30 avr. 2008

Let's Mess Around


Il n'y a pas si longtemps, je vous parlais de salons et du Midec, et voilà qu'un nouveau venu entre en piste. Mess Around, un nom qui sonne bien et qui me plaît, se déroulera du 7 au 9 septembre prochain aux Docks de Paris, Porte de la Chapelle. Soit à l'opposée de la Porte de Versailles qui accueillera du 4 au 6 septembre le salon de la Maroquinerie, nouveau propriétaire du Midec. Concurrence, et j'espère saine émulation, car il était plus que temps de dépoussiérez les salons de la chaussure en France. Aux commandes de Mess Around, Jean-Paul Leroux compte attirer deux cents exposants et donner au marché de la chaussure un rendez-vous professionnel plus convivial et festif. Affaire à suivre. Quant à la nouvelle manifestation réunissant le Midec et le salon de la Maroquinerie, on devrait en savoir plus le 20 mai. 

Few days ago I told you about footwear tradeshows and the Midec and a new one will take place in Paris in September. Mess Around, a name that I already like, will follow the one organized by the Fine Leather Goods Trade Show and I hope that this new concurrent will stimulate the dullish French tradeshow I attended in March. Mess Around directed by Jean-Paul Leroux expects 200 hundred exhibitors and wants to give to the trade footwear a feisty meeting. Something I will follow. And we will know more about the Fine Leather Goods Trade Show and the Midec at the end in May.

29 avr. 2008

Une Nouvelle Histoire

Parfois en feuilletant les magazines féminins, en l'occurrence un Marie-Claire, on tombe sur des textes d'hommes qui s'interrogent devant la multitude de boites de chaussures dans les placards féminins. J'ai bien aimé la fin de celui-ci:

"En fait les femmes n'achètent pas des chaussures. Elles mettent un pied dans une vie parallèle. Une vie en couleur, comme toutes ces boites. Elles chaussent une humeur, composent un tableau, habillent le temps, changent de point de vue, de peau, de personnages et d'allure. Leurs chaussures sont des pinceaux et des fusains qui racontent une histoire différente chaque jour... Si nous étions plus attentifs, plus sensibles, nous saisirions qu'au fond de chaque boite, il y a une histoire." David Abiker

Et si le temps était un peu plus clément, je partirais bien en quête d'une nouvelle histoire. 

Often it amused me to read in magazines texts written by men about women shoe boxes's collection. And I like the end of this one I read in Marie Claire so I tried to translate it for you.

In fact women don't buy shoes, they take a step in a coexisting life. A colourful one like all those shoe boxes. It put them in a peculiar mood and they draw a painting, change their points of view, their skins, their styles and let them be a new character. Shoes are like brushes and pencils wich tell a different story every day... If only we were more careful and sensitive, we could understand that in the bottom of each box there is a story. 

And if the weather wasn't so rainy and windy, I would go shopping looking for a new story. 

28 avr. 2008

Dans l'Atelier de Maurice

Me voilà de retour d'un week-end normand, en famille, de ces moments qui font du bien et qui vous permettent de soigner rhume et bronchite. Avant de partir, je suis passée à l'atelier de Maurice Arnoult pour y faire quelques photos.


J'ai déjà eu l'occasion de vous parler de ce bottier de Belleville, presque centenaire, ici et .

© 2008 Miss Glitzy
Au mois de juin, aura lieu aux Ateliers de la Mairie de Paris une exposition pour fêter son centenaire, dans laquelle seront présentés ses modèles et ceux de ses élèves réalisés pour l'occasion. L'association l'Atelier de Maurice Arnoult organise cette exposition et a créé un blog afin de vous faire découvrir un peu mieux cet homme, ce qu'il a transmis et continue à transmettre. 

I just came back from a week-end in Normandy in my family, the kind of moments which make me feel better especially when I got a bad cold. Before leaving Paris, I went to Maurice Arnoult's workshop to take some pictures. I've already told you about this almost centenary bespoke shoemaker here and there. In June, there will be an exhibition in Paris to celebrate his anniversary, where some of his creation and those of his students will be shown. A blog has been created for the occasion (I'm sorry but it's in French) in order to give you some informations about this exhibition, about him and his work.

