Saint-Germain à la Porte Dorée

Finalement je n'aime guère la période des soldes. Après un tour au rayon chaussures du Bon Marché où je n'ai rien trouvé, en fait la vision de ces souliers droits alignés les uns à côté des autres me dépriment plutôt qu'autre chose, j'ai retrouvé un ami porte Dorée pour la manifestation de soutien aux sans-papiers.

Comme on ne se refait pas, j'ai trouvé au milieu des baskets, Camper et autres Doc Martens, ces bottes souples portées par une jeune photographe.

Et cette paire de Santiags.

© 2008 Miss Glitzy

De retour dans le métro, je n'ai pu résister à ces collants rouges, et je me demande combien de millions de bottes ont été vendues cet hiver, j'ai l'impression de ne voir que ça.
Quant à la présentation des collections masculines, je n'ai pas eu le temps d'y faire un tour alors je me rattrape chez Café Mode ou chez Garance.

Finally I really dislike Sales. I went to the Bon Marché on the left bank and the vision of all those right shoes lined up gave me some king of blues. No soul, no spirit, no desire. So I went with a friend of mine to the protesting march against the government policy towards illegal immigrants. But even there I couldn't help myself looking for shoes to shoot and among trainers, Camper and Doc Martens, I found those suede and cowboy boots. Back in the subway, I just couldn't resist to these red stockings and I wondered how many pairs of boots have been sold this winter. I see them everywhere.
As for the male collections, I didn't have time to take a look around so I checked for street styles and inspirations at Café Mode and Garance's
blog.

18 janv. 2008

Bottes Michel Vivien pour André

© 2008 Miss Glitzy
Ma mère aime les bottes et elles le lui rendent bien. Sa dernière acquisition, celles dessinées par Michel Vivien pour André. A la question existentielle, "et tu es bien dedans?", elle me répond "comme dans des chaussons". Et là je me dis, mais pourquoi je n'ai pas de bottes. Vais-je laisser un complexe du mollet m'empêcher d'être une amazone bottée? A suivre...

ps: elle est pas trendy ma mother?

My mother love boots and here are her last pair, the one designed by Michel Viven for André, a french low costs brand. When I asked her if they are comfortable, she said "like slippers". And I asked myself why don't I have any pair of boots, would I let some kind of calf complex stop me being an amazon? We'll see...

ps: Don't you think that my mum is trendy?

16 janv. 2008

Red Light, Roxane

© 2008 Miss Glitzy

Zori / Tabi and Guy Bourdin



Pour l'étrange beauté de ce petit film de Guy Bourdin découvert sur le blog de bobblebee et pour le plan fugace sur une paire de Zori et chaussettes Tabi blanches. J'adore l'extrême simplicité de cette chaussure ambidextre avec sa forme de semelle ovale pour les femmes et rectangulaire pour les hommes. Quant aux Tabi, j'en ai des blanches et des noires que je porte même sans Zori, la séparation du pouce des autres orteils étant excellente pour la circulation des énergies. Zen indeed!

© 2008 Miss Glitzy
J'aurais dû conserver cette paire laquée sans la porter, comme un objet de collection, car elles se sont abîmées au fil du temps. Conclusion, il m'en faut une nouvelle paire. J'avais pensé à Facteur Céleste, mais Delphine Kholer a fermé sa boutique de la rue Quincampoix pour de nouvelles aventures nomades à suivre sur son blog. Je vais donc chercher mon bonheur dans l'une des boutiques japonaises de la capitale. Si vous en avez une à me recommander en particulier, n'hésitez pas.

For the strange beauty of this short movie by Guy Bourdin I discovered on bobblebee's blog and the frame with the Zori and Tabi white socks. I love the simplicity of this japanese ambidextrous shoe with the oval shape of the sole for the woman and the square one for man. As for the Tabi, I've got white and black ones that I wear even without Zori because the separation between the big toe and the others is excellent for the energy. Zen indeed!
I should have kept this red pair as a collectible rather than wore them because they've got some damages now. Which means I need a new one. I thought about the french brand Facteur Céleste but Delphine Kholer, the designer, has closed her parisian shop for a nomadic journey that you can follow on her blog. So I'm gonna look for it in one of the japanese boutiques settled in Paris. If you've got any idea, please let me know.

