28 févr. 2008

Through the Lens of my DV Cam

Pas très dispo, pas en grande forme (intoxication alimentaire), ciel gris et pluie... J'ai un peu de mal à suivre le rythme de la fashion week. Heureusement que mes streetstyleuses* et blogueuses* préférées sont là pour me tenir au courant. Ne plus avoir d'appareil photo change la donne aussi, penser en mode vidéo est différent mais stimulant. Je ne sais pas très bien ce qui va en sortir, on verra bien.

Après un rendez-vous à Saint-Germain, je pensais aller faire un tour aux Tuileries puis au Palais de Tokyo, et puis je n'ai pas eu le courage. Pas la même détermination que ces demoiselles.


Donc je suis passée chercher mes escarpins chez Karine Arabian, où son sac Youps pour UPS est dispo ainsi que la collection P/E.

© 2008 Miss Glitzy

Et je suis rentrée chez moi à pied, histoire de pouvoir déguster sans culpabiliser, les délicieux sablés à la rose et à la papaye confite, à l'orange et au gingembre, au chocolat et aux grains d'anis, que l'on trouve chez Aurore Capucine, une patisserie de la rue de Rochechouart (Abbesse de Montmartre, ai-je appris en lisant la plaque).

*Garance, Géraldine, Material Girl, Domino, entre autres.

Aurore Capucine, patissier - chocolatier, 3 rue de Rochechouart 75009 Paris.
tel : 01 48 78 16 20 - du mardi au samedi de 11h30 à 20h.

I don't have much time to follow this fashion week and I'm not feeling well either. Shooting with my DV camera is quite different than with my Lumix Panasonic but stimulating. Just a different point of view. I don't know yet what I'm gonna do with those rushes, we'll see. After a meeting on the left bank, I couldn't find the energy to go to the Tuileries. So I went to Karine Arabian's boutique to pick up my shoes and took a look at the Youps bag she designed for UPS and her new S/S 08 collection. Then I walked back home so I could eat without guilt the delicious cookies I bought at Aurore Capucine, a fine Parisian bakery.

26 févr. 2008

Fashion Week Paris : Outdoor Dior

Hier, retour vers l'espace éphémère des Tuileries pour filmer quelques shoes et attitudes pendant que Dior faisait son show. Mon appareil photo ayant pris l'eau récemment, un mal pour un bien, c'est avec ma caméra que je suis sortie, et en attendant une vidéo, voici quelques "stills". En regardant ce que j'avais filmé, je me suis rendue compte que ce qui m'intéressais en fait, c'était la manière dont les vêtements accessoirisaient les souliers.

Je souhaite à toutes ces femmes de bons massages de pieds en fin de journée, car pour les avoir filmées de près, je peux vous dire qu'elles cherchent en permanence une position qui soulage leurs pieds douloureux. Si vous reconnaissez les modèles et designers, n'hésitez pas à commenter. Pas le temps aujourd'hui de courir les défilés, vu la météo ça m'arrange, car je n'ai pas envie de noyer ma caméra.







© 2008 Miss Glitzy
Pas peu fier, il était le garçon...

Black Shoes © 2008 Jimmy Cash

Carine Roitfeld's boots © 2008 Jimmy Cash

Pour clore cette série, les boots noires de la Shoe Queen du Vogue français, Ms Roitfeld.

Yesterday, I went to the Tuileries to shoot some shoes and attitudes during the Dior show. Here are some stills from a video I plan to edit soon. I didn't have time to ask all those women where did they get their shoes, so if you have any idea about the models, designers and brands, you can post a comment. The last boots belonged to the Shoe Queen of the French Vogue, Ms Roitfeld.

Louboutin, Always


© 2008 Miss Glitzy

Fashion Week Paris : Waiting for Sharon Wauchob's Show







© 2008 Miss Glitzy

24 févr. 2008

MIDEC

Quand on est amoureuse des shoes, aller au MIDEC relève du supplice. Pas un stand pour rattraper l'autre. J'ai vu deux autres marques qui fabriquent des Crocs, des fabricants chinois dont les stands dégagent une étrange odeur de colle. Des modèles pour tous les styles, pas de couture, de la colle et l'étrange sensation que nos pieds pourraient être intoxiqués par ces chaussures. Un fabricant espagnol qui a tranquillement pompé les modèles pied-de-poule de la collection Clergerie, A/H 07-08. Bref, rien à sauver. A part Annabel Winship, invitée par le salon dans l'espace créateur, la miss semble engranger les commandes, tant mieux.