25 avr. 2008

Chrissie Morris

Découverte via un article de JC Report, voici quelques modèles de Chrissie Morris, jeune anglaise installée à Milan où elle a lancé sa marque en 2007. Au départ, la miss s'était spécialisée dans la maille et c'est en arrivant à Milan pour terminer ses études qu'elle est tombée amoureuse du cuir l'incluant dans sa collection de fin d'études. Désirant continuer son travail sur le cuir, elle a bifurqué vers la chaussure, travaillant d'abord pour une marque espagnole, Sinela Gallery, avant de créer ses propres collections. Très inspirée par le style Art-Déco, elle en retravaille les formes, utilisant des matériaux luxueux tels que le python ou plus inhabituels comme la raie, les ornant de pierres semi-précieuses ou de cristaux. Je pouvais difficilement rester insensible à son style étant moi-même une très grande fan des années vingt. Son site étant en construction, je ne peux vous dire où trouver ces "petits bijoux" comme elle se plaît à les nommer, mais je vais me renseigner.

SS 08 - Fanny © 2008 Chrissie Morris

SS 08 - Adelina © 2008 Chrissie Morris

AW - Sis © 2008 Chrissie Morris

Sarah © 2008 Chrissie Morris

AW - Sunny © 2008 Chrissie Morris
Le "Jazz Age" étant dans l'air du temps chez certaines créatrices, je ne résiste pas à l'envie de vous montrer une robe de Lovenia par Heidi Handler qui pourrait très bien se marier avec les modèles de Chrissie Morris.
"Jean Harlow et Eddie Sedgwick prennent le thé chez Tamara de Lempicka avant d'aller voir un spectacle de Joséphine Baker à Paris." Où trouver ces merveilles? A New-York. 

Here are some models of Chrissie Morris's collection, a young British designer based in Milan I discovered in a JC Report's article. A former student in knitwear at the Liverpool John Moores University, she went to Milan for post graduated studies and fall in love with the city's famed leather including the fabric in her master's thesis collection. And then, she decided to move into shoes, first working as a footwear designer for Sinela Gallery, a Spanish brand, until she launched her own label in 2007. Inspired by the art-deco design, she took a special attention to the details of lines and curves using unusual materials as python or stingray skins embedded with semiprecious stones and crystals. As I'm a great admirer of the twenties I couldn't resist to her style and creations. Her website is under construction so I can't tell you where you can find those "little jewels" as she called them but I try know. 
It seems that "Jazz A ge" is in the air for some designers. That's why I decided to show you this dress by Lovenia because I find that it could perfectly fit with Chrissie Morris's models. "It's the Jazz Age re-imagined" says Heidi Handler, "Jean Harlow and Eddie Sedgwick are having tea at Tamara de Lempicka's before catching a Josephine Baker show in Paris." And I know what she means. Where can you find this gorgeous dresses? In New York city.

23 avr. 2008

Mary Jane


© 2008 Miss Glitzy
Yesterday in the parisian subway. 

22 avr. 2008

I Love Italian Shoes

En feuilletant les magazines de mode, vous avez forcement vu ces publicités de l'A.N.C.I (l'association nationale des chausseurs italiens) qui à chaque fois m'interpellent. Certes l'accroche et les codes sont simples et efficaces, mais c'est surtout ce que la démarche dévoile qui m'intéresse et dont on ne trouve pas d'équivalent en France. Cette association regroupe près de 1000 entreprises dont le chiffre d'affaire représente à peu près 70% de l'ensemble de la production italienne de chaussures. Avec cette force de frappe, le prochain marché en ligne de mire pour les industriels italiens est la Russie, avec l'organisation par BolognaFiere et l'A.N.C.I du salon Obuv Mir Kozhi de Moscou qui ouvre ses portes aujourd'hui. 270 exposants sur 350 sont italiens, l'objectif étant de dépasser en 2008 les 18% d'exportation de produits de maroquinerie et de souliers enregistrés en 2007.

Pourquoi je vous parle de tout ça? Parce qu'en France, nous avons une Fédération Française de la Chaussure qui regroupe 112 adhérents, que son site n'est qu'en français, que les dernières informations datent de septembre 2006, que lorsque l'on clique sur les différentes rubriques telles que "l'activité de la fédération" ou "l'univers de la chaussure", il n'y a rien! (je sens que je vais me faire des amis...). Je vous invite à cliquer et à comparer avec celui de l'A.N.C.I, c'est étonnant. Certes, nous avons moins d'industriels et d'entreprises dans ce secteur que l'Italie, mais quand même! ou alors qu'il supprime ce site. Je ne vais pas revenir sur le dernier MIDEC, ni sur le fait qu'en septembre 2007, la société organisatrice du salon (la Sepic) a été vendue par la Fédération de la chaussure au groupe anglais Tarsus qui s'empressa trois mois plus tard de céder l'organisation de ce salon à la Fédération française de la maroquinerie. Drôle de deal... Je souhaite juste que la fusion du salon de la maroquinerie et de celui de la chaussure soient bénéfiques à ce dernier et que des marques françaises un peu prestigieuses y exposent de nouveau. Quant aux activités de cette Fédération, j'avoue que cela reste un mystère.

