29 mai 2008

La Vague

Non seulement la marque Croc s'est installé à Paris, avenue de Wagram, mais en plus elle nous réserve pour l'hiver prochain des bottes fourrées et une griffe de chaussures pharmaceutiques, ainsi qu'une ligne de vêtements. Et quand je lis que l'année dernière le chiffre d'affaires était de 847 millions (de $ j'imagine ) et que les dirigeants tablaient sur le milliard cette année, je me demande dans quel monde on vit. J'ai déjà dit tout le mal que je pensais de ces trucs en plastique, je ne vais pas me répéter. Alors pour chasser de votre esprit la vision d'un monde en Crocs, je vous offre cette sandale, une des dernières créations de Roger Vivier pour Myrys.

La Vague, 1997 - collection particulière
Saviez-vous que ce maestro du soulier réfléchissait à la fin de sa vie à la création d'une ligne de modèles épurés et pratiques, adaptés à nos vies actives, et donc très éloignés de ses créations ouvragés et précieuses que l'on retrouve dans la boutique du tandem Bruno Frisoni/ Inès de la Fressange. Il n'en aura pas eu le temps, et moi j'envie un peu l'heureuse propriétaire de cette Vague.

When I heard that the Croc's brand had opened it's first shop in Paris I was just like "spare me!". And now I read that the brand has designed furred boots for the next Winter, some kind of pharmaceutical models and clothes. The Croc's result last year was 847 millions ($ I guess) and this year they are expecting one milliard and I'm just wondering in what world do we live. I've already said what I thought about those ugly plastic things so I won't do it again. So to dismiss the scary vision of a world in Croc I give you this picture of a sandal designed by Roger Vivier for the French brand Myrys. It's one of his last creations and he named it "The Wave". I learnt that at the end of his life he was thinking of a collection of plain but refined models, designed for the women's hard-working life, and far away of his well-known precious and ornated creations that we can find in the Parisian boutique runs by Bruno Frisoni / Inès de la Fressange. But he didn't have time for that, and I must admit that I envy the lucky owner of this Wave.

27 mai 2008

So Clergerie

Nous voici en pleine période des ventes privées ou presse qui si l'on n'y prend garde peuvent être douloureuses pour nos comptes en banque... Invitée par Clergerie, je m'y suis rendue la semaine dernière en me persuadant d'être raisonnable (que ce n'est pas parce que c'est une vente presse que je dois absolument acheter...). Mais c'était sans compter cette paire de sandales, bien évidemment à ma taille, et que je ne pouvais absolument pas laisser passer tellement elle est pile poil dans la tendance des talons sculptés. On trouve aussi ces talons et semelles qui jouent avec l'ajour dans le compensé dans les collections Printemps-Eté de Guiseppe Zanotti et Valentino.


© 2008 Miss Glitzy
Le staff des filles de Clergerie ont par ailleurs eu l'argument imparable de la pièce de collection. Ce qui n'est pas faux. Cerise sur le gâteau, elles sont très agréables à porter et puis j'adore le contraste du cuir verni noir et du rouge laqué. CQFD.

J'ai trouvé sur le blog de Géraldine cette photo que l'on peut voir dans l'exposition "Des Parisiens sous l'Occupation" (pas encore vu mais cela ne serait tarder).


crédit photo A. Zucca / Roger-Viollet

Vous remarquerez que les bottiers, cordonniers ou chausseurs de l'époque, qui subissaient comme tout le monde les restrictions et pénuries de matières, s'ingénièrent à travailler le bois ou le liège et à sculpter des semelles et talons articulés pour faciliter la marche. La similitude est frappante.

It's the period of private and press sales and I have to be very reasonable if I want to keep a good relationship with my banker... Last week I was invited by Clergerie and I convinced myself that it was not because the prices would be competitive that I should buy something. Hum... and when I arrived I saw those sandals, my size, and I just couldn't let somebody else get them because they are so trendy with those carved soles and heels. You find quite similar models in Guiseppe Zanotti and Valentino's Spring-Summer collections.
The Clergerie's girls got the final argument telling me that those sandals are collectibles which in a way is true and cream on the top they are easy to walk with and I love the contrast between the varnished black leather and the red lacquered heels and soles.
I found on
Café Mode the second picture shown at the exhibition about the life of the Parisian during the WWII occupation (I don't see it yet but I will soon). Shoemakers at this time suffered like everybody else of constraints and it was difficult for them to find materials and fabrics so they cleverly worked wood and cork, carving them to easy the walk. The similitude is quite amazing, isn't it?

