30 juin 2008

Le Studio 22

A l'invitation de Pring, je me suis rendue vendredi en fin d'après-midi à l'inauguration du Studio 22 sans savoir exactement ce que j'allais y trouver. Et j'ai découvert au coeur d'une de ces cours intérieures dont Paris a le secret, une chambre d'Art, ou plus précisément un charmant studio, avec salle de bain et cuisine, destinée à une clientèle intéressée par l'art contemporain et le design.

Last Friday I was invited by Pring to the opening of the Studio 22 without knowing exactly what it was about and I found in one of those pretty and quiet Parisian courtyards an interesting hotel room, actually there is a bedroom, a kitchen and a bathroom, dedicated to clients fond of design and Contemporary Art.


Et ce soir là, j'ai eu envie d'être une touriste dans ma ville pour pouvoir louer ce charmant espace et profiter de la conciergerie Arty de Marie et Catherine, à l'origine de ce lieu. Elles proposent en effet à leurs hôtes des conseils de visites qui suivent l'actualité artistique parisienne, des propositions de circuit à la carte et la possibilité de rencontrer des acteurs du milieu de l'art contemporain. Lors de leurs nombreux séjours à l'étranger pour suivre l'actualité des foires et expositions, elles ont réalisé que par manque de conseils et d'informations, elles n'avaient pu optimiser leurs séjours, d'où cette idée de proposer dans le Marais ce qu'elles auraient aimé trouver ailleurs. On dit souvent que les meilleurs idées naissent d'un manque, le Studio 22 en est une jolie preuve. Pour cette inauguration, Pring et Krystel Arbogast, étudiante à l'école Duperré, se sont amusées à décorer la chambre dans un esprit coloré et féérique. Et un petit parcours nous était offert, en commençant par la boutique de Pring, qu'elle a complètement transformée, suivi par une visite de la Fat Galerie (Design et Photo) pour terminer par la librairie OFR, dont j'ai pu découvrir le nouvel espace plus aéré que rue Beaurepaire et agrémenté d'une pièce dédiée à des expositions et des événements.

And this night I thought of being a tourist in my own town to rent this charming space and be able to enjoy the advices of Marie and Catherine, the women who created it. Because they offer to their clients informations about the Parisian exhibitions and galleries, they can organized tours and even the opportunity to meet artists and curators. For this opening, Pring and a student at the Duperré art school decorated the room in a feisty and colorful spirit. I also could enjoy a small tour in the neigborhood beginning with Pring's boutique wich is totally redecorated, then a visit to the Fat Galerie (Design and Photos), and ending at OFR bookshop wich is one of the most interesting place to find books and magazines about art and fashion.

Enfin, cocktail dans la cour où j'ai pu photographier quelques souliers.
Finally, there was a cocktail party in the yard where I could shoot some shoes.

Marie en Pring

Vanina en Vanessa Bruno

© 2008 Miss Glitzy
Un prochain studio ouvrira ses portes en septembre. Si vous êtes intéressé:
Another studio will open in September, if you're interested: 

Le Studio 22, chambres d'hôtes et conciergerie Arty
Contact : marie.thevenin@free.fr

Essayage chez Pring

Avant de rentrer, je suis repassée à la boutique de Pring (en robe rouge)...

I came back to Pring's boutique before going back home (she wore the red dress)...

... où j'ai subrepticement saisi les essayages d'une de ses amies, artiste japonaise.

There I could surreptitiously shot one of her friend, a Japanese artist, trying some pairs on.








J'étais en train de faire ces photos quand j'ai été interpellée par Yasu, styliste et bottier japonais que j'ai connu chez Maurice Arnoult. Le monde de la chaussure est décidément bien petit.

I was doing those pictures when somebody called me. It was Yasu a Japanese designer and handmade shoemaker I first met with Maurice Arnoult and I can't help thinking that the shoe world is really a small one.

© 2008 Miss Glitzy
Nous avons commencé à discuter sur le trottoir puis nous sommes retournés au Studio 22 pour déguster le vin d'Anna, délicieuse production du Château de la Rigordière, qui produit des Beaujolais depuis 1867. Moi qui d'habitude ne suis pas fan, je peux vous dire que celui-ci n'a rien à voir avec le Beaujolais Nouveau qui déferle en novembre, peut-être parce qu'il a été conçu par quatre femmes. Bref, la nuit est tombée sur cette très agréable soirée au cours de laquelle j'ai perdu ma voix, au sens littéral du terme. Elle revient peu à peu, mais pour l'instant elle est bel et bien cassée, un peu comme celles de ces actrices italiennes qui m'ont tant fait rêver. On se console comme on peut de n'avoir pu parler pendant tout un week-end.