Et pub ou non, je note que depuis quelques temps, j'ai très envie d'aller faire un tour à Milan.

Everytime I see those ads of the A.N.C.I (The National Association of Italian Footwear Manufacturers) in fashion magazines it strikes me that there is no similar campaign in France. About 1,000 industrial enterprises belong to the Association and the turnover produced by the member companies represents more or less 70% of the overall Italian footwear production. The next target and market for those industries is Russia with the opening today of the Obuv Mir Kozhi Fair in Moscow organised by BolognaFiere and the A.N.C.I. 270 of the 350 exhibitors are Italian and the aim is to exceed the 18% of exports of Italian leather products registered in 2007.

Why am I talking about that. Just because in France there is also a
Fédération Française de la Chaussure (Association of French Footwear Manufacturers) with 112 members, but the website is written only in French, the last updates have been done in September 2006, and when you try the different headings there is nothing to read!!! Truly there is less industrials and enterprises in this area in France than in Italy but they could do better than that. I've already talked about the MIDEC Fair which was really uneventful. Now that this fair will be part of the Fine Leather Goods Trade Show I just hope that prestigious and interesting French brands will exhibit again. And about the activities of the Association I must admit that it remains a mystery.

I don't think the ads have something to do with it but I feel like taking some days off in Milan.

Flâner sur les Quais

© 2008 Miss Glitzy
While walking on Paris left bank.

18 avr. 2008

Libre Echange

Hier, j'ai reçu un message de la directrice de communication du magazine online Prestigium m'annonçant que mon article sur Ferragamo avait été sélectionné dans leur rubrique le Meilleur des Blogs. Non seulement cela m'a fait diablement plaisir mais en plus cela m'a permis de découvrir ce magazine, très agréable à consulter et nouvelle source d'informations. Encore merci.

Yesterday I received a nice email from the French online magazine Prestigium telling me that my article about Ferragamo had been selected in their heading "The Best of the Blogs". I was very pleased and it gave me the opportunity to discover this magazine, a new source of informations.

17 avr. 2008

Zapatos Zapatistas

Ça pourrait être une rubrique, la chaussure dans la peinture, mais je doute que j'aurais le temps de faire ce type de recherches. Sauf si, comme l'ami qui m'a envoyé cette photo d'un tableau d'un artiste mexicain contemporain, vous avez d'autres exemples à me proposer.

Cisco Jiménez: Zapatos, zapatistas, 1993
Museo Andrès Blaisten de Mexico

Voilà ce que j'ai trouvé sur Cisco Jiménez. Il est né à Cuernacava, capitale de l'état de Morelos en 1969. Après des études dans une école d'art de sa ville natale, il a étudié le dessin industriel pendant trois ans, puis s'est envolé pour New York en 1991 où il résida six mois. Il a exposé dans les galeries les plus importantes du Mexique, aux Etats-Unis et en Europe et a participé aux biennales de Venise et de Montréal. Son travail s'inscrit dans la tradition de l'art populaire mexicain, utilisant les mots comme autant de messages éducatifs, politiques, religieux ou commerciaux, créant ainsi ses propres icônes avec des néologismes plein d'humour.

Mon espagnol est limité mais j'ai eu envie de connaître la signification des mots inscrits sur ces escarpins qui s'emboîtent les uns dans les autres ou se superposent étrangement. Ce sont le nom de villes. Jonacatepec se situe dans l'état de Morelos tout comme Zacatepec, quant à Ocosingo, c'est une ville de l'état du Chiapas. Hum hum..., sachant qu'Emiliano Zapata, célèbre révolutionnaire mexicain est né dans l'état de Morelos, que le Chiapas a été au coeur des opérations de l'Armée Zapatiste de Libération Nationale (vous vous souvenez sûrement du Ya Basta! du Sous-Commandant Marcos), et que "zapatos" en espagnol signifie chaussures, vous avez quelques clés pour apprécier cette peinture.