Bruce © 2008 Annabel Winship

Je me suis arrêtée un instant, le temps de me demander si les bottines en cuir métallisé, j'allais les prendre en rouge, en rose pale ou en bleu et rose. Big question! J'ai aussi fait la connaissance de deux designers brésiliens qui lancent leur première collection, concept écolo, fabriquée à Romans-sur-Isère. C'est suffisamment rare par les temps qui courent, de voir des souliers fabriqués à Romans, pour que j'y revienne bientôt.

When you love shoes, going to the MIDEC, the International footwear exhibition and trade fair, is some kind of a nightmare. I tried to find an interesting brand or collection but I just couldn't find one. I spotted two brands selling Croc shoes, spare me! Around the Chinese stands I smelt strange whiffs of glue and I got the feeling that my feet could be intoxicated by those Chinese shoes. And I noticed that a Spanish manufacturer had copied the hound's-tooth models of Robert Clergerie F/W 07-08 collection. You see, no stands to save except Annabel Winship who was invited by the organization. It seems that buyers are taking orders, which is great for her. I stopped at her stand and while I was looking once more at her Winter's collection, I was wondering in what color I will take the metalized leather boots, in red, soft pink, pink and blue. Big issue! I also met two Brazilian designers who launched their first collection, ecological concept, manufactured in Romans-sur-Isère. It's so rare to see shoes made in Romans nowadays that I will get back on it soon.

23 févr. 2008

Shoe Love by Sergio Rossi



Découvert par Géraldine sur le webzine We love Paris. Très fort Sergio, on a tout de suite envie d'une paire d'escarpins rouges.

Found by Géraldine on the French webzine We love Paris. Don't you feel an urge for a new pair of Sergio Rossi, red or not?

21 févr. 2008

Summer's collection : Mecanicokets by Jancovek

Je vous ai déjà parlé de Sandie Jancovek que j'ai rencontrée sur le salon The Box. Pendant que les souliers Perugia s'arrachaient à prix d'or à la vente Denise et Paul Poiret, je prenais un café avec le demoiselle qui m'avait apporté quelques uns des douze modèles de sa collection d'été. Après plus de cinq ans à travailler sur les collections chaussures de Sonia Rykiel auprès d'Ernesto Esposito, elle a décidé de créer sa marque et de se lancer dans l'aventure avec passion et courage, car mine de rien il en faut. Cette collection de "Mecanicokets", contraction de mécanique et coquet, résume son style, contraste de matériaux issus de l'industrie (vis, boulons ou écrous que l'on retrouve dans la forme de certains talons) et des matières délicates comme le satin ou le gros grain. Elle s'est inspirée du style Art-Déco, a joué de la transparence du plexi et des reflets miroir, s'est amusée à rehausser ses modèles de touches de couleurs acidulées. Je trouve un certain charme à cette première collection et certains modèles de sandales me plaisent beaucoup.



Si cela vous intéresse, tous les modèles sont visibles sur son site. Je sais déjà qu'on pourra les trouver chez American Retro.

S/S 08 collection by Jancovek. I've already told you about this new designer I met at The Box. While the Perugia's shoes from Denise Poiret's wardrobe were sold at Drouot, I was having a coffee with Sandie Jancovek who brought me some of the twelve models of her S/S 08 collection. The name and concept of this collection is "Mecanicoket" which synthesizes the mix between soft and silky fabrics like satin and the mechanical world by using nuts and bolts, that you can also find in some of the heel's shape. She took her inspiration in the Art Deco's style using the Plexiglas transparency, playing with mirror's reflections, and enhancing the models with bright colors. I'm pretty fond of the sandals, if you're interesting all the collection can be seen on her website.

20 févr. 2008

Paris



Next week is fashion week! comme le dit ce clip du collectif GlitzCafé. Voilà t'y pas que l'ami Willing me met la pression pour que j'en réalise un la semaine prochaine. Le dernier que j'ai fait, il est visible ici. Au fait, comment vous trouvez les petites plumes de mon bonnet?

Next week is fashion week! says this new video from the collective GlitzCafé. It seems that my friend G. Willing wants me to make a new one next week. You can watch the last video I made here. By the way what do you think of the little feathers on my hat?