14 janv. 2008

Mes Derby made by Clergerie

J'avoue que sans la liquidation de Charles Jourdan et la note que j'ai écrite à ce sujet, je n'aurais peut-être pas bravé la pluie à peine rentrée de voyage pour aller acheter cette paire de Derby pied-de-poule qui m'attendait sagement au showroom Clergerie, rue du Cherche-Midi. Enfin disons que cela n'aurait peut-être pas été ma priorité, même si ce pied-de-poule m'avait déjà attiré l'oeil en passant devant la boutique. C'est en visitant le site - que je vous conseille vivement tant il est graphiquement sobre et élégant - et en regardant la collection d'hiver que mon désir s'est fixé sur ce modèle qu'il me fallait donc absolument. C'est chose faite et j'en suis ravie. Elles agissent sur moi comme la madeleine de Proust, évoquant Londres et le ska, le souvenir de Madness et The Specials. Reste à trouver les vêtements qui les mettront en valeur, le pantalon qui s'arrête net au dessus de la cheville, ou un modèle à "rebouler" (© Punky b).

© 2008 Miss Glitzy
Je suis sûre que pour vous, comme pour moi, Clergerie évoque les années 80 et 90 et nos mères qui les portaient ou en rêvaient. Puis ce fut la cession des parts de M. Clergerie à un groupement financier, puis à la branche investissements d'une grande banque, jusqu'aux difficultés financières qui conduisirent l'entreprise au bord de la faillite. On ne parlait plus de la marque que dans les pages financières des journaux, bien loin de la mode et de l'innovation. En 2005, Robert Clergerie réinvestit son capital et reprend en main son entreprise, créée en 1981, et qu'il n'avait vraiment quittée qu'en 2001. Jusqu'alors, il était toujours consultant pour tout ce qui concernait la stratégie et les collections. Ce qui me plaît dans cette aventure, outre la passion d'un homme pour son métier, c'est son désir de transmettre son savoir. Il a donc créé un diplôme "Design et Passion by Clergerie" décerné à de jeunes élèves d'écoles de stylisme à l'issu d'un stage de 8 semaines, durant lequel toutes les phases de la création d'un soulier sont étudiés. Un enseignement théorique et pratique, puisque chaque élève conçoit et fabrique un modèle pendant son stage. Certains de ces modèles sont visibles sur le site, ils sont parfois surprenants ou déroutants, mais ne laisse pas indifférents. Ils témoignent d'une vraie passion pour le design, et en les observant, je me dis que nos pieds ont de beaux jours devant eux.

© 2008 Miss Glitzy
Pour en revenir à ces Derby, la passionnée d'histoire que je suis, se réjouit aussi de cette première paire de Clergerie, car elle est emblématique de la marque. En 1981, Robert Clergerie lance sa ligne de soulier avec la Richelieu à lacets, "une chaussure d'homme faite pour la femme et qui est devenu pour elle un accessoire aussi important que la petite robe noire: indispensable dans une garde-robe." (Derby ou Richelieu, les détails qui différencient ces deux modèles sont infimes, j'y reviendrai peut-être un jour). La maison Clergerie est née du rachat de Fenestrier, usine de chaussures pour homme alors en faillite. "On m'a traité de fou" dixit Clergerie. Mais il avait raison sur un point: "c'est que la vie moderne se prête à ce genre de chaussure". Et moi j'en avais assez de marcher en baskets, j'avais envie d'un soulier masculin, unisexe, et chic.

Sinon, j'ai pu jeter un oeil sur la collection de cet été. Des couleurs flashy, un escarpin verni rouge de toute beauté, des découpes de talons étonnantes, ainsi que des sandales plate-forme avec un procédé breveté pour le talon qui permet de marcher avec souplesse. Je vous reparle de tout cela bientôt, sans oublier les sacs. Car qui dit accessoires...

Boutique Robert Clergerie, 5 rue du Cherche-Midi, 75006 Paris

Citations from: Chaussures, langages du style, Valérie Steele, Editions du Collectionneur pour l'édition française, 1999.

I must admit that without the bankruptcy of Charles Jourdan and the article I wrote about it I wouldn't have rushed under the rain as soon as I was back in Paris to buy those Derby which were waiting for me at the Clergerie showroom. Well let say that it wouldn't have been a priority even if I had already noticed the houndstooth pattern while walking by the boutique. But when I checked the winter collection on the website (you should take a look at it as it is chic and elegant), I wanted them right away. And now that I got them they gave me some kind of bliss. They remain me London, the ska, the memory of band like Madness and The specials. Now I've got to find the outfits to reveal their beauty, like a trouser cut below the ankles or that I can roll on.