It could be a heading like "shoe in painting" but I don't think I'll have much time to do research on it. But if, like one of my friend who sent me this picture of a painting made by a Mexican contemporary artist, you've got another examples don't hesitate to email me. 
Here what I found about Cisco Jiménez. He is born in Cuernavaca, the capital city of the Morelos state, in 1969. He studied art in his hometown and after attended three years courses of industrial design. He moved to New York in 1991 where he spent six month. He had exhibited his works in the most important Mexican galleries, in the United States and Europe and participated to the Venice and Montreal biennales. His work fits in with the tradition of the Mexican popular art. He uses words as educational, political or religious messages, creating his own icons with neologisms full of humor.

My Spanish is far from being fluent but I wanted to know the meaning of the words written on these pumps which fit into each other or stack in such a strange way. Those are names of towns. Jonacatepec is in the state of Morelos just as Zacatepec while Ocosingo is in Chiapas. Well well... knowing that Emiliano Zapata, the famous Mexican revolutionary is born in the state of Morelos, that the Chiapas was the action field of the Zapatista Army of the National Liberation (you do remember the famous Ya Basta! of the subcomandante Marcos, dont't you?) and that "zapatas" means "shoes", here are some clues to understand and appreciate the painting.

15 avr. 2008

Ferragamo: Cap sur la Chine

En décidant de fêter les 80 ans de la marque à Shanghai fin mars, Ferragamo conforte son déploiement en Chine et n'a pas lésiné sur les moyens. Il faut dire que 47% de son chiffre d'affaire sont réalisés en Asie, dont 10% en Chine, et qu'avec l'ouverture de huit nouveaux magasins cette année (ce qui fera un total de vingt-cinq boutiques dans dix-huit villes), ce pourcentage devrait très certainement augmenter. D'autant que l'expansion en Asie devrait se poursuivre en Malaisie, à Macao, en Corée, à Hong-Kong et à Taiwan. Outre une rétrospective "Salvatore Ferragamo Evolving Legend" au Musée d'Art Contemporain (MOCA) mettant en scène trois cents modèles avec leurs dessins et patrons d'origine, la marque a offert un défilé présentant les collections homme et femme A-H 0809, dessinées respectivement par Massimiliano Giornetti et Christina Ortiz.


Toute la famille Ferragamo était réunie pour l'événement (je vous fait grâce de la liste de stars invitées pour l'occasion), particulièrement important aux yeux de Wanda, épouse de Salvatore et présidente d'honneur, qui a déclaré: "(..) c'est la première fois que nous ne présentons pas une rétrospective sur "l'homme" Salvatore mais plutôt sur l'entreprise qu'il a réussi à créer, son identité, ses innovations et ses valeurs."

Platform sandal with padded kid straps, sole composed of cork layers covered with various coloured suedes, 1938

Pour avoir lu avec intérêt son autobiographie, je sais que Salvatore avant de disparaître en 1961, avait déjà imaginé le développement de son entreprise dans le prêt-à-porter, initiant sa fille aînée aux arcanes du métier et confiant la direction de la maison à sa femme. Aurait-il été surpris du lancement d'une ligne de montres pour l'occasion (produit de luxe le plus vendu en Chine), ainsi que d'une eau de Cologne mixte, Tuscan Soul? Et lorsque l'on interroge Michele Norsa, président de la marque sur les développements futurs, il évoque une ligne de joaillerie d'ici quatre ou cinq ans et des hôtels Ferragamo. Je comprends mieux pourquoi l'entreprise, dont la famille détient 52% du capital, réfléchit à une possible introduction en bourse. Tout ce "brand stretching" me laisse un peu de marbre, mais ce sont les lois du marché et toute l'industrie du luxe fonctionne ainsi. Par contre, je ne me lasse pas de l'immense talent de Salvatore, dont voici quelques exemples, toujours aussi modernes et incroyablement novateurs lorsque l'on regarde les dates de création...

Sandal with the upper made up of black satin, wedge platform and heel made up of four convex layers of cork covered with alternate gilt and silver calf, 1938

F-shaped wedge heeled sandal with vamp formed of a single nylon thread, 1947

Je sais maintenant d'où vient l'inspiration de Giuseppe Zanotti pour la forme de ce talon.

Par ailleurs, j'ai appris que Nicole Brundage, dont j'ai parlé récemment à propos de sa collaboration avec Furla, travaille actuellement sur une mini collection pour Ferragamo. A suivre donc.

