27 mai 2014

CHRONIQUES PARISIENNES VAGABONDES #1

Choses vues la semaine dernière pendant mes escapades dans Paris. Si vous suivez le compte Instagram de missglitzy75, vous en avez déjà vu certaines. Mais pas toutes. 

Semaine des DDays, Festival de Design Paris Pantin, difficile de rester enfermée devant un écran d'ordinateur. Mais impossible de tout visiter et ce n'était pas le propos.


Et comme j'avais envie de Super-Héros, première étape à la fondation Mona Bismarck / American Center pour l'exposition consacré à l'artiste américain Alex Ross

Belle expo et instructive. J'ai pu tester mes lacunes en matière de super-héros, genèse, histoire, rivalité entre DC Comics et Marvel. J'en ai finalement peu lus et ma culture viendrait plutôt des adaptations cinématographiques. Exposés pour la première fois en France, les peintures, dessins et photographies proviennent de la collection personnelle de l'artiste. On y voit, à travers ses dessins d'enfant, la naissance d'une fascination pour ces personnages cultes des comics américains. Et l'interprétation très réaliste qu'il en fait par la suite. Les gouaches sur papier sont magnifiques, les huiles aussi. Je comprends mieux pourquoi maintenant il est désigné comme "le Norman Rockwell de la BD".

Vous avez jusqu'au 15 juin pour découvrir cette expo. Et n'oubliez pas d'y emmener vos enfants.

A gauche, Bibliothèque Units 2010 de Aïssa Logerot, Bureau zinc et laque Art Déco de Michel Dufet

Le Musée d'Art Moderne étant à deux pas, je suis allée voir Conversation, un parcours qui proposait un face à face stimulant entre le mobilier et pièces Art Déco du musée et les créations de designers lauréats des Grands Prix de la Création de la ville de Paris. Art Déco et pièces contemporaines réunis dans une belle harmonie, la pureté des formes et des fonctions parfois surprenantes...


Au fond, Paravent Julio, 2014 de Luce Couillet, prototype en bois et métal. Au mur, la Panthère noire de Paul Jouve (1910) et un ensemble de mobilier de bureau de Michel Dufet (vers 1930).


Ce Topique-vent, 2012, d'Isabelle Daëron est un prototype qui permet de recueillir dans son filet les feuilles qui volent au vent. Cette jeune designer interroge le milieu habitable et les éléments naturels pour concevoir des objets urbains utilisant les flux naturels (eau, air, lumière). Son projet Topique regroupe aujourd'hui une dizaine d'autres dispositifs. Son Topique-vent est ici associé à une paire de grands vases de Jean Dunand (1930) et un paravent aux ours de Louis Midavaine (1932).


Miroir-tablette Mirettes, 2011, de Guillaume Delvigne, en bois naturel ou laqué, édité par OXYO.


Pouf Windmills, 2014, de Constance Guisset, en tissu et bois laqué, édité par La Cividina. Et qui se mariait admirablement bien avec les peintures de Robert Delaunay.

Une pause café sur la terrasse s'imposa ensuite. Pause où j'ai pris le temps d'admirer ces sculptures qui ornent les portes du Musée d'Art et Moderne et du Palais de Tokyo.





Enfin vendredi matin, le petit-déjeuner presse du salon Ma Planète Mieux m'a permis de le visiter tranquille avant son ouverture au public. Ceux qui me suivent, savent que les questions de développement durable, de production et consommation responsables me tiennent à coeur. Ce salon créé par Claudine Martinez proposait une sélection très intéressantes d'entreprises oeuvrant dans ce sens. Ce qui suit n'est qu'un petit aperçu et j'y reviendrai plus en détail dans de prochains billets.


J'ai trouvé mes prochains outils pour le potager, ainsi que plein d'autres objets utiles au quotidien chez Landmade.fr. J'adore quand le design est en parfaite adéquation avec la fonction !


Les sacs, cabas, tote-bags en coton imprimé ou toile de jute sérigraphie de Jovens sont "most wanted". On en reparlera.


Idem pour la collection de chaussures responsables et le concept de Equal for all qui privilégie une démarche sociétale et de proximité.


Ou encore la très belle collection de L'Herbe Rouge qui nous prouve que oui, une autre mode est possible.


Enfin et pour terminer sur une note gustative, après la découverte des chocolats Marou qui ont enchanté mes papilles, ceux de Rrraw ont eu le même effet. La particularité de ces chocolats hors du commun, vous l'aurez compris si vous êtes un peu anglophones, c'est que les fèves de cacao crues sont broyées à froid, sans subir torréfaction et conchage. On est au plus prêt du goût du cacao sauvage et cru et c'est délicieux !