24 mai 2008

En vrac

Je sais que je ne me suis pas beaucoup occupée de ce blog ces derniers temps mais au risque de me répéter je n'ai pas le temps. Alors en vrac avant de partir pour quelques jours.
J'ai acheté à la vente presse Clergerie une paire de sandales que je trouve très emblématique de son style. Je l'avais prise en photo dans la boutique et montrer ici. Alors à votre avis, c'est laquelle? (c'est facile)
En passant devant la boutique multimarques 58M (rue Montmartre), je n'ai pas pu m'empêcher d'y jeter un oeil. Il y a une très belle sélection de modèles d'Avril Gau qui m'a confirmé le talent de cette créatrice. Je compte bien retourner dans cette boutique pour y faire quelques photos.
Un des posts de Garance sur son achat de spartiates m'a fait réfléchir sur la force de persuasion des magazines féminins relayant une tendance imposée par les fabricants. Alors qu'il y a tant de créateurs originaux, de modèles qui sortent de l'ordinaire, toutes les filles veulent et vont porter des spartiates et je trouve ça un peu désolant. Et je persiste et signe, je n'aime ni le style pèlerinage à St Jacques, ni le style gladiateur.

Heureusement, le travail sur l'exposition en hommage à Maurice Arnoult me permet de voir et d'admirer des merveilles qui ont traversées le temps comme cette bottine 1900 de la Maison Hellstern & Sons, qui je l'espère sera exposée. Sur ce bon dimanche et à la semaine prochaine.

Collection particulière

I know that I didn't write a lot lately but as I already said I haven't got much time to do it. So before leaving Paris for a few days, here are the latest news. I bought a pair of Clergerie's sandals that I find very representative of his style. I took a picture of them in the boutique and shown them here. I let you guess which one it is (it's easy).
In a multi brands shoe shop I found a great selection of
Avril Gau's models which confirm her talent. I will go back to this boutique and take some pictures.
In one of her latest posts,
Garance talked about the pair of Roman sandals or gladiators, whatever you name it, she finally bought and it made me think of the power of persuasion of the magazines which declare that this trend decided by the footwear's industry is the Summer's "must have". While there are so many great designers and inventive models, every girl wants to wear those sandals and it's just a pity. I really dislike this trend. Hopefully, working on the exhibition about Maurice Arnoult gives me the opportunity to admire such wonderful shoes like this 1900 boot by Hellstern & Sons that we might exposed.

21 mai 2008

Pring Paris

Après de multiples échanges d'e-mails, rendez-vous était enfin pris vendredi dernier avec Pring, charmante créatrice américaine d'origine thaïlandaise, dans sa boutique de la rue Charlot. Mettez moi dans une boutique de chaussures et je me sens comme une gamine farfouillant dans le dressing de sa mère, surtout dans un décor aussi girly. Rose est sa couleur et celle des semelles de ses créations, et je me suis bien amusée à photographier sous tous les angles ce drôle de boudoir décoré d'objets de récup, d'autant plus qu'elle désire en modifier l'agencement.




Pring a d'abord quitté les Etats-Unis pour la Thaïlande avant de poser ses valises à Paris pour étudier l'histoire de l'art. Elle ne fera pas mentir la réputation de Paris, ville romantique, puisque c'est ici qu'elle a rencontré son mari, frère de Gaspard Yurkievich. Elle s'est lancée dans la création de souliers et de sacs l'année dernière, ouvrant sa boutique en novembre 2007. Toutes les collections sont faites en Thaïlande où elle a créé un atelier de fabrication. Entreprenante, elle se prépare à collaborer avec une marque de vêtements (j'en reparlerai en temps voulu) et crée aussi des modèles pour des défilés.