At the end of March Ferragamo celebrated its eightieth anniversary in Shanghai, an intelligent way to strengthen his position in China. With 47% of its turnover made in Asia and 10% in China and the opening of eight new stores this year (the brand will then owns twenty five stores in eighteen Chinese towns), no doubt that this percentage will increase. Furthermore, the Asian expansion will spread in Malaysia, Macao, Korea, Hong-Kong and Taiwan. The festivities began with the inauguration of an exhibition at the Museum of Contemporary Art (MOCA), "Salvatore Ferragamo Evolving Legend" 1928-2008, which shown three hundred models with their original drawings and patterns, and later a fashion show to present the F-W 0809 woman and man collection designed by Cristina Ortiz and Massimiliano Giornetti. All the Ferragamo family was there for the occasion (I'm not going to list all the celebrities who attended the show) which was something important for Wanda, the wife of Salvatore, who declared that it was the first time that they celebrated the company created her husband, its identity, innovations and values.

Last year I read with great pleasure and interest Salvatore Ferragamo's autobiography and I know that he had thought about the development of his company before passing away in 1962. And during more than forty years the family who owns 52% of the capital did more than he could imagine establishing the company as one of the leading Italian fashion brand. I wonder if he would have been surprised by the launch of woman and man watches and a mixed fragrance named Tuscan Soul. And when Michele Norsa, president of the brand, was asked about the future investments and developments, he mentioned a jewels collection in four or five years and Ferragamo hotels. I understand know why the company is thinking of a public offering.

All this brand stretching don't really interest me but that's how it goes in the luxury industry. But I'm always amazed by the talent of Salvatore, the innovative designs and the modernity of his creations as you can see above. By the way I learned that Nicole Brundage whom I wrote about in my note on Furla is presently designing a capsule collection for the brand. I will keep an eye on it.

14 avr. 2008

Phosphorescence

© 2008 Jimmy Cash
Ça faisait un moment que je n'avais pas posté une photo un peu étrange sur ce blog. Là ce sont mes sneakers Armani édition 2000 qui sont, comme vous pouvez le constater, phosphorescents. Je les ai tellement portés cet hiver qu'ils sont très très abimés mais je me connais, je ne vais pas pouvoir me résoudre à les jeter et ils vont réintégrer leur boite, jusqu'à ce que je devienne plus raisonnable et cesse de conserver des pompes ruinées, ou que je déménage, ou que j'en trouve d'autres aussi fun.

I haven't posted a strange picture on this blog for a long time. Here are my Armani's sneakers, 2000 edition, which are as you can see phosphorescent. I wore them so many times this last winter that they are pretty ruined but I know that I couldn't throw them away. So I will store them in their box until I become more reasonable and stop keeping damaged shoes, or until I move to another place, or when I'll find one pair as funny as this one.

Le Cambrion de Robert Clergerie

Il ne vous aura pas échappé que cet été encore les collections regorgent de semelles compensées ou à plateau et de talons en bois. La mode est une affaire de cycle, tout le monde le sait, ce qui permet à Robert Clergerie de réutiliser le cambrion qu'il avait imaginé pour sa collection P/E 1994 et dont il déposa le brevet. Quezaco? C'est une charnière de TPU, matière proche du caoutchouc, mais plus résistante, qui sépare l'avant-pied et la cambrure et qui offre un meilleur confort et permet une démarche plus souple et naturelle. J'ai testé et ça marche. N'étant pas fan des semelles compensées, mes modèles préférés sont les deux suivants:


Sinon, je vous glisse d'autres modèles photographiés dans la boutique.

Celle-ci je les trouve magnifiques, le contraste du cuir vernis noir et du rouge laqué du talon et de la semelle, avec cette forme si typique du style Clergerie. Hum... j'adore. Et celles-ci, très back to the 80's. 



© 2008 Miss Glitzy
Pour les autres modèles de la collection, c'est à vous de voir:

Robert Clergerie: 5 rue du Cherche-Midi 75006 Paris
Autres points de vente sur le site.

You must have noticed that this summer there are a still lot of models of wooden wedges and heels and as fashion is a matter of cycles, Robert Clergerie decided to revisit his articulated block of beech invented for his S-S 94 collection. As he wanted to make is clogs and wooden wedges sandals more comfortable to wear, he decided to separate the wooden sole in two between the ball of the foot and the instep, connected by a hinge in TPU, a rubber like material but more hard-wearing. I tried it and it works, the walk is supple and more natural. He called it and patented it as the "Cambrion". As I'm not a big fan of wedges, I decided to show you my favorite models (pictures 1&2). And others I photographed in his shop. I really love the black varnished leather sandal with the red lacquered heel and sole so typical of Clergerie style.