We began to talk on the sidewalk and then went back to the Studio 22 to share some glasses of fine Beaujolais. Usually I'm not fond of this wine but this one, "la cuvée d'Anna", created by four women at le Château de la Rigordière is more subtle and delicate than the Beaujolais Nouveau. It was late at night when I left the party. I talked so much that I lost my voice. It comes back very slowly but for the moment I got a broken voice like those of Italian actresses I loved so much. Well it's my way to deal with the fact that I couldn't during two days. 

26 juin 2008

Chuck Taylor All Star: et moi et moi et moi







© 2008 Miss Glitzy

Il n'aura échapper à personne que Converse a cent ans. Articles dans la presse, campagne de pub, cent artistes invités à revisiter la Chuck Taylor All Star, avec une partie du prix de vente reversée au Global Fund against AIDS (c'est fou comme la plupart des marques se sentent responsables et comme investies d'une mission humanitaire depuis quelque temps). Bref, à cent ans, l'entreprise est en pleine forme après avoir maintes fois frôler la faillite. Créée en 1908, la Canvas All Star connaît son premier succès en sponsorisant Chuck Taylor, star du basket US dans les années 20, à tel point qu'elle est finalement rebaptisée Chuck Taylor All Star dans les années 50. Malgré son succès, la concurrence des autres marques de chaussures de sport high tech est rude et l'entreprise doit son salut à Nike qui la rachète en 2003. Depuis, les Converse "addicts" de la première heure doivent partager la All Star avec des millions d'individus dans le monde. En fait, d'après le directeur commercial de Converse France, le nombre de paires vendues dans le monde est proche du milliard. Un milliard... et moi... je n'en ai toujours pas. Comme je passe mon temps à regarder comment les gens sont chaussés, j'ai constaté qu'elle est portée aussi bien par les hommes que par les femmes, qu'elle touche toutes les générations et qu'on en voit effectivement partout. Alors pourquoi je résiste? Peut-être parce que l'une de mes soeurs la porte si bien, qu'elle est pour moi définitivement associée à son style. Néanmoins, il me faudra bien trouver une paire de tennis pour cet été (j'ai pratiqué le tennis dans ma jeunesse, pas le basket). Alors Spring Court, Superga ou Veja? Si vous avez d'autres idées, je suis preneuse.

Et vous, addict ou non de la Chuck Taylor All Star?

Everybody knows that Converse is hundred years old. Articles, special ads and marketing events like the 1HUND(RED) collection which features the workk of hundred artists who are gonna customize the Chuck Taylor All Star, a percentage of the sales will go to the Global Fund against AIDS (it's amazing how most of the brands nowadays are suddendly ready to invest in humanitarian organizations). Anyway the brand is now lucrative after rough times and shadow of bankruptcies. Created in 1908, the Canvas All Star became famous in the Twenties when the brand decided to support Chuck Taylor, star of the US Basketball, and was renamed in the Fifties after him. Despite the success, Converse had to compete with others brands and new high tech sneakers and was saved by Nike in 2003. Since then the first Converse "addicts" have to share the All Star with millions of people in the world. In fact, according to the commercial director of Converse France, the amount of pairs sold in the world is close to a billion. A billion but me... I still don't have one. I spend my time in the streets looking how people are shod and I notice that this sneaker is worn equally between men and women, but also by different generations and that it's everywhere. So why do I resist? Maybe because one of my sisters owns several pairs and wears them with such a style that it's definitely hers. But I do need a pair of sneakers for this Summertime, so why not Spring Court, Superga or Veja? If you got any other ideas, let me know.

And what about you and the Chuck Taylor All Star?

Subway Interlude


© 2008 Miss Glitzy

25 juin 2008

Histoire de soldes

S'il y a bien une chose que je suis incapable de faire, c'est bien la queue pour acheter des Camper en soldes.
Queueing for some Campers on sale is something I would never do.



© 2008 Miss Glitzy
Pas facile de trouver de jolies chaussures à photographier, j'ai eu beau regarder de toutes parts dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, la plupart des femmes portent d'horribles sandales, tongs, spartiates..., et le pire c'est qu'avec les soldes, elles risquent d'en acheter encore plus. Bonne nouvelle cependant, les modèles de la collection Talent Hub de Furla sont à 50%, de quoi essayer quelques modèles et plus si affinités. Pour vous rafraîchir la mémoire sur cette collection, c'est ici que ça se passe. 