Jean-Charles de Castelbajac / Charles Jourdan



© 2008 Miss Glitzy
Vous allez penser que je suis obsédée par Charles Jourdan, mais en passant par hasard en fin d'après-midi rue Vauvilliers, où il est difficile de ne pas être attiré par les vitrines de la boutique JC de Castelbajac, je fus surprise de voir que les souliers exposés étaient signés Charles Jourdan. Renseignements pris, ce sont les prototypes du défilé de la collection P/E 08, réalisés avant la liquidation et qui ne seront bien évidemment pas commercialisés.

You are going to think that I'm obsessed with Charles Jourdan, but as I was walking "Rue Vauvilliers", Paris 1er, I was attracted by the windows of JC de Castelbajac's boutique and was really surprised to see that the shoes were designed by Charles Jourdan. In fact, they are the prototypes made for the S/S 08 show and are not for sale.

19 févr. 2008

Charles Jourdan : Suite du Feuilleton

Comme annoncé, Hervé Novelli, secrétaire d'état aux entreprises, s'est mobilisé pour trouver des solutions industrielles suite à la liquidation de Charles Jourdan. Six projets de reprise ont déjà été déposés auprès du tribunal de commerce mais ce n'est pas gagné. Premièrement parce que la marque est toujours détenue par un holding dont les actifs sont sous main de la justice suisse. L'instruction est en cours mais est loin d'être terminée. Deuxièmement, le liquidateur judiciaire a annoncé la couleur, en déclarant que le choix du juge Lionel Faure dépendrait du montant proposé par les repreneurs pour racheter les actifs de la société et non des projets industriels et sociaux. Verdict le 29 février.

Ce qui me surprend toujours lorsque je lis des articles sur l'industrie de la chaussure de luxe, c'est la sempiternelle rengaine du "savoir-faire et de la qualité française". Si tel était le cas, les maisons de luxe françaises n'auraient pas, à l'instar de Chanel il y a quelques années, renoncé à faire fabriquer leurs collections en France. Je ne parle même pas des coûts de fabrication qui empêchent n'importe quel jeune créateur qui lance sa marque d'envisager un seul instant un "made in France". Sans compter que la réponse des entreprises françaises à quelqu'un qui débute ou qui a dessiné une collection un peu particulière est "non, ce n'est pas possible". Comment dans ces conditions voulez-vous que ça fonctionne? Bon voilà, c'était mon coup de gueule du mardi.


Je râle, je râle, et pourtant, lors d'un week-end fin janvier sur les bords du lac Léman, j'ai été surprise de tomber sur une boutique Charles Jourdan. En France, elles ont toutes fermé au moment de la liquidation, mais là, à Genève, il y avait encore des souliers Jourdan en vitrine, soldés qui plus est. Il est possible que cette boutique disparaisse comme les autres, la vendeuse, charmante, n'en savait rien, mais moi ce qui m'importait c'était ces sandales en daim noir et cuir argenté.

© 2008 Miss Glitzy

Je les ai vu, je les voulais, malgré les talons de 12 cm et la cambrure vertigineuse pour mes petons sensibles. Elles m'ont fait penser aux années 20, elles m'ont fait de l'oeil, du pied, comment leur résister... Sandales de tapis rouge, je ne sais vraiment pas à quelle occasion je pourrais les porter, mais qu'importe. Si la marque disparaît, j'aurais au moins une paire de la dernière collection.

Summary in English about Charles Jourdan

As I've already told you, Herve Novelli, State Secretary for enterprises and foreign commerce, is trying to find industrial solutions to save the French luxury footwear Charles Jourdan after its bankruptcy last December. The several propositions will be examined by the judge in charge of the case. Verdict February 29.
In France, all the boutiques closed when Charles Jourdan was declared bankrupt. So I was very surprised to find one left in Geneva while I was spending some time there the last week-end of January. And when I saw these sandals in black suede and silver leather on sales in the window I walked in to try them on. But I already knew that I wanted them desperately despite the high heels and the vertiginous arch. They remains me of the twenties, I found them so beautiful that I couldn't resist to buy them. Anyway, if the brand actually disappeared I now have a pair of the last collection and I'm proud of it.

