25 févr. 2013

SHOES DU JOUR : SUSAN BOOTS BY CHLOE


Depuis leur apparition en 2008, je ne peux m'empêcher de photographier ces bottines Susan de Chloé quand je les vois portées. Je me souviens encore du billet de Garance Doré, la première fois qu'elle les a vues à Milan. Et de ce style un peu "too much" qui finalement fait mouche et que l'on reconnaît sans hésitation.

Je ne suis pas une adepte des motifs cloutés, ni des boucles, et pourtant force est de reconnaître qu'elles synthétisent un style et une allure largement copiés mais jamais égalés et qu'elles suscitent toujours autant le désir. Un désir savamment entretenu par Chloé qui en a fait une rareté (confère les listes d'attente au moment de leur réédition fin 2011). The Beauty and The Geek en a parlé et Absolutely Glamourous a réussi à les trouver.

Sans parler de leur prix, qu'en pensez-vous ?

21 févr. 2013

CLARKS X ELEY KISHIMOTO


C'est pendant la fashion week de Londres, que Clarks a dévoilé cette collection capsule PE 2013 réalisée en collaboration avec le duo anglo-japonais Eley Kishimoto, célèbre pour ses imprimés et ses nombreuses collaborations, tant dans l'univers de la mode et du luxe que du design.

Voici donc la célèbre "desert boots" de Clark revue et dynamisée par ces imprimés qui me font un peu penser à certaines oeuvres de l'artiste néerlandais M.C. Escher. La collection comprend aussi un compensé et un escarpin aux mêmes motifs, déclinés dans les mêmes coloris. De quoi donner un joyeux coup de boost à nos tenues printanières !



Cette édition limitée sera disponible à partir du 1er mars.

15 févr. 2013

LA DORURE A L'OR FIN DE LUCIE MONIN


Je n'ai jamais fait mystère de mon amour pour Dr. Martens. Sachant que Lucie Monin avait travaillé sur différents produits d'exposants du Who's Next, dont une "Doc", je me suis empressée d'aller sur le Leather Lab du salon pour voir son travail de plus près. Et j'ai adoré le résultat.

Mais qui est donc Lucie Monin, me direz-vous. Avant de proposer aux amateurs d'objets rafinés et précieux, un service de personnalisation d'accessoires, de vêtements et d'objets gravés à l'or fin 22 carats, Lucie a étudié au Centre des Arts du Livre la restauration de livres anciens avec la volonté de sauver les vieux codex. En acquérant ce savoir-faire ancestral de dorure sur reliures datant du XVème siècle, l'idée d'explorer d'autres domaines d'application commence à germer. Des études en architecture d'intérieur et design à l'Ecole Bleue ouvre le champ des possibles, lui permettant de réfléchir à l'adaptation de ces techniques et savoir-faire anciens à des objets de design ou accessoires de mode. Ces créations graphiques naissent sur différents supports, dont le cuir, dans le cadre de commandes particulières ou de séries limitées.


Cette bottine de Pierre Corthay, réhaussée d'arabesques d'or 24 carats, est une commande de Stéphane Barret, fondateur du Concept store Blake and Goodyear. Ce travail inspiré des enluminures consiste à juxtaposer des filets d'or gravés à chaud comme cela se pratiquait dans les monastères et les abbayes. 


Ces personnalisations, qu'elle pratique souvent en direct lors d'atelier de customisation, peuvent être aussi plus graphiques et modernes, comme pour cet escarpin de Carel ou les Penny Loafer de Tommy Hilfiger ci-dessous. 




En dehors des commandes particulières, Lucie Monin propose actuellement un service de personnalisation des semelles Red Carpet Paris, dont j'aurais certainement l'occasion de reparler.

Si vous même souhaitez apporter une touche de rafinement intemporel à vos objets ou accessoires du quotidien, vous pouvez contacter Lucie Monin via son site. Cet art et savoir-faire qu'elle maîtrise avec brio est aussi unique. 

4 févr. 2013

CHAUSSANTS TRADITIONNELS


Je me suis toujours intéressée à l'histoire des formes et des styles. Certaines formes telles que le Salomé ou le Derby ont été créées au début du XX ème siècle ou dans les années 20 et sont toujours d'actualité dans les collections contemporaines. En parallèle, il existe des chaussants traditionnels qui eux aussi perdurent ou inspirent, à l'image de ces chaussons en mouton des montagnards polonais des Carpates que j'ai reçus en cadeau à Noël. Chauds, confortables, ils ont très vite remplacé mes UGG, qui ne l'oublions pas, sont d'abord des boots de surfeur !

 Crédit photo : Pascal Provost

Le Japon, bien évidemment, est riche de chaussants traditionnels. Geta, Zori, les sandales Waraji qui ne sont plus portées de nos jours que par les moines, et ces Fukagutsu ou bottes de neige, en paille de riz tressée, nées à l'ère Meiji (1868/1912) et encore fabriquées de nos jours comme en témoigne cette photo d'un ami prise dans la région du Fuji Yama.


Au Festival de Hyères 2011, j'avais été particulièrement intriguée par ces chaussures qui finalisaient la collection du styliste danois Mads Dinesen. Elles aussi sont directement inspirées d'un chaussant traditionnel danois et sont fabriquées avec du jonc de mer tressé, la plus rustique mais aussi la plus résistante des fibres végétales. Poussant les pieds dans l'eau, cette plante aquatique est insensible à l'humidité.

Sans renier les innovations techiques et technologiques, je reconnais que la permanence de certains matériaux et formes me rassurent.