Tout en essayant différents modèles, nous avons parlé cambrure, talon, harmonie des formes, matières, travail sur la semelle intérieure, afin de donner le maximum de confort. (Vous excuserez mon pantalon de baroudeuse qui ne met pas particulièrement les souliers en valeur.)


Et je confirme, ses chaussures sont confortables, terriblement sexy et glitzy. Mon choix s'est porté sur des sandales plates en cuir argenté (parce que c'est ce que je cherchais), mais j'ai adoré toutes celles que j'ai essayé, les détails, les harmonies de couleurs, j'ai même réussi à glisser mes mollets dans ses bottes, et en ce qui me concerne c'est un challenge. 

Vous l'aurez compris, cette rencontre est le début d'une histoire entre mes pieds et ses souliers. Alors si vous aussi l'aventure vous tente...


Pring (Paris), Boutique et Showroom
29, rue Charlot 75003 Paris
+33 (0)1 42 72 71 87

© 2008 Miss Glitzy

After several exchanges of e-mails, I finally met Pring last friday, a charming Thai/American shoe (and bags) designer, in her Parisian boutique. Well you know, I've got a pretty strange behaviour in a shoe shop, feeling like a little girl sneaking in her mum's dressing room, especially in such a girly space. Pink is her colour, the one she chose for her soles's models, and I had a great fun taking pictures of this amusing boudoir decorated with items retrieved in different places. But she told me that she felt like changing it.
Pring first left the United States for Thailand before settling down in Paris to study Art history. I know that Paris has the reputation of being a romantic city and she couldn't deny it as she met her husband here, who happens to be Gaspard Yurkievich's brother. She decided to launch her own brand last year and opened her first boutique in last November. The collection are made in Thailand where she has founded a small factory. While talking with her about her projects I found her really enterprising. She's about to collaborate with a clothing brand (but it's too soon to talk about it) and she also creates shoes for fashion shows.
As I was trying on several models of her Spring-Summer's collection, we talked about the challenge of finding the perfect arch, the harmony of the shapes and heels, the choice of leathers, the work on the inner sole in order to provide a full comfort. And I can assure you that her shoes are comfortable, really sexy and glitzy. I chose the silver flat
sandals (because I was looking for that kind of shoes) but I loved all the pairs I tried, the details, the colours and their harmony, I even succeeded in wearing her boots which is quite a challenge for me. Well you must have guessed that it was the begining of a special relationship between her shoes and my feet. I'm sorry but I forgot to ask her where you can find her creations abroad but if you happen to be in Paris take time to stop by her boutique.

Pring (Paris), Boutique et Showroom
29, rue Charlot 75003 Paris
+33 (0)1 42 72 71 87
sales@pringparis.com

20 mai 2008

Pring Coming Soon

© 2008 Miss Glitzy
Samedi dernier, j'annonçais post et photos de la boutique de Pring, mais je n'ai guère eu le temps. La date de l'inauguration de l'exposition "Sur les pas de Maurice Arnoult, 100 ans d'une histoire de la chaussure" aux Ateliers de la Mairie de Paris arrive à grand pas et il reste plein de choses à régler. Mais demain, promis, je le fais. 

Last saturday I said that I would post article and pictures of Pring's boutique but I didn't find the time to do it. The opening of the exhibition to celebrate Maurice Arnoult's centenary is coming soon and there is a lot of things to settle. But tomorrow I'll do it. 

18 mai 2008

Tequila

Tequila © 2008 Miss Glitzy
"Tequila", c'est ainsi que s'appelle le modèle de sandales que vous avez vu dernièrement. En passant à la boutique d'Estelle Yomeda hier, j'ai pu constater qu'elle le propose de nouveau pour ce printemps-été, en vert, orange et noir. Vous avez ainsi une idée de son talon et je tiens aussi à souligner sa légèreté qui le rend très agréable à porter.

Disponible à la boutique:
4 rue de Normandie - 75003 Paris
+33 (1) 44 59 80 33

"Tequila" is the name of the sandals I shown you recently. I stopped by Estelle Yomeda's boutique yesterday and noticed that she made them again for this Summer, available in green, orange and black. Now you've got an idea of the heel's shape and I have to underline their lightness, a pleasure to walk with. Available at her boutique, see the address below. 