18 févr. 2008

Place de l'Etoile

Japanese Gold © 2008 Miss Glitzy

Shoe Addicts : Objet de Fantasmes

En lisant ce matin l'article de Libération consacré à la traduction française de Shoe Addicts (sic), roman de Beth Harbison, je me suis dit qu'à tous les coups les magazines féminins allaient nous en faire la chronique. Ils ne se sont pas foulés chez Fleuve Noir, même couleur rose Barbie, même typo, même escarpins rouges dans leur petite boite, le public est clairement ciblé. Le pitch: quatre femmes d'horizons différents mais qui ont en commun la même pointure et la même addiction se retrouvent toutes les semaines pour échanger leurs objets de désir et fantasmes et au fil du temps révéler leurs secrets les plus intimes. Comme j'étais dans le coin, j'ai fait un saut chez Smith pour acheter la version originale que je n'ai évidemment pas trouvée. Et ce n'est pas plus mal car je peux ainsi continuer en toute quiétude mes propres histoires concernant cet accessoire fantasmatique. Et j'ai à lire un autre roman, The Shoe Queen d'Anna Davis, une histoire de rivalité féminine autour d'un créateur excentrique à Paris dans les années 20, et qui promet d'être délicieusement kitsch.

As I read this morning in a French newspaper an article about the translation in French of Beth Harbison's novel "Shoe Addicts Anonymous", I thought that every women's magazines are gonna tell us about it. The French publisher kept the tittle except for "Anonymous" as we use to call ourselves "Shoe addict" even in France. But he didn't change the cover. It's the same Barbie pink, the same typography and little red pumps in the box, which clearly target the audience. The pitch : four different women who shared the same shoe size and lust for fabulous footwear. They meet Tuesday nights to trade shoes, become friends and share their intimacy and problems. As I was near Smith, the English bookstore, I stopped by in order to find the original one but couldn't find it. And finally I prefer that because I can keep on writing freely my own stories about this accessory of desire. Furthermore I've got another novel to read, "The Shoe Queen" written by Anna Davis, a story about the rivalry between two women addicted to luxurious footwear in Paris during the twenties, and an eccentric shoe designer for whom they will die for. Surely it's gonna be deliciously kitschy.

17 févr. 2008

Sunday Boots

© 2008 Miss Glitzy
La miss attendait Place Saint-Michel en début d'après-midi au milieu des quelques manifestants présents pour réclamer le retour du franc. Elle n'en faisait pas partie, plutôt dans l'attente d'un Valentin ou d'une amie. Quant aux manifestants, ambiance Renouveau Français, c'étaient souliers de personnes agées et Doc Martens de cranes rasés. Drôle de mélange que j'ai abandonné pour une balade sur les bord de la Seine.

I spotted these boots this afternoon at the "Place Saint-Michel", the young lady was waiting among demonstrators asking for the come-back of the Franc, our former currency. It was quite obvious that she was not taking part in this meeting. As for the shoes of the demonstrators, it was a mix between the kind of shoes older people can wear and the Doc Martens of some skin heads. I left this strange crowd and its nationalist revival for a chilly but sunny walk on the banks of the river.

15 févr. 2008

Retour au présent / What about today?

L'hiver se rappelle à notre bon souvenir et les mains gantées ne se prêtent guère à la prise de vue. Mais j'ai reçu d'un ami, très au fait de mon addiction, ces photos. Il voit dans ces petits talons la fin des Converse, je n'en suis pas si sûre. La marque fête son centenaire, on devrait en entendre parler très bientôt.

Death of Converse © 2008 Jimmy Cash

Red Lights © 2008 Jimmy Cash
Concernant ces bottines, ce rond rouge sur la semelle me dit bien quelque chose mais impossible de retrouver le nom de la marque. Vous avez une idée?

After almost a week with a sunny weather which gave us the feeling that Spring was coming, we're back in Winter with cold and gray sky. As I wear gloves I don't feel like taking pictures but hopefully a friend of mine who's aware of my shoe addiction sent me those. He sees in the low heels the end of Converse but I'm not sure about it. This year is the centenary of the brand and I guess we are going to hear about it pretty soon. About the boots I just can't remember the name of the brand with this red ring on the sole. Any idea?

14 févr. 2008

Vente Paul et Denise Poiret : Perugia et autres souliers

Comme je vous l'ai annoncé précédemment, la vente des vêtements et accessoires de Denise Boulet-Poiret a lieu cet après-midi à Drouot. Je suis passée à l'exposition hier pour prendre quelques photographies des souliers mis en vente ce qui ne fut pas chose facile avec les multiples reflets des vitrines.

La boite avec l'adresse à Nice où Paul Poiret découvrit André Perugia et le fit venir à Paris au début des années 20.