Ce sera tout pour cette chronique. A bientôt !

21 mai 2014

ADIEU AU LANGAGE DE JEAN-LUC GODARD


Aujourd’hui, place au cinéma. A 16h, une de mes meilleures amies montera les marches du Festival de Cannes pour défendre « Adieu au langage », le dernier film de Jean-Luc Godard. Lui sera absent. Pas par forfanterie ou orgueil. « J’y suis déjà allé » dit-il très simplement et avec le sourire dans cette interview à la RTS.

Des prix, il en a eu. Même un oscar, donné à son conseiller fiscal. Qu’il n’ait pas envie d’autres prix pour récompenser sa carrière, cela se comprend. Héloise, même si elle aurait aimé monter les marches en sa compagnie, ne s’en étonne pas. Car ce cinéaste, si l’on a un tant soit peu suivi son évolution créatrice, est cohérent avec lui-même.

Héloïse Godet dans Adieu au Langage

Pour moi, qui ai suivi un cursus universitaire « cinéma » à Censier Daubenton, Godard c’est « A bout de Souffle », « Une femme est une femme », « Vivre sa vie », « Bande à part », « Le Mépris »… La période militante, elle m’est un peu passée au dessus de la tête. Et puis j’ai le souvenir de « Passion » en 1982. Je ne suis pas certaine d’avoir compris grand chose à ce film, mais je suis sortie de la séance en larmes. Ce film m’a fait pleurer - tout comme l’exposition consacrée à Gustave Doré au Musée d’Orsay. Je n’ai pas de mots à mettre sur ces émotions. Pourquoi ces oeuvres et images suscitent les larmes. Pourquoi, sans prévenir, l’esprit et le corps s’inclinent devant la beauté.

Passion de Jean Luc Godard

Je n’ai pas encore vu « Adieu au langage », mais j’en aime le titre. J’aime aussi l’idée que Jean-Luc Godard traduise SMS par «Save My Soul »… Je ne sais quel est son regard et entendement sur le monde, dit digital, dans lequel on vit. Un monde, qui si l’on y prend garde, nous fait partager des informations souvent fausses ou non-vérifiées. Des informations qui peuvent faire plus de mal que de bien. Qui se propagent tel un feu de paille, immédiatement remplacées par d’autres infos, puis d’autres, ad nauseam… 

Il est fort possible que sans la présence d’Héloïse dans « Adieu au Langage », je serais passée à côté de ce film. Il est possible aussi que je n’y comprenne pas grand chose, mais qu’il me bouleverse ou au moins suscite des questionnements. Réponse le 28 mai avec la sortie du film.


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20 mai 2014

HAUTS TALONS ET CROISETTE : ERNEST S'INSTALLE A CANNES

En cette période de festival de Cannes, déroulons le tapis rouge pour la Maison Ernest, spécialiste depuis 1904 du talon haut, adresse emblématique du quartier de Pigalle et du Moulin Rouge, qui vient d'inaugurer au Gray d'Albion, une boutique éphémère pour la période estivale.

La Maison Ernest, c'est d'abord l'histoire de connaisseurs, de celles et ceux (pointures allant jusqu'au 46) qui affectionnent et chérissent les talons hauts, voire très hauts (jusqu'à 14cm sans patin), les bouts pointus provocants, les cambrures vertigineuses. L'accessoire ici devient objet de désir, de fantasme, de pouvoir et célèbre une féminité affirmée et libre.

Isabelle Bordji et les Ernest Boys and Girls © Stéphanie Mossman
Isabelle Bordji, alors directrice artistique de la Maison Cervin - grand nom du bas couture depuis 1920 - rachète Ernest en 2012. Du bas couture au haut talon, le chemin était tout tracé. J'y reviendrai plus longuement avec la prochaine collection A/H 14-15, qui fait toujours la part belle au style et lignes emblématiques de la maison, tout en introduisant des modèles plus évidents à porter au quotidien. 




L'escarpin noir, allié du galbe et des jambes interminables. Et si sa vision évoque en vous le souvenir des photographies d'Helmut Newton, ce n'est pas un hasard... 