17 mai 2008

De nouvelles sandales

Mandra Silver © 2008 Miss Glitzy
Je cherchais des sandales plates (vous vous souvenez), et Pring les a faites. Je vous reparle de cette charmante créatrice lundi, avec plein de photos, et je vous souhaite un excellent week-end.

I was looking for flat sandals (remember) and Pring created them. I'll talk about this charming shoe designer on monday, with a lot of photos, and wish you a pleasant week-end.

16 mai 2008

Prendre son pied... en les bichonnant

© 2008 Miss Glitzy
Je ne suis pas la seule à avoir envie de montrer mes pieds (ce que vous semblez appréciez...), et vous l'avez sûrement remarqué, les magazines nous offrent moult conseils pour les soigner et les embellir. L'archiviste qui sommeille en moi tend à conserver ces articles, qui faut bien l'avouer raconte toujours la même chose, et je remarque que depuis quelques années un seul expert semble retenir l'attention des journalistes, à savoir Bastien Gonzales, qui officie au Bristol quand il ne file pas en jet bichonner les pieds des stars. Si je suis d'accord avec lui sur le fait qu'il faut éviter les chaussures à talons hauts (5 cm maxi préconisent les podologues) et bouts pointus, "parce qu'elles compressent les doigts de pied et causent des cors sur et entre les orteils", je suis un peu moins d'accord avec ce que j'ai lu récemment: "Jimmy Choo et Manolo Blahnik furent les premiers à mettre les pieds en scène sur des hauts talons tenus pas deux brides. Avant les années 80, les pieds ne se montraient pas." Pardon? Vous vous souvenez peut-être des Ferragamo montrer ici, sans parler des divers modèles de sandales à haut talons de Perugia. En fait dès la fin des années 30, certaines formes de souliers dévoilent les pieds. Vous allez me dire qu'on ne lui demande pas d'être un expert en histoire de la chaussure, mais bon, je suis un peu pointilleuse.

A part ça, quid de nos pieds. J'ai appris d'un vieux pédicure chinois à couper mes ongles bien droit et au carré pour éviter les ongles incarnés, à les polir régulièrement car le vernis les jaunit (donc n'hésitez pas à appliquer une base pour les protéger). Un petit truc aussi que m'a enseigné Monsieur Yung, si vous avez des soucis d'ongle incarné, glisser un peu de coton alcoolisé sous votre ongle afin qu'il pousse droit, en le changeant régulièrement. Pour les callosités aux talons, une bonne vieille pierre ponce en sortant du bain ou de la douche, mais en douceur et une ou deux fois par semaine, sinon on obtient l'effet inverse avec une peau qui s'épaissit. Et le meilleur, se masser les pieds, talons et plantes, avec une bonne crème, étirer ses orteils, je ne connais rien de mieux pour les détendre. Allez un dernier truc pour les courageuses qui portent de hauts talons toute la journée, la balle de tennis à faire rouler sans modération sous vos plantes meurtries.

Et voilà qu'après tout ces conseils, j'ai envie d'une pédicure, voire d'une séance de réflexologie, car même si j'aime prendre soin de mes petons, ce n'est pas comparable au délicieux abandon dans des mains expertes. Mais Bastien doit être à Cannes (et hors de prix) et mon chinois a pris sa retraite. Une adresse à me conseiller?

I'm not the only woman who wants to show her feet (and you seem to like it...) and as usual at this time of the year the magazines are full of advices to embellish and take care of them. There is an archivist inside me who kept those articles and I notice that Bastien Gonzales seems to be the only expert known by the journalists. If I agree with him about the fact that we should avoid high heels (podiatrists advice less than 5 centimeters) and pointy shoes because they squeeze the fingers and give corns on and between toes, I disagree with what I read recently: "Jimmy Choo and Manolo Blahnik are the first shoemakers who put the feet on high heels sandals with two straps. Before the eighties, feet weren't shown." Well you may remember the Ferradamo's I shown there, and I also think about Perugia's high heels sandals. In fact, different models of shoes had revealed the feet since the end of the thirties. You may say that we don't expect him to be an expert in shoe history but you see I'm a bit fussy.