Deux paires de souliers à talon bottine, circa 1922. La première en ottoman gris, empeigne montante, recouverte de tapisserie d'Aubusson, fond ivoire. La deuxième, modèle la Chasse, en galuchat vert rehaussé de quatre liserés aux couleurs, empeigne montante, recouverte de tapisserie aux petits points d'après un dessin de Guy Arnoux. Ces deux modèles sont très proches des formes de souliers du XVIIIème siècle.

Paire de souliers à bride en cuir métallisé argent, circa 1920, effet de mosaïque de type arlequin par du velours noir, talon bottine en métal argenté en partie martelé. Là, on se rapproche plus des formes qui marqueront les années folles, avec le Salomé et le Charles IX.

Souliers de J. Marche, circa 1924, à talon bottine en soie métallisée tissé or, empeigne ornée de cuir métallisé de même couleur souligné de chevreau couleur framboise. Denise Poiret les portait avec une robe du soir de forme droite en lamé vieil or gaufré verticalement, elle aussi mis en vente.

Enfin, j'aime beaucoup cette paire de bottines non signée à lacets, semelle plate en suédine vert émeraude, de la deuxième moitié du XIXème siècle. Il y a de fortes chances pour que ces pièces de collection soient achetées par le musée Galliera ou celui des Arts Décoratifs et qu'on les retrouvera au gré des expositions. Pour un aperçu des vêtements mis en vente, faites un tour chez Géraldine et son Café Mode.

Edit du 15/02/2008. Je viens de lire qu'une des deux paires de Perugia recouvertes de tapisserie avait atteint la somme de 21 875 euros, ça me laisse rêveuse...


As I told you previously the auction of Denise Boulet Poiret's wardrobe takes place today at Drouot. I went ot the exhibition yesterday and tried to take some pictures of the shoes designed by Perugia and others which was not easy because of the reflections in the windows. I did my best. I was pleased to see a shoe box with the address in Nice because it was there that Paul Poiret met Perugia and asked him to go with him in Paris at the beginning of the twenties.
The first two pairs were made around 1922 but the shapes looks like those of the eighteen century, they are both covered with French tapestry. The next one (1920), in a silver metalized leather and strap with a mosaic pattern made with black velvet is close to the fashion shapes and models of the twenties like the Salomé.
Then a pair of shoes by J. Marche (I don't know anything about this shoemaker), made around 1924 in golden silk and metalized leather underlined with raspberry color's leather kid. Denise Poiret was wearing them with an evening dress in gold lamé which will be sell today as well. Finally, I really like these pair of boots in green emerald suede with laces, flat soles, from the middle of the nineteen century. I guess those collectibles will be bought by museums like Galliera or the Arts Décoratifs. If you want to take a look at the clothes, please go to Cafe Mode. And for a text in English about this auction, read Aurea.

Last edit. I've just read that one the Perugia's pair covered with tapestry has been sold 21.875 euros, quite an amount...

11 févr. 2008

Petite histoire de la Botte

Détail d'un dessin de Gerda Wegener
Pour celles et ceux qui aiment les bottes, je vous recommande la lecture du texte de Poirette, qui nous livre en son boudoir plein d'histoires sur cet objet de désir.

Carla from Shoes Mend Hearts kindly sent me comment with a translation of the note below. I just modified it a little bit: For those who love boots and understand French, I invite you to read Poirette's article. She delivers to us from her boudoir many stories about this object of desire.

Une Vie en Formes et...

© 2008 Miss Glitzy
Samedi matin, j'avais rendez-vous avec des anciens élèves de L'atelier de Maurice Arnoult pour dépoussiérez et déménager ses souliers créés au fil des années et les formes en bois de ses clientes. L'association organise une exposition au mois de juin aux Ateliers de la Mairie de Paris pour rendre hommage à ce bottier presque centenaire. Un blog consacré à cet évènement et à l'atelier va être ouvert prochainement, je vous en reparle très vite. J'ai déjà eu l'occasion de vous parler de lui, ici et de la première exposition organisée par l'association . Nous avons déjeuné chez lui, il est intarissable lorsqu'il parle de sa vie, de Belleville et de son métier et c'est toujours un plaisir de l'écouter. Il m'a raconté sa visite à dix-sept ans chez Hellstern and Sons, une autre de mes fixettes historiques, et ça m'a donné envie d'en savoir encore plus sur cette maison. Nous l'avons laissé faire une sieste bien méritée, il faisait beau et j'ai décidé de rentrer à pied. Belleville - Mairie du 18ème avec quand même en tête une escale chez Karine Arabian...