I'm sure that for you as for me, Clergerie brand evokes the eighties and nineties and our mothers who wore them or wished to do it. At the end of the nineties, Mr Clergerie sold his company to a financial trust but stayed as a consultant for the collections until 2001. Yet times have changed as I've already explained it and the company was driven on the edge of bankruptcy. In 2005, Robert Clergerie has reinvested his assets in his company which prove the passion of this man dedicated to his work. To hand on his knowledges to young students in fashion design he created a "Design and Passion by Clergerie" certificate that they obtain after 8 weeks of theoretical and practical teaching at the factory in Romans. During this 2 months they create a shoe and you can see some of them on the website, surprising or astonishing they show a real passion for design and that's a good news for our feet.

As you may have noticed, I'm interested in history and that's why I'm enjoying that pair of Derby because this model is emblematic of the brand. In 1981, Robert Clergerie saved Fenestrier, a male footwear factory, from banckruptcy and launched his brand with a model of Richelieu, "a male shoe designed for woman and which became for her an accessory as important as the little black dress: a must-have in her dressing." (Derby or Richelieu, the differences are quite tenuous). When he bought Fenestrier, everyone in Romans thought that he was crazy but he was right about one thing when he said that this kind of shoe is dedicated to the modern life. That's why I needed them. I couldn't stand wearing my old trainers anymore and I wanted flat but elegant shoes, with this unisex shape.

When I was in the showroom I could take a look at the S/S 08 collection. Flashy and fluorescent colours, a gorgeous red varnished high heels, astonishing heel design, platform sandals with a graphical shape, and bags... well an interesting collection I will talk about soon.

Still Derby by d.co copenhagen

© 2008 Miss Glitzy
Des Derby un dimanche après-midi. Sans concertation, le même achat, ma soeur Aurore a elle aussi craqué pour une paire de d.co copenhagen pour Maje, en daim gris du plus bel effet. Et pour les mêmes raisons, le ras-le-bol des filles qui ont du mal à être toute la journée sur des talons et qui en ont marre d'être toujours en baskets et autres Converse.

© 2008 Miss Glitzy
Et pour qu'il n'y ait pas de jalouse, les ballerines Etam de Pauline, un peu floues mais toutes mignonnes. Voilà les sisters, vous êtes dans Glitzy Shoes.

A pair of Derby on a sunday afternoon. We didn't talk about it but we bought the same kind of shoes. My sister, Aurore, found this one in a gorgeous grey suede, designed by d.co copenhagen for Maje. And she bought it for the same reasons as I did. We are the kind of girls who can't stand walking all day long on heels but couldn't stand any more wearing trainings or Converse. As I don't want my little sister Pauline to be jealous, I shot her nice flat ballerinas by Etam. Now sisters, you're on Glitzy Shoes.

13 janv. 2008

Doc Again

Dessin des Designers masqués trouvé sur un mur près de Beaubourg en fin d'après-midi, décidement la Doc me poursuit...

I found this drawing by the Masked Designers on a wall near Beaubourg this afternoon, is it some kind of a sign...

11 janv. 2008

Charles Jourdan : Suite Française

Alors que je séjournais pas très loin de Romans, je lis dans le Figaro daté du 4 janvier que Bercy "prends le dossier Charles Jourdan à bras-le-corps". La réactivité des gouvernements, que ce soit celui-ci ou les précédents, ne cessera jamais de me surprendre. Hervé Novelli, secrétaire d'état aux entreprises et au commerce extérieur, a décidé de tout mettre en oeuvre pour trouver de nouveaux repreneurs et a même demandé à Rachida Dati d'intervenir en Suisse auprès de son homologue afin que l'entreprise Charles Jourdan SA puisse récupérer la marque. Tout cela est bien joli, mais comme le souligne un article paru dans Le Temps le 5 janvier, un coup de fil de notre ministre de la Justice ne changera rien à la procédure judiciaire actuellement en cours en Suisse. Fin novembre, l'ancien président de Charles Jourdan, Yannis Bilquez, a été incarcéré à Genève, où il est inculpé de "gestion déloyale qualifiée" et d'abus de confiance et est soupçonné d'avoir détourné les fonds que lui avaient confiés des investisseurs institutionnels (fonds de placement et sociétés liées à des compagnies bancaires). La marque est la propriété d'une société basée à Glaris (Suisse), Charles Jourdan Holding SA, et vaudrait encore plusieurs millions d'euros. Pas besoin d'être juriste ou économiste pour comprendre que les créanciers ne vont pas laisser s'échapper le seul espoir de limiter leur pertes pour permettre au gouvernement français de sauver la face. La procédure judiciaire peut prendre des semaines, des mois, voire des années et selon un expert suisse, l'intervention du gouvernement français n'aura aucun effet. "C'est un processus judiciaire et pas politique. Les autorités suisses n'ont aucune chance de l'influencer." A suivre...