BOUTIQUE ERNEST CANNES
Du 2 mai au 31 août
Gray d'Albion, 17 La Croisette
20 rue des Serbes
06400 Cannes

16 mai 2014

VENTE PRIVEE BOA ET BOA KIDS - 17 ET 18 MAI


Une fois n'est pas coutume, je me montre. Enfin j'exhibe plutôt fièrement mon nouveau cabas BOA. Pourquoi ? Parce que BOA et moi c'est l'histoire d'une amitié avec la créatrice de cette collection de sacs. Nos âges respectifs m'empêchent de dire depuis combien de temps... de ces amitiés de vingt ans...

Je suis donc l'aventure BOA depuis longtemps et j'admire sa ténacité à continuer à imaginer et concevoir de beaux sacs et pochettes, pratiques, multi-fonctions, tout en travaillant à côté. Cette collection que vous pourrez découvrir lors de la vente privée de ce week-end a été réalisée à Bali. Les visuels en témoignent.





J'ai toujours eu un faible pour les doublures des sacs et pochettes.

BOA c'est aussi Boa kids et une collection de vêtements pour enfants conçus et réalisés en Italie par l'autre partie du duo BOA et Boa Kids.

Je ne vais évidement pas manquer l'évènement et espère vous y retrouver !

Facebook Event

VENTE PRIVEE BOA ET BOA KIDS - 16 et 17 MAI
Aquarama Club
22 rue Jules Vallès 75011 Paris
Métro Charonne

De 13h à 20h

15 mai 2014

KLIN D'OEIL AU CARREAU DU TEMPLE - 16 ET 17 MAI



Je ne connais pas encore le salon Klin d'Oeil mais je vais me faire un plaisir d'aller le visiter samedi. D'abord pour voir des amis qui y exposent (ci-dessous) et pour découvrir de nouveaux créateurs dans ce lieu si agréable qu'est le Carreau du Temple. Avec plus de 50 créateurs, sans compter les animations, ateliers et autres douceurs à déguster, il y a de quoi faire. 


Objets et accessoires d'artisans marocains en provenance de Marrakech et sa région, la première des 100 Escales à découvrir.


L'indispensable Miki breton revisité par Béton Ciré. Le mien est rouge.


Les jolis souliers de Ellips dont je suis curieuse de découvrir la nouvelle ligne Bichette.


KLIN D'OEIL - 16 et 17 Mai
Carreau du Temple
4 rue Eugène Spuller
75003 Paris

Vendredi 16 : 11h / 21h30
Samedi 17 : 11h / 20h30

Entrée 5€.
Gratuit pour les enfants de - de 12 ans.


VENTE PRIVEE KEN OKADA : CODE GLITZY3J


Au cas où vous auriez déjà oublié la teneur de mon billet sur les chemises de Ken Okada, je vous rappelle qu'à partir d'aujourd'hui et jusqu'à samedi, vous pouvez bénéficier de 20% de réduction sur le e-shop et dans la boutique avec le code glitzy3j. C'est le moment de choisir avec soin la chemise qui vous accompagnera dans les prochaines saisons.

In case you have already forgotten the content of my post on shirts Ken Okada, I remind you that from today until Saturday, you can enjoy 20% discount on the e-shop and in the boutique with glitzy3j code. This is the time to carefully choose the shirt that will accompany you in the coming seasons.

Boutique Ken Okada
1bis rue de la Chaise
75007 Paris

14 mai 2014

FAÇONNES DANS LES LIVRES : CREATIONS DOT DESIGN

Le Capitaine

Lire un livre en portant ces lunettes et la boucle est bouclée...

Retour sur une belle découverte faite au salon 1.618 Sustainable Luxury, celle des meubles et objets façonnés dans des livres de DOT DESIGN. Au premier abord, ce sont la pureté des lignes et cette étrange matière qui m'ont attirés vers le stand. Renseignements pris auprès d'une des designers, à savoir que la matière première de ces objets était le livre, et j'ai trouvé l'idée à la fois lumineuse et poétique.

Probablement parce que j'ai toujours vécu entourée de livres, que depuis que je sais lire, ils font partie de ma vie quotidienne et que je me suis débarrassée de certains, lors de mes déménagements, en sachant pertinemment qu'ils finiraient détruits. Je ne pouvais donc qu'être sensible à cette envie de Chloé Carpentier et Elise Morin d'envisager le livre mis au rebut comme matière première, tout en exploitant ses dimensions narratives, graphiques et poétiques.

L'Ensorceleuse

VOLUME I, toute première ligne de DOT, se compose donc d'une paire de lunette Le Capitaine extraite d'un ouvrage de construction navale, d'un bureau sculpté à partir de romans classiques, d'un tabouret, d'une lampe et d'un pot à crayons, à la fois points finaux des livres qui les constituent et point de départ d'une collection de meubles et d'objets en devenir, habités d'histoires et de personnages divers.