Saturday morning I got a meeting at the workshop of Maurice Arnoult, the oldest bespoke shoemaker in Paris, with some of his former students, also members of the association created two years ago to support Maurice who keeps on passing on his knowledges and craftsmanship. We spent the morning to clean his shoes and the wooden lasts of his customers and brought them back to his apartment in order to prepare an exhibition opening in June in Paris. It will be an homage to this man who is almost hundred year old, and the occasion to present the works of his student. A blog about this project will open soon, I let you know. I've already talked about him here and mentioned the first exhibition organized by the association there. We had lunch with him and it's always a pleasure to listen to him talking about his life. He told me about his visit when he was seventeen years old to Hellstern and Sons, another of my historical obsession, and I now wanted to know more about these shoemakers. We left him in the afternoon, the weather was beautiful so I felt like walking back home having in mind a visit to Karine Arabian's boutique...

Karine Arabian / Clap : Première Paire

© 2008 Miss Glitzy
C'est en lisant mercredi dernier le billet de Material Girl sur ses escarpins Karine Arabian, avec leur désormais fameux bout pointu arrondi asymétrique qu'elle porte toujours avec bonheur, que le besoin de faire un tour dans sa boutique s'est insinué dans mon esprit. Après tout on est encore en période de soldes, je ne pouvais pas ne pas me rendre compte par moi même du confort de ses souliers, ça fait un peu partie de mon travail... toutes les raisons sont bonnes!
Donc, de Belleville au 18ème, j'ai fait une halte rue Papillon où je me suis débarassée de mon manteau, sac et autre écharpe pour essayer des souliers. Accueil chaleureux, boutique où l'on peut déambuler en toute tranquilité, se dire que oui, décidément, on se sent bien dedans, observer les autres clientes, discuter, bref que du plaisir. Impossible dès lors de ne pas se laisser tenter. Alors voilà, nouvelle paire, nouvelle boite (heureusement qu'elles peuvent s'empiler), des escarpins au talon idéal, d'une couleur qui n'est ni or, ni bronze, ni argent mais "canon de fusil", de quoi se sentir amazone du bitume. Il paraît que ce cuir reflète les teintes des vêtements que l'on porte, je trouve que ça leur donne un petit côté magique.

Sinon, j'ai découvert rue des Petites Ecuries, la boutique Lili Cabas d'une créatrice de sacs qui m'ont bien plu. J'en ai acheté un pour ma petite soeur, pour le plaisir d'offrir et la joie de recevoir.

When I read on a French Blog how Material Girl was still so pleased by her Karine Arabian's pumps, with its now famous asymmetrical round/pointy shape, I thought that it was time to check by myself. Sales are still going on and in a kind of way it's part of my job, well I can find many good reasons to try her shoes on. So I did it. I went to the boutique and was pleased to take off my coat and scarf, put my bag on a seat, and try different models. I love those shopping moments, when you walk in the shop thinking that the shoes fit you so well, that it would be great to wear them with this dress or this skirt, watching girls doing the same. So be it, I can't resist so I bought this new pair of pumps. The heel's high is perfect, the color is special, not gold, silver nor bronze, but "canon de fusil" in French, which I may translate into "gun's barrel"... They told me that the leather reflects the shades of the clothes you wear, I don't experiment it yet but I think it gives them a magical touch.

Otherwise, I found in a pretty shop a new brand of bags, Lili Cabas and bought one for my little sister. A pretty a good afternoon.

8 févr. 2008

Comme un air de Printemps / Spring is in the air

© 2008 Miss Glitzy
Me revoilou. Partir-revenir, y'a pas à dire ça fait du bien. Après quelques besognes administratives matinales, j'ai abandonné mes bottines à talons portées pendant trois jours pour mes Nike fatiguées (il va falloir que je songe à les remplacer). J'avais envie de marcher un peu dans Paris afin de profiter de cette atmosphère printanière, direction Drouot. Informée par Géraldine de la mise en vente la semaine prochaine de vêtements et accessoires provenant de la garde-robe de Denise Boulet-Poiret, je voulais jeter un oeil au catalogue, que j'ai évidemment acheté. Parce que qui dit vêtements de Paul Poiret, dit souliers d'André Perugia, et j'ai comme l'impression que je suis en train de faire une fixette obsessionnelle sur ce bottier...
Bref, les commissaires priseurs Beaussant Lefèvre ont été chargés par les enfants de Colin Poiret de vendre une collection précieusement conservée, et il y a effectivement quelques paires de Pérugia datant des années 20 estimées entre 400 et 600 euros. Si je peux, j'irais assister à la vente, juste pour voir à combien elles partent.