So what about our feet. I've learned from an old Chinese podiatrist how to cut my nails straight and square in order to avoid ingrown one. If you've got this kind of trouble, he gave me a trick, put some alcohol on a small piece of cotton wool and slip it under your nail so it could grow straight, and just change it often. For heel's callosity I use a pumice stone but softly and only once or two in a week after bath or shower otherwise you will thicken the skin. And the best for the end, massage your feet, heels and soles with a good cream, but before that if you've spent the day walking on high heels massage the sole of your feet with a tennis ball.

And know after all these advices, I just feel like having a meeting with a podiastrist, and why not seeing a reflexologist, because even if I like taking care of my feet I prefer to give them up to soft and expert hands. But Bastien must be in the Cannes Festival (and expensive) and my Chinese moved away. Well I guess I need a new podiatrist, any idea?

14 mai 2008

Orages

© 2007 Miss Glitzy
Mes sandales Yomeda sont passées à travers les gouttes. Prétexte pour vous les montrer et vous dire que souvent femme varie et aime l'alternance et que ces orages me réjouissent. 

I managed to keep my Yomeda's dry despite the thunderstorm and get back home before the rain. Well it's mostly an excuse to post a picture of them. But truly I was a little bit fed up with the sunny weather. See, I like change and variation. 

13 mai 2008

En Avril...

N'ayant pas de rendez-vous qui pourraient me conduire à musarder dans les rues de Paris, je travaille donc sagement chez moi, prenant quand même le temps de flâner sur quelques sites de créateurs. Ça faisait un moment que j'avais envie de voir de plus près les créations d'Avril Gau, et l'élégance de leurs lignes me donne envie d'y glisser mes pieds.

Sarah © Avril Gau
Sandy © Avril Gau
Papa © Avril Gau

Née près de Romans, elle entre dans le métier en 1983 chez Clergerie et y restera six ans à la tête du stylisme de la maison. En 1991, elle entre chez Chanel où elle dessinera onze collections de chaussures et accessoires. Et en 2002, elle crée sa propre marque tout en travaillant pour la maison Loewe. Très loin de la surenchère de talons à hauteur vertigineuse et autres déconstructions gratuites qui l'agacent, (et elle n'est pas la seule), elle recherche le volume parfait, la cohérence de la ligne, travaillant des cuirs souples, du chevreau vernis ou le satin. Un style dépouillé, une apparence rétro, qui finalement synthétisent pour moi une élégance toute parisienne et française.

Points de vente disponibles sur son site sur lequel vous pourrez aussi découvrir une bien jolie collection de sacs.

As I don't have any meeting today that could lead me to ramble in the streets of Paris, I stay at home working but also taking some time to visit some designers's websites. So I took a look at Avril Gau's collection and the elegant shapes of her models make me feel like slipping my feet into them.

She was born near Romans, the city of famous French footwear factories like Charles Jourdan, and joigned in 1983 Robert Clergerie for whom she has worked as a stylist for six years. In 1991, she was hired by Chanel where she designed eleven shoe's collections. In 2002, she launched her own brand while still working for Loewe. In her own collections she was looking for the perfect volumes and shapes working with soft leathers, varnished kid or satin fabric. A bare style, apparently retro which sums up for me the Parisian and French elegance.

Retails list on the
website where you can also admire her lovely bags's collection.

12 mai 2008

Money, Money...



J'ai eu beau rester à Paris pour cet über pont, j'ai été saisie d'une douce langueur printanière (faudrait pas que ça dure trop longtemps non plus), bref au repos à me balader dans les rues et sur le net. Et voilà que je tombe sur cet extrait de Cabaret, film maintes fois vu et BO maintes fois chanter à tue-tête. Texte toujours d'actualité, bon on ne voit pas grand chose de leurs souliers, mais quand même, les guêtres du génial Joel Grey.

I stayed in Paris during this long week-end but I didn't feel like working a lot. A resting moment when I spent my time having lunch with friends, walking in the streets and looking for different stuffs on the internet. And then I found this extract of Cabaret, a movie I saw many times and a soundtrack I keep on singing loud. The text is still up-to-date I think and even if we can't really see the shoes, I spotted the gaiters of the great Joel Grey.