Au toucher, ce nouveau matériau est d'une douceur comparable à l'ivoire ou l'albâtre. Résistant, il est obtenu à partir d'un processus d'accumulation d'ouvrages imprimés qui permet de travailler cette matière comme du bois, offrant une large palette de volume et de textures graphiques en fonction du choix des livres. Chloé Carpentier a d'ailleurs évoqué l'idée de travailler avec des bandes dessinées, ce qui serait à n'en pas douter extrêmement intéressant.

DOT s'appuie sur la qualité et le savoir-faire des différents acteurs qui ont soutenu et participé au projet - Sicomin, Epoxy Systems, la communauté Emmaüs pour la collecte des livres, et Daniel Delabre, meilleur ouvrier de France lunetier.

Le Baron

L'Arlequin

Le Dandy
En plus de cette première collection, DOT propose de dessiner et fabriquer des meubles et objets "sur-mesure" en fonction d'ouvrages qui résonnent avec une histoire singulière. Ou comment transformer un livre que l'on chérit en un objet en harmonie avec son histoire et la nôtre. Je vais y réfléchir.


Contact :
contactdotdesign@gmail.com

12 mai 2014

LES BELLES CHEMISES DE KEN OKADA


Longtemps je suis passée, sans jamais entrer, devant la boutique de Ken Okada au 1bis rue de la Chaise, dans le quartier de Saint-Germain des Prés. Toujours attirée par les chemises en vitrine, par la rigueur et l'inventivité de leurs coupes, par les matières que l'on devinait à la fois douces et de belle tenue. Et puis un soir de décembre 2013, invitée à un évènement, j'ai donc franchi le seuil de cette boutique / cocon, rencontré la créatrice et découvert son univers nourrit de différentes disciplines artistiques. 


Diplômée du Bunka Fashion College de Tokyo, Ken Okada s'installe à Paris et crée sa marque éponyme en 2001. La première boutique ouvre ses portes en 2005. En 2009, l'exposition "L'histoire de la Chemise Ken Okada" aux Galeries Lafayette, impose, comme une évidence, la marque comme étant la référence de la chemise chic, élégante et moderne. Depuis, elle est le produit phare des collections de Ken Okada, qui la retravaille et réinvente chaque saison.

Je ne sais pas quel est votre rapport à la chemise, mais moi j'ai toujours adoré ce vêtement. De la chemise masculine que j'ai même porté avec cravate (tentative de style à l'adolescence), à toutes sortes de formes différentes : cintrées, larges et ceinturées, bien épaulées qui peut presque faire office de veste, au col extravagant, unies, à rayures, à pois... Bref, vous l'aurez compris, la chemise fait partie des basiques de ma penderie - avec un faible pour la chemise blanche - car elle offre plein de possibilités de styles, se marie aussi bien avec les pantalons, que les jeans, les jupes, les shorts voire certaines robes. Et comme j'aime que mes vêtements durent dans le temps, je ne lésine pas sur la qualité des coupes et des matières, car on est jamais déçu lorsqu'on investit dans un beau vêtement.

Petit panorama des modèles qui me plaisent dans la collection P/E 14 de Ken Okada.


Karine, chemise de coton satin blanc au design épuré et lignes asymétriques qui rappellent le traditionnel kimono japonais. J'adore le col officier et les poignets mousquetaires.

© The Favorite



Vu en boutique, cette chemise Lumi, en soie marine si délicate et transparente, me plait aussi beaucoup. La double boutonnière, signe distinctif des créations de Ken Okada, permet de la porter des deux côtés. On retrouve ce procédé ingénieux sur d'autres modèles. Là aussi, j'adore l'idée.



Le modèle Moto peut lui aussi se porter de deux manières différentes grâce au boutonnage. Quant à sa forme évasée, elle s'adapte à toutes les morphologies.


Autre coup de coeur, cette chemise Aguetti avec sa superposition de coton voile blanc et de tulle pétrole, tout en finesse, délicatesse et féminité. La boutonnière de biais comporte un bouton supplémentaire pour pouvoir la cintrer. Malin.


Je ne pouvais pas terminer sans vous montrer Antoinette, icône de la marque, qui peut donc elle aussi se porter des deux côtés grâce à sa double boutonnière et cintrée avec son bouton supplémentaire.