Il y quelque chose de très émouvant à voir ces vêtements et accessoires en ayant en tête ces mots de Poiret. "Ma femme est l'inspiratrice de mes créations, elle incarne toutes mes convictions." Lorsqu'il l'épouse en 1905, il a déjà créé sa propre maison de couture et habille les femmes élégantes de la capitale. Elle est une jeune fille provinciale de dix-neuf ans, une amie d'enfance, dont il sera le Pygmalion, créant pour elle un style. "En habillant madame Poiret, je m'attache à retrancher, non à ajouter, j'ai la conviction que chaque femme devrait rechercher cette simplicité." (Vogue, 1913). La garde robe reflète la vie du couple, fêtes, voyages, souvenirs intimes de leur vie familiale. Que la date choisie pour la vente soit le 14 février, cela semble évident. Alors un air de Printemps ou un air de romance?

Vêtements et accessoires provenant de la garde-robe de Denise Boulet-Poiret

Jeudi 14 février 2008 à 14h30
Drouot Richelieu - salle 9
9, rue Drouot 75009 Paris

Exposition le 13 février de 11h à 18h et le 14 de 11h à 12h.

Well I'm glad to be back as I was happy to leave Paris for a few days. After dealing with administrative duties in the morning, the weather was so sunny and warm that I felt like taking a walk in the streets to Drouot, the Parisian auctions house. I read that next week the French auctioneer Beaussant Lefèvre will sell clothes and accessories from Denise Boulet-Poiret's wardrobe and I wanted to check in the catalog if there will be some pairs of shoes by Perugia. And there are a few pairs designed in the twenties. If I could I will go to the auction just to see if the bids would be higher than the estimations (from €400 to €600). I think I'm getting a bit obsessional with this shoemaker and owning a pair is some kind of a dream.
There is something really moving to look at those clothes and accessories while thinking of Paul Poiret saying in Vogue (1913) that her wife inspires all his creation and personifies all his beliefs. When he married her in 1905, he was already famous and dressed all the elegant Parisian women. She was a provincial young woman of nineteen years old and he was her Pygmalion creating for her a new style. The wardrobe reflects the life of the couple, their travels around the world, like a memory of their intimacy. I like the idea that the date chosen is Valentine's day. So is it Spring or romance in the air?

Clothes and accessories from Denise Boulet-Poiret's wardrobe
Thursday February 14 at 14:30 pm
Drouot Richelieu - Room 9
9, rue Drouot 75009 Paris

Exhibition February 13 from 11 am to 18 pm and February 14 from 11 am to 12 am.

5 févr. 2008

Expo Pas à Pas, l'art de la chaussure, au Musée de Saint-Maur

Avant de vous quitter pour quelques jours, je voulais vous parler d'une très jolie exposition que j'ai visitée la semaine dernière au Musée de Saint-Maur, Villa Médicis.

Au départ, rien ne prédestinait ce musée à faire une exposition sur l'art de la chaussure, si ce n'est le hasard de rencontres et le désir de sortir des sentiers battus. La conservatrice et son équipe se sont donc lancées dans l'aventure, trouvant auprès du Musée International de la Chaussure de Romans et de la Bibliothèque Nationale un soutien précieux. De nombreux modèles proviennent de la collection du musée de Romans, ce qui m'a permis d'en constater la richesse en attendant de pouvoir le visiter. L'exposition s'articule autour de différents thèmes qui offrent un bel aperçu historique et esthétique de l'art du soulier.

L'établi du bottier autour duquel sont expliquées les différentes techniques artisanales et les étapes de la fabrication d'une botte.

Les matières, sachant qu'à partir de la Renaissance tous les types de peaux sont travaillés, et les Derby, Richelieu et autres Salomé... Un espace est consacré à l'histoire du talon aiguille et expose des modèles de Roger Vivier qui s'est attaché à en révolutionner les formes, du talon "Choc" au "Virgule" et "Polichinelle". Les éléments décoratifs, bien évidemment, avec les Rosettes, les boucles qui triomphent sur les souliers masculins au XVIIème siècle et qui reviendront en force à la Belle Epoque, pendant les Années Folles, et qui ma foi sont toujours d'actualité.