8 mai 2008

Les Souliers d'Elodie

© 2008 Miss Glitzy
Lundi dernier nous avions une petite réunion d'assoc à l'atelier de Maurice et je n'ai pas pu résister à l'envie de photographier les souliers d'Elodie, notre trésorière. Etant une ancienne élève de Maurice, elle les a fait de ses jolies mains et plus ça va et plus je sens que je vais m'y mettre aussi. Je trouve ça totalement jouissif de pouvoir porter ses propres créations, un joli défi, mais c'est aussi un des buts de cette association. Continuer à faire vivre cet atelier et à transmettre ce savoir qu'il leur a enseigné. 
Last monday I went to a meeting at Maurice's workshop and I couldn't resist to take a picture of Elodie's shoes, the treasurer of our association. As a former student of Maurice, she made them with her pretty hands. And since I joined this association I feel an urge to learn how to make handmade shoes. Can you imagine how delightful it must be to wear your own creation. Quite a challenge but it's one the aim of the association, to keep on transmitting the knowledges and skills that our dear bespoke shoemaker has taught to students for twenty years. 

6 mai 2008

Y'a de la Joie

A ouvrir ses rideaux et à voir soleil et ciel bleu, à ranger les manteaux et sortir les vêtements d'été. Depuis le premier mai, les pieds se dénudent dans les rue de Paris, les ongles sont laqués, les ballerines et les sandales foulent le pavé, les magazines nous proposent tout plein d'astuces pour embellir nos petons, le printemps quoi, enfin. Alors hier après-midi, j'ai sorti de leurs boites mes souliers d'été, histoire de voir ce qui me manque.

© 2008 Miss Glitzy
Vous remarquerez que sans être bling bling, j'aime bien quand ça brille (en même temps le terme de Glitzy n'a pas été choisi au hasard), c'est mon côté fille-paillettes, et que je n'hésite pas à arborer fleurs, oiseaux et papillons (pour les connaisseuses, pas mal de modèles viennent des collections d'Estelle Yomeda). Mais tout en les exposant, sauf mes chaussures rouges qui feront l'objet d'un prochain post, j'ai remarqué qu'il me manquait une paire de sandales plates propices à la marche, de celles qui ne vous collent pas des ampoules au bout d'une demi-heure. Parce que marcher pieds nus dans des souliers, nous exposent la plupart du temps à des frottements et que le résultat c'est ampoules et peau à vif. Alors où vais-je les trouver? Je n'en ai pas encore la moindre idée.


It's really a cheerful moment when I open my curtain every morning and see the sun and the blue sky. Finally we can put away coats and wear Spring and Summer's clothes. Since the first of May, women are wearing sandals with varnished toes, flat ballerinas in the streets of Paris, magazines give us many advices to embellish our feet, it's Springtime at last. So yesterday I took out of their boxes all my Spring-Summer shoes in order to see what I miss. You can notice that even if I'm not a bling bling type of girl I like glitzy shoes (well I'm Miss Glitzy after all) and I don't hesitate to wear shoes with flowers, birds or buttefly's details (most of those models came from Estelle Yomeda's collections). But as I was looking at them (I keep the red models for another post) I found that I was missing a pair of flat sandal. The kind of shoes I could walk with without ending up with blisters as it usually happens when our feet are naked. But I don't know yet where I'm gonna find them. 

5 mai 2008

Rue de la Verrerie

© 2008 Miss Glitzy

Même les hommes aiment les bouts pointus.
Even men like pointy shoes.

Vivre sur un grand pied

J'aime bien connaître l'origine des expressions. C'est en faisant des recherches de textes pour l'exposition autour de Maurice Arnoult que j'ai découvert que cette expression vient des longueurs hiérarchisées de la Poulaine.

Le modèle au premier plan est une réplique réalisée au XIXe d'un modèle du XVe. 