It's not easy to find pretty shoes to shoot. I looked at women feet everywhere in Saint-Germain-des-Prés, but most of them wear ugly sandals, thongs or gladiators..., and the worst is that with the sales going on they might buy more of them. But good news, there is a 50% reduction on the Furla Talent Hub collection and I won't miss this opportunity to try some models on and even buy one. All about this collection here.

Show me your tattoo


© 2008 Miss Glitzy

24 juin 2008

Tamano, Paris

Ma première rencontre avec Tamano Nagashima remonte à octobre 2002. Suite aux premières interviews filmées que j'avais fait de Maurice Arnoult dans son atelier, je m'étais mis en tête de réaliser un documentaire sur ce bottier qui enseignait son métier à des femmes, et donc de rencontrer ses élèves. Le film est resté à l'état de projet jusqu'à aujourd'hui, où après avoir montré mes bobines à un ami réalisateur et l'avoir invité à filmer le vernissage de l'exposition et les autres manifestations autour de Maurice, on s'est dit qu'on tenait là le début d'un documentaire sur cet artisanat dont il est le plus ancien représentant. A suivre... Mais revenons à Tamano que j'ai donc revu en janvier 2007 dans sa boutique - atelier du passage Molière, lors de la première exposition organisée par l'Atelier de Maurice Arnoult . Elle s'y était installée depuis peu et cette expo était à la fois une inauguration de sa boutique et l'occasion de rendre un premier hommage à Maurice auprès duquel elle s'était formée. Depuis, à partir de modèles qu'elle crée, elle fabrique sur commande des souliers. L'été, elle travaille à partir de motifs et liens en passementerie sur talons fins et féminins, mais aussi des sandales à semelle en bois, et l'hiver le cuir, différents tissus ou du poulain, dans des formes qui rappellent ses origines japonaises. Mais trêve de blabla, les photographies sont plus parlantes que tous mes discours.

My first meeting with Tamano Nagashima brings me back in October 2002. Following several interviews of Maurice Arnoult that I made with my DV cam in his workshop I thought of making a documentary about this handmade shoemaker who was teaching his craft to women. And quite as usual it remained a project since now. I showed the DV tapes to a friend of mine who is a filmmaker and invited him to shoot the opening of the exhibition and others events around Maurice Arnoult and we think that we have the beginning of a documentary about this artisanal craft. Wish we finally make it through. But let's go back to Tamano whom I saw again in January 2007 in her workshop - boutique where was organised the first exhibition by the "Atelier Maurice Arnoult". She settled there few months ago and this exhibition was her boutique's opening and the opportunity for her to thanks Maurice with whom she learnt to fabric handmade shoes. Since then, she has created several models that you can command in the fabrics and colors of your choice. For the Summer she works with braid patterns and straps with delicate heels, but also wooden soles sandals and in Winter she uses leathers, different fabrics and pony and in a certain way the shapes of her models remind her Japanese origin. But enough talking, just take a look at the photos.


Le sac "Monsieur Anbo" est fait main par une de ses amies japonaises. D'autres modèles sont en vente dans la boutique.
The bag "Monsieur Anbo" are handmade by a Japanese friend of her. Different models are on sale in her boutique.






Une paire de ces sandales devraient bientôt être à mes pieds. 
A pair of these sandals might be soon on my feet.


J'ai littéralement craqué pour ce Derby en poulain. Les peaux sont teintes et imprimées sur commande en Espagne. J'en veux une paire pour cet hiver!
I fell in love with this Derby. The pony leather is dyed and printed in Spain and I want a pair for the next Winter!

Des modèles pour les enfants. 
Kid's shoes.

© 2008 Miss Glitzy

Tamano Paris
157 rue Saint Martin - 18 Passage Molière 75003 Paris
+33 (0)1 42 78 09 53

Soldes en nocturne

Et pour vous rafraîchir la mémoire, j'ai parlé de Cindy Glass , d'Estelle Yomeda, ici, et enfin même si elle n'apparaît pas sur ce flyer, Pring est aussi rue Charlot. De quoi perdre la tête, non?

Sales in the Marais until 23pm Thursday 26. I've already talked about Cindy Glass, Estelle Yomeda and Pring who in not mentioned on the flyer but is in the same area. Check the links.

23 juin 2008

Happy Birthday

© 2008 Miss Glitzy
Aujourd'hui Maurice Arnoult a cent ans. Nous lui avons fêté hier au cours d'un joyeux goûter avec ses amis et élèves, un bel anniversaire pour un centenaire toujours alerte, dont la vie quand il la raconte devient un roman. Difficile d'imaginer ce que cela peut faire d'atteindre cet âge, et je ne peux que lui en souhaiter bien d'autres. 