Je n'ai pas voulu faire un détour par Romans. Il pleuvait des cordes et je crois que la vision de cette ville sous la pluie m'aurait profondément déprimée.

As I was spending some times not so far from Romans, I read in a french newspaper (Le Figaro, January 4) that the Ministry of Economy are not going to let down Charles Jourdan. I'm always amazed by the reactivity of our politicians and governments who seem to wake up when the situation has come to a dead end. Herve Novelli, State Secretary for enterprises and foreign commerce, declared that he would do anything to find new buyers and even asked the French Ministry of Justice, Rachida Dati, to call her Swiss equivalent in order to find a solution to get the brand back in France. But the Swiss newspaper, Le Temps (January 5), underlines that a phone call won't change anything concerning the legal proceedings against Yannis Bilquez, the last owner of the brand, arrested in Switzerland for "disloyal management". The brand is belonging to a company based in Glaris (Switzerland), Charles Jourdan Holding SA, and is still worth several millions of euros. No need to be a jurist or economist to understand that Mr Bilquez's creditors (hedge funds and banks) would never give up a brand that could allow them to get back a part of their investments. The lawsuits could take weeks, months and even years according to a Swiss expert : "It's a legal proceedings not a political one. And the Swiss authorities have no influence on it." Just as the French government whatever it declared.

I didn't want to visit Romans as it was raining cats and dogs, I found it too depressing.

10 janv. 2008

Last Vision of 07 / Doc Martens

© 2007 Miss Glitzy
Dernier clin d'oeil à l'année 07, cette paire de bottines (des Doc Martens?) que j'ai saisi à la volée le 23 décembre, les bras chargés de paquets. Je ne sais si c'est à cause des cadeaux, de l'ambiance pré-Xmas, mais sur le moment j'ai trouvé qu'elles incarnaient parfaitement l'esprit de Noël. Bon, tout ça c'est bien fini. Pour ce qui est des Doc, l'envie de m'en racheter une paire me démange. Et j'avoue un faible esthétique pour la nouvelle "14 Eye Zip" revisitée par Yohji Yamamoto pour la collection S/S 08. Les motifs "dragon" et "phoenix" épousent à la perfection l'allure martiale de la botte, pour un pied qui hésiterait entre Geisha et Yakuza. Son prix est évidemment à la hauteur...

© 2008 Doc Martens
One of my last pictures from 07, those white boots (Doc Martens?) I shot on December 23 while I was looking for Xmas presents. I don't know why but I found that they were a perfect epitome of the Xmas spirit. Anyway, it's all over now but when I look at them I feel like buying a new pair of Doc and speaking of this brand I find the new "14 Eye Zip" designed by Yohji Yamamoto for the S/S 08 collection just awesome. The "dragon" and "phoenix" patterns fit so perfectly the martial style of the boots that you may feel like a Geisha or a Yakusa, it all depends on your mood and outfits. As for the price...

3 janv. 2008

Last Minute


Après quelques incertitudes, je quitte finalement Paris cet après-midi pour quelques jours. Je ne vais pas me faire dorer les jambes, dommage, mais cela va me faire du bien et me donner un peu de temps pour réfléchir aux articles à venir. A la semaine prochaine et attention aux soldes.

I wasn't sure this morning but finally I'm leaving Paris this afternoon for a few days. I'm not going to a place where I can sunbathe (such a pity) but it'll give me time to think about the next articles and stories. So, see you next week.

Retour du Froid


Avec ce temps tout gris et froid, j'aurais aimé avoir une jolie paire de bottes fourrées mais je n'en ai pas. Je n'ai guère envie d'arpenter les rues à la recherche de silhouettes à photographier. C'est toujours pareil en début d'année. Je crois que je n'aime vraiment pas le mois de janvier. Allez, haut les coeurs!

With this cold and grey weather, I would like to wear a beautiful pair of boots trimmed with fur but I don't have any pair of that kind. I don't feel like walking in the street looking for shoes to shoot. It's always the same at the beginning of the year, well I guess I really don't like January. So let's cheer up!