Evidemment, ce n'est qu'une petite sélection et y a bien d'autres modèles et couleurs à découvrir sur le site de la boutique. Mais j'espère vous avoir convaincu, si vous recherchez une chemise pour ce printemps/été, d'aller d'abord voir ce que propose Ken Okada. D'autant que vous l'avez compris, la subtilité de ses coupes vous permet d'avoir deux chemises pour le prix d'une ! 

Et n'hésitez pas car je vous invite, lors de sa prochaine vente privée les 15, 16 et 17 mai, à profiter de 20% de réduction sur l'e-shop et en boutique avec le code "glitzy3j".

Bon lundi et bonne sélection pré-vente privée !

Boutique Ken Okada
1Bis rue de la Chaise
75007 Paris

Lundi au vendredi 9h-19h
Samedi 14h-19h

7 mai 2014

SEMAINE CULTURELLE : EXPOS, MUSEES AND CO

Je vous néglige, je m'en excuse. D'autant que les sujets ne manquent pas, sinon le temps. Mais bon, voilà, l'homme était en vacances la semaine du 1er mai et nous en avons profité pour la passer à Paris. Et hormis deux rendez-vous, j'ai profité de ce pont pour faire ce que je ne fais quasiment jamais quand je suis à Paris : visiter des musées et des expositions. Alors une fois n'est pas coutume, il ne sera pas question dans ce billet de mode ou de souliers mais d'oeuvres d'art !


Première étape, le Musée d'Orsay où il est interdit de prendre des photos mais que j'ai été heureuse de revisiter. Il y a des tableaux et sculptures dont je ne me lasserai jamais et surtout, nous avons terminé la visite par la très belle exposition consacrée à Gustave Doré. La richesse de son oeuvre (peinture, sculpture, dessins, gravures) et son imaginaire m'ont subjugués. 


L'exposition se terminant le 11 mai, je vous conseille vivement de réserver une plage de votre temps pour aller la visiter. A défaut, le Musée d'Orsay et la BNF ont conçu un excellent site sur l'exposition et cet artiste majeur. Son influence sur des artistes, dessinateurs, cinéastes contemporains est impressionnante. 


Deuxième étape, Les Mondes de Gotlib au Musée de l'Art et de l'Histoire du Juda ïsme. Je dois à des oncles abonnés à Pilote et à leur collection d'albums de Rubricabrac et autres Cinemastock, la découverte à l'adolescence de Gotlib, de son humour ravageur, de son trait. L'exposition, peut-être un brin didactique dans sa scénographie, réunit près de 200 planches originales qui sont un régal à relire et dévoile une histoire familiale douloureuse - déportation et mort de son père à Auschwitz - que je ne soupçonnais pas. 


Etant "Amis du Louvre", nous y avons passé tout notre samedi en commençant par l'exposition consacrée au Louvre d'Abu Dhabi. Quelques merveilles et une grande incompréhension devant les oeuvres de Cy Twombly... j'avoue, l'art contemporain me laisse parfois très très dubitative. Mais du coup, on en a profité pour visiter les salles consacrées aux arts de l'Islam.

Etant plongée dans la lecture d'un ouvrage sur l'art par Auguste Rodin (ceci est en rapport avec l'exposition Rodin/Mapplethorpe sur laquelle je reviendrai prochainement), j'ai ensuite dirigé les pas de l'homme vers le département des antiquités grecques. Je ne saurais dire depuis combien de temps je n'avais pas admiré l'art de la statuaire grecque, si fidèle à la nature et si vivante, trop longtemps sûrement.


Je ne sais combien de fois par jour la Venus de Milo est photographiée. Et je me demande surtout qui la regarde vraiment... 

Hermès Trismégiste

Aphrodite

Le pied de Diane

Aphrodite

Apollon

La dernière étape de notre périple culturel aura été pour le Musée de Cluny. En plus de vingt ans de vie parisienne, je n'avais jamais mis les pieds dans ce musée dédié au monde médiéval. Fraîchement rénové, cette visite et plongée dans l'art du Moyen Age vaut la peine. Le lieu est magnifique et j'ai enfin pu voir les cinq tapisseries de La Dame à la Licorne qui valent le déplacement. Faut dire aussi que j'adore les tapisseries.


Les têtes des Rois de Juda qui ornaient la galerie des Rois de Notre-Dame de Paris avant sa rénovation par Viollet-Le-Duc.


L'art des maîtres verrier. Un plaisir que de pouvoir admirer ces vitraux d'aussi près. 

Ce sera tout pour cette semaine culturelle. Le prochain billet sera consacré à un autre art, celui de la chemise par Ken Okada. Eclectique ? Je le revendique !