Today Maurice Arnoult is hundred years old but we celebrated his birthday yesterday, a happy time with friends and students. It's pretty hard to imagine what you can feel when you get this age but when he talks about his life it's quite like a novel. So I wish him more happy birthdays.

20 juin 2008

Les Souliers

J'ai découvert grâce à La chaussure et les femmes un nouveau site de vente en ligne de souliers lancé par une jeune femme au goût certain si l'on observe de près sa sélection. Je l'ai déjà dit et répété, je n'arrive pas à acheter des souliers online, j'ai besoin du plaisir de les essayer en boutique, mais ce n'est pas une raison pour priver les adeptes de ce type d'achat d'une bonne adresse. Ça s'appelle Les Souliers, tout simplement.

Thanks to La chaussure et les femmes I discovered a new online shoe shop launched who got some kind of tastefulness. I've already told that I can't buy shoes online because of the pleasure I got trying them in a boutique but it's not a reason to avoid mentioning such a great selection. She simply named it Les Souliers (The Shoes).

19 juin 2008

Fais Moi Mal, Johnny


Cette sandale "martinet" d'Isabelle Chiariotti m'amuse beaucoup. Ne voyez pas dans le fait que l'on m'aperçoive en réflexion un quelconque autoportrait (je m'en suis rendue compte après coup), de même je n'adhère pas forcement à la citation d'Alfred de Musset dont je ne soupçonnais pas le fétichisme/masochisme (cliquez sur la photo pour lire le texte). Alors quid d'Isabelle et de son label "Haute Pointure". Je l'ai connu il y a quelques années alors qu'elle apprenait auprès de Maurice Arnoult le savoir faire artisanal de la chaussure sur mesure. Et je l'ai tout naturellement retrouvée il y a deux ans au sein de l'association l'Atelier de Maurice Arnoult. Aujourd'hui elle loue un atelier à Belleville dans lequel elle peut créer et fabriquer toutes sortes de souliers et accessoires (et pas seulement fétichistes). Ce qui lui plaît, composer des modèles au gré des fantaisies de ses clients, que ce soit pour des spectacles, des occasions particulières, des défilés ou des désirs personnels. Pouvoir discuter du style, des matières, talons et formes de souliers, bottes ou cuissardes et les voir réaliser à vos mesures, n'est-ce pas finalement ce dont on rêve tous secrètement?

Une botte, toujours assez fétiche.

© 2008 Miss Glitzy
Là c'est la bottine blanche avec ses motifs rouges en hommage aux artisans arméniens de Belleville. Pour ce qui est des autres bottines, elles sont l'oeuvre de Tamano, une autre élève de Maurice dont je vous parlerai très bientôt. Ces modèles sont encore visibles jusqu'au 21 juin aux Ateliers de Paris.

This "whip" sandal imagined and created by Isabelle Chiariotti amused me a lot but please don't see in my reflexion some kind of self-portrait as I'm not like Alfred de Musset who wrote that he found some extreme pleasure in wearing boots painfully tight (I didn't know that he was some kind of fetichistic masochist). So what about Isabelle? I met her few years ago while she was learning with Maurice Arnoult the craft of handmade shoes and used to see her often now that we are both members of the AMA association. She rent a workshop in Belleville (Paris 19eme) where she can produce all kind of shoes and accessories (not only fetishistic ones). She likes to create models inspired by her customers desires, for all occasions and events (theatrical or fashion shows, marriages...), or personal needs. Being able to talk about styles, materials, heels and shapes of shoes, boots or thigh boots, and finally have them made for your own feet, isn't it what we all secretly dream about?
Pictures above, you can admire a boot, quite fetishistic too, and the white one with red patterns, an homage to the Armenians crafstmen who settled down in Paris. As for the other boots they are made by Tamano, another student of Maurice Arnoult. I will write a post about her pretty soon.

18 juin 2008

Tentations

Après les ventes privées et avant les soldes, le rendez-vous des créateurs des Abbesses commence demain. Etant du quartier, je suis une habituée des boutiques Heaven et Patricia Louisor, et d'ailleurs j'ai déjà repéré chez Heaven un pantalon et une robe trench que je vais me faire un plaisir d'essayer. 


Edit du 19 juin, 23h09: finalement mon compte en banque s'en sort bien, je n'ai rien acheté. Comme quoi, quand on s'attend à trouver ce que l'on cherche, on repart bredouille. En fait mes meilleurs achats ont toujours été inattendus. Et c'est bien mieux ainsi.