Shops and retailers around the world on the website.

10 avr. 2008

Un Rayon de Soleil

Bruce © 2008 Annabel Winship
Trompeuse l'éclaircie car il fait toujours aussi froid. C'est pourquoi je suis contente d'avoir été chercher mes bottines Bruce chez Annabel Winship ce matin. Rien de mieux qu'une nouvelle paire de souliers pour se remonter le moral, ce qui ne m'empêche pas d'en acheter quand tout va bien, mais parfois ça a un effet thérapeutique. Ce sont les bicolores lila et bleu, j'hésitais sur la couleur mais ma petite soeur en voyant la photo a décrété qu'il me fallait celles-là, et elle avait raison. Elles me vont très bien, sont très confortables et je sens qu'elles et moi on va faire un bout de chemin ensemble. Allez voir les modèles de sa collection Printemps-Eté sur son site, et si l'un d'entre eux vous plaît, n'hésitez pas à la contacter, il se peut qu'il lui en reste.

Still a chilly weather when I left home this morning to go to Annabel Winship's showroom to pick up my new pair of boots. Buying shoes can be a kind of a therapy, it lifts my spirits even if I also do purchase shoes when I'm feeling well. Mine is the bicolor lila and blue. I was wondering about the colors when my little sister saw the photo and told me that I should buy this one. And she was right. They fit me well and are really comfortable. Take a look at her Spring-Summer collection on her website and if you like one of the models don't hesitate to contact her. She might have one pair left.

9 avr. 2008

Spleen de Paris

Elles sont bien guillerettes ces miss, mais je ne suis guère d'humeur à danser le French Cancan. Revenir à Paris dans la grisaille et le froid, brrr. Du coup, je suis impatiente de récupérer mes bottines chez Annabel Winship. Et oui, des bottines... Sinon, j'ai des posts en attente. Comme la collection Printemps-Eté de Clergerie que j'ai été voir en boutique la semaine dernière,

© 2008 Miss Glitzy
et le cambrion des semelles et plate-formes.

J'ai passé quelques jours sans me balader sur le net, mais j'ai lu la presse qui tombait entre mes mains. Difficile de passer à côté du parcours perturbé de la flamme olympique mais comme c'est un sujet qui m'énerve un peu, je ne vais pas m'étendre. Par contre, Ferragamo qui fête ses 80 ans à Shanghaï, le Chanel Mobile Art qui se pose à Hong-Kong ou la deuxième édition du rallye China Run de Vuitton, c'est plus intéressant et ça prouve bien que tout est affaire de business, dans le luxe comme pour les jeux olympiques.

Courtesy of Christie's Auction House

En faisant des recherches sur Ferragamo, je suis tombée sur cette paire d'Oxford tachée de peintures que portait Andy Warhol et qui s'est vendue $7,800 en juin 2006 à New-York. Elle m'a curieusement rappelé la paire de Derby YSL dont j'ai parlée dernièrement. Moins bariolée certes, mais l'idée est là. Sans la patine et le vécu, pathétiquement neuve.

There is a gap between the image of these cheerful French Cancan's dancers and my mood today. Back in Paris in a cold and gray Spring, brrr... I'm really longing for the boots which are waiting for me at Annabel Winship's showroom. Yes boots, I want boots...
So I'm back and I've got few articles waiting to be posted like the Spring-Summer collection of Robert Clergerie I saw in its boutique last week and the articulate clogs.
During those few days away I didn't spend time on the internet but I read all the newspapers I could find. All the covers talked about the fuss and demonstrations around the Olympic flame but few of them wrote about the celebration of the eightieth anniversary of Ferragamo in Shanghai, the Chanel Mobile Art which begins its tour in Hong-Kong or the second edition of the Louis Vuitton China Run rallye. I found these news much more interesting and it just proves that it's all a business matter, for the luxury industry as for the Olympic Games. Anyway, when I was doing researches about Ferragamo, I found this pair of Andy Wahrol's paint-slathered Ferragamo Oxford sold $7,800 by Christie's in June 2006 in New-York. And it reminded me the Derby by YSL I talked about recently. Less daubed actually but the idea is here but without the patina of the years, so desperately new.