Je ne résiste pas à l'envie de vous montrer ce soulier de Hellstern and Sons, maison que j'ai découvert en visitant l'exposition du Musée Galliera sur les Années Folles. Provenant de la collection du Musée de Romans, il est en chevreau, strass, métal, cuir et celluloïd, il date de 1925-1930, et je lui trouve pourtant une folle modernité.

Comment ne pas parler des bottes et des bottines... L'audio-guide, très bien fait, que j'ai pris pour visiter l'exposition donne un court extrait du livre de Zola, Au Bonheur des Dames, sur la frénésie d'achat devant les nouveaux modèles de bottines qui m'a donné envie de le relire. J'ai été aussi particulièrement contente de pouvoir admirer deux souliers ayant appartenu à l'impératrice Joséphine, qui en possédait plus de cinq cent paires, ce qui fit très certainement la fortune du bottier Jansenn.

© 2008 Miss Glitzy
Outre les modèles plus récents de Robert Clergerie, Charles Jourdan, Andréa Pfister, Massaro..., qui témoignent des collaborations avec les maisons de couture, sont exposées des affiches et des photographies. Celle de Mistinguett et ses célèbres gambettes qui posent en 1934 devant sa collection de souliers alignés sur des marches m'a amusée, j'en ai compté plus de cent paires. Enfin, il y a dans la dernière salle, une réplique réalisée par Jourdan d'une sandale de Perugia "hommage à Picasso", en chevreau et veau velours, qui est une petite oeuvre d'art. Quand les créateurs de souliers s'inspirent des artistes et les artistes de ces souliers, "la boucle est bouclée" et clôt cette exposition.

Pas à Pas, l'art de la chaussure,
Jusqu'au 30 mars 2008
Entrée gratuite du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h,
le dimanche de 11H à 13h et de 14h à 19h.

Musée de Saint-Maur, Villa Médicis
5, rue Saint-Hilaire 94210 La Varenne
tel; 01 48 86 33 28
Infos pratiques : ici.
Si vous y allez en RER, prenez la sortie 1 (avenue du Mesnil), le musée est à peine à 5mn à pied.

If by any chance you plan a trip to Paris I invite you to take the A line of the RER to the town of Saint-Maur and its museum where I visited an interesting exhibition about the art and history of shoes last week. To begin with there was no reason for this museum to organize this exhibition except the desire to explore new artistic area. The curator and her team found a precious support from the National Library and the International Shoe Museum of Romans which lent several models from its highly valuable collection. The title, "Pas à Pas" which means Step by Step, summarizes this exhibition organized in different themes. First the bench of the shoemaker and the various technics and steps needed in the fabrication of a boot and the materials as leather and others fabrics used during centuries. Then a space dedicated to the heels with pumps designed by Roger Vivier who revolutionized their shapes in the fifties and sixties with his "Choc", "Virgule" and "Polichinelle" heels. Infortunately I didn't have the right to photograph them. But I did took one of the shoe designed by Hellstern and Sons, a shoemaker I discovered when I visited the exhibition about the Roaring Twenties at the Musée Galliera. It was made between 1925-1930, in kid leather, metal, strass and celluloid, and I think it's still very modern. You can't talk about shoes without dealing with boots and it's always a pleasure to admire those designed at the beginning of the twentieth century. I was also pleased to see two models of shoe from the Empress Joséphine's collection (around 1810) as I knew that she owned more than five hundred pairs.
The recent pairs made by Robert Clergerie, Andréa Pfister, Charles Jourdan or Massaro show the collaboration between those shoemakers and the Haute Couture like Chanel, Dior or Paco Rabanne. Finally in the last room I took time to admire a copy made by Jourdan of a sandal designed by Perugia in 1950, an artistic homage to Picasso, in kid and calf leather. A fine way to reveal how shoemakers can be inspired by painters and painters by shoes. This exhibition don't pretend to be exhaustive but all the models, pictures and ads are chosen with taste and gave an interesting view of the shoe's history.

Pas à Pas, l'art de la chaussure,
Until March 30, 2008
Free entrance, Tuesday to Saturday from 10 am to 12 am and 14 pm to 18 pm,
Sunday from 11 am to 13 pm and 14 pm to 19 pm.

Musée de Saint-Maur, Villa Médicis
5, rue Saint-Hilaire 94210 La Varenne
tel; 01 48 86 33 28
All informations (but in French): here.
If you go by the RER, line A2, take the exit 1 (avenue du Mesnil), it takes less than 5 mn by foot to reach the museum.