La Pigache qui la précèdent apparaît au XIIe siècle, et le règne de la Poulaine débute lui au XIVe. L'invention de ce modèle de soulier, assez extravagant par sa pointe démesurée, est attribuée au Chevalier Robert Le Cornu. Il semble qu'il ait été rapporté d'Orient par les Croisés et dérive de la chaussure à bout relevé syrienne, akkadienne et hittite. En outre, il correspond à la verticalité de l'esthétique gothique. Réservée d'abord à l'aristocratie, cette mode est imitée par les bourgeois et les petites gens, ce qui pousse les autorités à réglementer la longueur des pointes, de 1/2 pied pour les gens du commun, 1 pied pour les bourgeois et 1 à 2 pied 1/2 pour les princes. Aussi pour faciliter la marche, ces derniers doivent-ils l'attacher au genou avec des chaînes d'or ou d'argent.

Faite de cuir, de velours ou de brocart, sur le dessus découpée en fenêtre d'église ou parfois ornée de dessins obscènes, terminée souvent par un grelot ou un bec d'oiseau, la Poulaine connaît aussi une version militaire. Portée dans toute l'Europe par les hommes, par les femmes, par certains ecclésiastiques, condamnée par les évêques, excommuniée par les Conciles car jugée trop obscène, interdite par les rois, la Poulaine désormais "fruit défendu" n'en devient que plus attractive et fait fureur à la cour de Bourgogne ou celle d'Anjou.

Le livre du coeur épris du roi René d'Anjou, miniature de Barthélemy d'Eyck (1460)
Elle disparaît au début du XVIe siècle, mais on en trouve encore quelques réminiscences dans des modèles de souliers contemporains.

© 2008 Miss Glitzy
Je ne vivais pas sur un grand pied lorsque j'ai acheté ces bottines Bruno Frisoni en 2001, en même temps le montant du chèque à l'époque aurait pu le laisser supposer. A dire vrai, je ne sais toujours pas pourquoi je les ai acheté, peut-être parce que j'aimais cette interprétation de la bottine à lacet 1900. Je les ai portées une fois, et puis soigneusement rangées dans leur boite, tout simplement parce que je ne suis pas une fille qui porte des bouts pointus. Depuis, j'hésite entre les conserver ou les vendre sur eBay. Vous feriez quoi à ma place?

I like to discover the origin of an idiomatic expression especially when it's related to foot and shoes. When I was looking for different texts for the forthcoming exhibition around the life and work of Maurice Arnoult, I found out that the French expression "Vivre sur un grand pied" come from the hierarchical lengths of the Poulaine toe style as you can see in the first picture.
It seems that there is no equivalent idiom in English including the word "foot" but it describes a wealthy and little bit show off way of living. 

First known as "pigases" in the 12th century, the Poulaine became a fashion style in the 14th and her invention is attributed to a French Knight, Robert Le Cornu. But it seems that this long toe style was brought back by the Crusadors from the Middle East where there was and still is a tradition of pointy-toed footwear. First worn by the aristocracy, this trend was imitated by the middle and low classes. That's why the authorities decided to regulate the length of the "pikes" according 1/2 foot for common people, 1 foot for the bourgeois and 1 to 2 feet 1/2 for the princes whom had to chain them to their knees. The Poulaine was worn in western Europe by men, women, and some ecclesiastics, but was excommunicated by Church and condemned by the kings because of the obscenity of this long toe style. But as it became some kind of forbidden fruit, these shoes became highly attractive especially at the French court of Burgundy and Anjou.

This fashion trend disappeared at the beginning of the 16th century but we can find some reminiscence in nowadays shoes. I wasn't so wealthy when I bought this pair of Bruno Frisoni's boots in 2001, in fact I still don't know why I bought them, maybe because I liked this interpretation of the 1900 boots. I worn them only once and them put them back in their box simply because I'm not a the kind of girl who wear pointy shoes. Since then I don't know if I have to sell them on eBay or keep them. What will you do if you were me?

1 mai 2008

NYPD Boots

© 2008 Jimmy Cash
Un ami qui a la chance d'être à New York en ce moment m'a envoyé cette paire de bottes parfaitement cirées d'un cop du NYPD. Vingt minutes chaque soir pour parvenir à ce lustrage, une activité qui l'apaise a-t-il dit, c'est ce que j'ai toujours adoré là-bas, chacun joue son rôle à la perfection. 

A friend of mine who's lucky enough to be in NYC sent me this picture of these shiny boots worn by a NYPD cop. It takes him twenty minutes every night to get this perfect luster. It soothes me he said and I like that.