4 avr. 2008

La 1.4.60 de Doc Martens

Vertige de l'amour, j'ai dû rêver trop fort... cette chanson de Bashung me trotte dans la tête, allez savoir pourquoi. A l'époque, j'étais jeune ado pas encore chaussée de Doc. Well well, petite nostalgie en ces périodes anniversaires (les 100 ans de Converse), Doc Martens fêtera son cinquantenaire dans deux ans, mais en attendant, la marque rend hommage aux modèles qui ont fait son succès: la 1.4.60, la 1490 et la 1914. Y'a pas à dire, elle sait faire parler d'elle. Collaboration avec Yamamoto, l'initiative Boot Design, une ligne fluo en vente chez Colette, et maintenant cette ligne Made in England qui nous sort la réplique conforme des productions réalisées le 1er avril 1960, en noir et surtout en rouge Oxblood, la teinte d'origine.


Et elle me fait bien envie. Je sais que je ne serais jamais une Converse Girl, mais la Doc, comment dire, elle a un petit côté madeleine, London calling and so on!
En vente évidement depuis le 1er avril à la boutique, 12 rue Pierre Lescot 75001, mais aussi chez Noir Kennedy et Ultra Son. Sur ce, je vais préparer mon sac pour un week-end prolongé et je vous retrouve la semaine prochaine.

Well I got a strange feeling of nostalgia this morning, an old song in my head which reminds me of my school years when I was a little bit too young to wear my first pair of Doc. In this period of anniversaries (like the hundred year of Converse), Doc Martens who will celebrate its fiftieth one in two years decided to reproduce its successful models like the 1.4.60, the 1490 and the 1914. Actually this brand knows how to communicate. The collaboration with Yamamoto, the Boot Design's project, the fluo models for the Colette Store, and now this Made in England's replica of the 1.4.60 in black or in the original Oxblood red. I know that I'll never be a Converse girl but the Doc Martens reminds me sweet memories and I feel like buying a new pair as I throw my old ones. Not for today because I have to pack a few things before leaving Paris for a few days. See you next week.

2 avr. 2008

Furla Talent Hub: Kibardin, Brundage and Marico


La semaine dernière, j'ai été invitée par la boutique Furla, rue de Sèvres à, venir voir les modèles de la collection "Talent Hub". Initié par Giovanna Furlanetto, ce projet a pour objectif de promouvoir de jeunes stylistes en leur offrant la possibilité de signer leur propre collection en association avec la marque, bénéficiant ainsi de sa renommée et de son réseau international de boutiques. Pour cette première collection estivale, Max Kibardin, Nicole Brundage et Alice et Lisa Ferrari pour MARICO', tous finalistes des deux dernières éditions du concours Furla "Who's on next?", ouvrent le bal. Pour celle de Courtney Crawford, il faudra patienter jusqu'à la prochaine saison Automne/Hiver. Ceux qui me lisent régulièrement savent l'intérêt que je porte aux jeunes créateurs. Je ne pouvais donc pas passer à côté de cette collection d'autant que je la trouve très séduisante.

Et une fois n'est pas coutume, je ne résiste pas à l'envie de vous montrer les stylistes, ainsi que quelques sacs.


Max Kibardin est né en 1976 en Sibérie dans une famille de chausseurs.


Il suit des études d'architecture à Moscou où il acquiert un sens particulier de la structure et du design que l'on retrouve dans ses créations (aller voir sur son site). Après un bref passage à Paris, il s'établit à Milan, collabore avec différentes marques d'accessoires et commence en 2004 à dessiner ses propres collections. En 2006, il est un des trois finalistes de "Who's on next?" dans la catégorie "shoe design". Et en décembre 2007, il reçoit à New York le prix "Vivian Valentino Emerging Talent" sponsorisé par Footwear News. Retenez bien son nom, car je sens ce styliste au début d'une brillante carrière.

Sa collection pour Furla s'inspire de l'esprit des années 60, dont il revisite les formes tant dans le graphisme que dans la géométrie des coupes, avec une palette de couleurs qui évoquent la Scandinavie et que je trouve très belle. Quant au sac (moi qui en cherche un désespérément), hum... je le verrais très bien à mon bras.


Gertrude

Ula
Ingebor
Assi
Freya

D'origine texane, Nicole Brundage est diplômée de l'Université de Standford, Californie, et a suivi des cours de cours de stylisme à l'Institut Marangoni de Milan. Tout comme Max Kibardin, elle s'est installée à Milan où elle a lancé sa première collection en 2004, et fait aussi partie des trois finalistes de l'édition 2006 dans la catégorie "shoe design". Définissant son style comme subtilement sexy, elle s'est inspirée des Pin-Up des années 40, en retravaillant des formes classiques telles que la Mary-Jane ou le Salomé et sa bride. J'aime tout particulièrement le travail sur les talons, les ballerines et les sandales et tongs ultra-plates avec leurs jeux de fines lanières.


Veronica
Andrea
Luana
Emma
Emmi


Enfin pour finir, et bien qu'elles n'aient pas créer de souliers, quelques modèles des sacs dessinés par Alice et Lisa Ferrari (MARICO'), qui petites s'amusaient déjà a créer des tissus uniques sur le métier à tisser de leur mère. C'est donc assez logiquement qu'elles décident de se consacrer à l'entreprise familiale après leurs études. Les matières crées pour Furla associent des viscoses brillantes et mates, des raphias teints et de petits cordons aux nuances chaudes, idéales pour un printemps-été que j'aimerais chaud et ensoleillé.


Irène

Camilla

Linda

En exclusivité à Paris:
Furla 8, rue de Sèvres 75006 Paris +33 (0)1 40 49 06 44


Last week I was invited by the Furla's boutique on the left bank to take a look at the "Talent Hub" collection. The aim of the project is to promote four emerging young designers, giving them the opportunity to design their own collection of accessories together with this well-known brand and to be distributed via Furla's retail network. This Spring/Summer 08 season is designed by Max Kibardin, Nicole Brundage, and Alice and Lisa Ferrari for Marico (all of whom have participated in Furla's "Who's on Next?" design competition). The Courtney Crawford's models will be part of the Fall/Winter 08-09 collection. Those who read me frequently know how much I'm interested in young designers. That's why I have to write a note about this collection which I find very attractive.

Max Kibardin was born in Siberia in 1976 in a family of shoemakers. He studied architecture in Moscow, where he developed a keen sense of structure and design which can be seen in all in his creation (take a look of his collection on his website). After a brief spell in Paris, he moved to Milan to work with major names in the world of fashion and accessories. In 2004, still in Milan, he started designing his own collections. In 2006, he reached the final three in the "shoe design" category of the "Who's on Next?" competition and in 2007, he won the Vivian Infantino Emerging Talent Award sponsored by Footwear News in NY. Remember his name because I think that it's just the beginning of an great career.
His collection for Furla is inspired by the allure and spirit of the 60's with a modern form in the graphics and geometry of the cuts. The color palette evokes Scandinavia, like the metallic sea green, and I find it beautiful. And the bag, hum... exactly what I'm looking for.

Of Texan origin, Nicole Brundage graduated in Arts and History at Standford University in California and soon came to Italy, where she did a course in fashion design at the Istituto Marangoni in Milan. Like Max Kibardin, she launched her first collection in Milan in 2004 and is one of the three finalists of the 2006 "Who's on Next?" competition. She likes to call her style "understated sexy" and took her inspiration in the 40s pinup girls style.Starting with the basic structures - lasts and heels - and then gives innovative twists to the classics Mary-Jane and t-straps. I really like the shape of the heels, the round-toed ballerinas and the ultra-flat sandals with intricately thin straps or wide crossed bands. And finaly, even if they didn't design shoes, I wanted to show you some of the bags created by Alice and Lisa Ferrari (Marico). Inspired by their mother's work with loom-based fabrics, they started weaving when they were teenagers. So quite logically, they decided to join the family's textile business after university, spending time in their parents' region of southern Italy and studying the traditional craft of weaving. For Furla, they wove fabrics into striking geometric patterns, intricately intertwining materials such as raffia and viscose rayon into seamless, easy-to-carry bags, quite perfect for Spring and Summer that I wish will be warm and sunny.

1 avr. 2008

If Only...

Je savais dessiner...

Série "Les pas perdus", illustrations Ancha, Numéro avril 2008. Je n'ai rien trouvé sur ce dessinateur (ou cette dessinatrice), si vous en savez plus, ça m'intéresse.


© 2008 Miss Glitzy
Deux dessins trouvés sur les quais. Prochain post: Furla Talent Hub.

If only I could draw... First picture, drawings by Ancha published in Numero, April 2008. I didn't find anything about this illustrator. If you know him or her, I'm interesting. I found the two others in one of the tiny shops on the banks of the Seine. Next post will be about Furla Talent Hub.